VIIILa dernière venueQuand la princesse Isidora – aliàs madame Isidore – fil sa tardive entrée dans la vaste salle à manger de madame Bolivar, l’orgie avait atteint ce point culminant d’où elle ne peut que descendre, c’est-à-dire tomber sous la table. C’était une scène digne de tenter le peintre ordinaire ou extraordinaire de Balthasar ou de Sardanapale. Les bougies achevaient de se consumer en pleurant sur leurs bobèches. À leur lueur blafarde se mêlaient les pâles clartés de l’aube ; jour faux et sinistre, fait exprès pour éclairer ces visages livides où l’exaltation de l’ivresse luttait contre le poids du sommeil. Des yeux atones se fermaient ; des yeux fébriles étincelaient ; des regards hébétés se promenaient dans le vide ou s’arrêtaient dans une effrayante fixité. Les vins de Champag

