Chapitre 6 : Mademoiselle Mauriane

2476 Words
-Carmela Depuis un moment Jean est trop joyeux, il passe son temps à siffloter et chantonner dans la maison. Certes ils rentrent souvent tard, mais quand il est là c’est une bonne humeur qui ne dit nom. . Jean : tu sais Carmela si tu veux que je te touche il suffit de demander hein. Moi : tchip ! Je lui ai donné le dos. J’ai senti sa main envelopper ma taille. J’ai fait mine de bouder et lui aussi il a retiré sa main, les boules ! Peu après il a retenté l’expérience et cette fois je l’ai laissé faire. Jean me donnant de nerveux coups : je ne suis plus un rigolo ? Moi en transe : non ! Jean : je ne suis plus un pauvre type ? Un incapable ? Moi : non ooooh ! Non. Après jouissance je me suis endormie blottie dans ses bras. Le lendemain j’étais plus gaie. Moi : tu rentres tôt ce soir ? Jean : pourquoi ? Moi : c’est le 14 février. Jean : et ? Moi : tchip ! Toute la bonne humeur a disparu. J’ai fait un tour à l’université et je suis rentrée m’occuper de ma famille. L’avantage de ma profession. Jean est rentré à 16h se changer et ressortir tout beau. J’ai appelé ma nièce venir garder Loïc et j’ai foncé au PK5. Miss Pascale n’y était pas, j’ai laissé 10.000f à un petit pour qu’il me surveille son retour. Minuit et ni Jean ni sa p**e n’étaient chez eux. Je suis calme, d’habitude je suis gentille, mais lorsqu’il s’agit de cette s****e je perds tous mes moyens. Je suis allée réveiller sa fille pour lui demander si elle trouvait le comportement de sa mère normale. Elle doit savoir ce que sa mère fait, je ne me suis pas gênée pour l’en informer. Ensuite elle a été chargée d’aller me remplir les récipients d’eau en prévision d’éventuelles coupures. Moi : tu laves d’abord les récipients avant de le remplir hein. De toutes les façons d’où elle vient elle devait le faire. C’est à 2h que je l’ai laissée aller se coucher. Toujours aucune trace de Jean-Daniel. 6h je me lève pour apprêter la journée de mes enfants, toujours pareil. J’ai envoyé mon espion bien vérifier et à 8h il m’a confirmé l’absence de l’autre à son domicile. Comme je disais, je ne suis pas méchante. Je suis quelqu’un de plutôt calme, mais dès qu’il s’agit de cette fille je perds mes moyens. Je me retrouve à faire des choses que je n’aurais pas fait en temps normal. J’ai confié mon benjamin à la nounou et je me suis rendue à la gare attendre la voleuse de mari. Je l’ai intercédée avant qu’elle ne puisse accéder au bâtiment, elle venait de recevoir un message qui l’a fait sourire comme une débile. Moi : qu’est-ce qui te fait sourire comme ça ? Elle a sursauté à faire tomber son cellulaire que j’ai récupéré. Malheureusement il était verrouillé. Carmela hystérique : déverrouille-moi le téléphone là ! Je vais te montrer la sauvagerie aujourd’hui. Comme c’est mon mari qui est trop sucré, je vais te montrer. Pascale : Carmela nous sommes sur mon lieu de travail. Moi hurlant plus fort : je m’en fous ! Voleuse de mari, sale tchoin ! Tu as passée toute la nuit avec mon mari n’est pas ? Pascale : Carmela aujourd’hui cette histoire va finir, mais pas ici. Je prends ma pause dans -elle a consulté sa montre- 2h, je te trouve où ? Moi : tu ne… Pascale : si on m’enlève au travail c’est que toi aussi tu es au chômage Carmela. Dans 2h je prends ma pause, je te trouve où ? Moi décidée : le stade FC105 est juste à côté. Pascale : je te retrouve là-bas. Je suis allée faire mon marché le temps qu’elle prenne sa fameuse pause. Je l’ai attendue une dizaine de minutes. Elle est arrivée en teeshirt collant, prête pour la bagarre. Façon je la hais, je pense que je vais la tuer. En plus elle ne vient pas seule, la grosse gueule cadeau. Pascale : je suis là. Moi : tu étais où hier soir ? Mens-moi que tu as dormi chez toi ! Pascale : en quoi ça te concerne ? Moi : tu étais avec Jean-Daniel n’est-ce pas ? Pascale : les 5 ans que j’ai fait dans la maladie, quand ton mari découchait il allait où ? Moi : … Pascale : non mais réponds-moi. Pendant 5 ans qui m’a remplacée à mon poste ? Pourquoi tu ne vas pas chez elle ? Tu me veux quoi à la fin Carmela ? C’est quoi avec moi ? Je suis la seule femme avec qui Jean-Daniel t’a trompée ? Pourquoi cet acharnement ? Jusque sur mon lieu de travail. Moi : donc tu as dormi où ? Pascale en appuyant sur chaque syllabe : ce-n’est-pas-ton-pro-blème. Moi : tu étais avec Jean-Daniel alors. Elle a éclaté de rire comme une possédée. Honnêtement elle venait de me déstabiliser. Jean avait eu d’autres maîtresses pendant qu’elle était malade. Est-ce que c’était une simple coïncidence qu’ils découchent les deux le même jour ? Cette fille va me rendre folle. Pascale : je vaux bien mieux que ça. Tellement mieux ! Elle m’a laissée plantée là, comme une idiote. Ce n’est qu’à ce moment que j’ai réalisé mon ridicule. J’ai démarré et suis allée chez ma grande sœur. Ya Nini : Carmela c’est comment ? Tu vas mourir avec la tension à cause de Jean-Daniel ? Qui va rester à garder tes enfants ? Le mariage est forcé ? Moi en larmes : je me sens trop ridicule ya Nini. Ya Nini : Carmela si tu n’es plus heureuse divorce. Loïc n’a que 5 mois, au lieu d’être à t’occuper de lui, tu es là à courir derrière les gens. C’est quel foyer où y a jamais la paix ? Toujours les maîtresses de gauche à droite. La maladie oh Carmela. J’ai pleuré chez ma grande soeur comme un bébé. Ce qui me fait le plus mal, c’est qu’il est d’abord venue me b****r et moi comme une idiote j’ai écarté. Je ne sais pas ce que j’ai fait à Jean-Daniel pour qu’il me traite ainsi. Ya Nini : soit tu ne peux plus supporter et tu pars, soit tu restes dans ton foyer et arrêtes de l’exposer. Tes enfants sont encore petits, ils ont besoin de toi. Asseyez-vous ton mari et toi et discutez. -Pascale Je suis retournée au boulot finir ma journée. Je ne cessais de rire en repensant à mes dernières 24h. Que d’émotions ! A la sortie je suis allée prendre une pilule du lendemain. Normalement je n’étais pas en mauvaise période mais le goût a peut-être déclenché quelque chose, appuyé un bouton qu’il ne fallait pas toucher. Je suis rentrée aider maman à faire les cartons. On déménage pour Agondjé cette fin du mois, on a déjà trouvé le locataire pour chez maman. Comme convenu, un peu un peu on va améliorer la maison et le loyer va augmenter ensuite. Je lui ai aussi raconté la visite de Carmela. Maman : tu es sûre qu’elle ne va pas maltraiter Anita là-bas ? Moi : Jean est avec eux, elle ne peut pas. Maman : hum Pascale ! Quelqu’un qui te déteste autant. _bonsoir maman ! Je me suis retournée en sursautant car je venais de reconnaître la voix d’Emile. Moi : mais tu fais quoi là ? Je l’ai entraîné dehors. Emile : j’ai appris qu’on t’avait menacée et que tu t’étais battue. Moi : qui t’a dit ça ? Emile : ça n’a pas d’importance. Je suis désolé qu’elle soit venue t’importuner sur ton lieu de travail. Je te promets que ça ne se reproduira plus. Moi : hein ? Tu parles de quoi ? Emile : ma… ma copine n’est pas… Moi l’interrompant : ce n’était pas ta copine. Emile ne revient plus, ne m’appelle plus. Emile me suppliant du regard : … Moi : Emile s’il te plaît va t’en. Il a déposé un bisou sur mon front, un bisou qui a réveillé mon petit minou et s’en est allé. J’aurais voulu que ça marche, j’aurais aimé que ça marche. Mais il ne va jamais la laisser et moi je serai toujours la voleuse. Et comme je l’ai dit, je n’ai pas besoin de ça en ce moment. -Jean-Daniel **la veille** Je sors de la douche en sifflotant. Je m’habille et me parfume et c’est parti pour une belle journée. Carmela : tu rentres tôt ce soir ? Moi : pourquoi ? Carmela : c’est le 14 février. Moi : et ? Carmela : tchip ! Et c’est reparti pour une Carmela qui fait la tête. 14 février, depuis quand elle se décarcasse pour en faire un jour spécial ? J’ai fait un tour au lycée mais je n’ai pas mis du temps. Je devais encore trouver le cadeau de ce soir avec mes petits moyens. Surtout que Mauriane semble tout avoir. J’ai réussi à me dégoter un bon parfum pour femme pas cher. Que ça sente bon ou pas, c’est le geste qui compte. Je suis rentré me préparer pour mon dîner de ce soir. J’ai sorti mon plus beau costume et mes plus belles chaussures. Une fois mes poches rétablies, il faudrait que je songe à renouveler ma garde-robe. Je fais honte. Carmela scrutait chacun de mes mouvements. Je n’avais pas son temps. Le pauvre type que je suis ne mange plus sa nourriture, utilise peu son eau et électricité. Le pauvre type que je suis ne regarde plus les chaînes qu’elle a payées. Je paie l’école de mes enfants avec ce que la banque me laisse et le reste je prends ailleurs. J’ai connu Mauriane au lycée. Elle était mon élève du temps où j’étais professeur, mais ce n’est qu’il y a deux ans qu’on a renoué le contact et on se fréquente depuis décembre. Je lui ai expliqué ma situation et elle se montre très compréhensive sans preuve. Le soir je viens ici manger et passer du temps avec elle, elle me détend. Chez elle il n’y a pas de cris, pas de grossièretés, que la paix. Elle m’a demandé de virer toutes les autres et je n’ai même pas hésité. Un homme doit avoir au moins, je dis bien au moins 2 femmes. Même si tu es vilain, même si tu es pauvre, tu dois au moins avoir deux femmes. C’est pour ça qu’elles sont plus nombreuses. C’est ce que mes pères m’ont toujours dit et ils ont bien raison. Tu le réalises quand tu as une femme comme Carmela. Quand j’avais c’était l’amour fou et aujourd’hui je suis un incapable. Je suis arrivé chez Mauriane à 19h. Elle était à la cuisine je l’ai enlacée en déposant des bisous dans son cou qui sentait bon. Mauriane en riant : tu me chatouilles. C’est tout ce que je demande. Quand j’ai fini de cogiter toute la journée pour rentrer avec le sachet de riz, qu’on m’accueille avec le sourire. Attention ! Je ne dis pas que si Carmela était ainsi je ne l’aurais jamais trompée. Il y a combien d’hommes sur terre ? On enlève les prêtes et compagnie, les prisonniers, les fous, les homos zoophiles et compagnie, etc. il reste combien d’hommes pour combien de femmes ? Dieu n’est pas bête, Il sait comment Il fait Ses choses. Je devais toujours tromper ma femme, mais au moins comme avant, je devais me cacher. Mais là, quand Mauriane m’a déjà séquestré avec sa douceur ou sa chatte moite, qu’est-ce qui me donne envie de retourner à la maison ? Carmela qui passe son temps à me rabaisser ? Non oh ! Mauriane : on va passer à table ? On a passé une belle soirée à rigoler. Elle a tout organisé avec son argent et c’est comme ça depuis deux mois. Mais est-ce qu’on l’entend l’ouvrir ou me mépriser ? C’est ce qu’on appelle une femme. Même quand elle se fâche, elle crie oui mais elle choisit toujours ses mots. J’ai passé toute la nuit entre ses cuisses. Au point de lui chanter Moi : je veux dormir dedans Je veux mourir dedans Je ne veux plus dehors Enfermez-moi dedans Je veux rester dedans eh Je veux mourir dedans Elle a éclaté de rire et moi aussi. Un papa comme moi chanter à cause du mourangou (goût). C’est ça quand tu es en symbiose avec ta partenaire, qu’elle te fait vibrer et te fait sentir jeune. Le lendemain je suis rentré juste pour me changer et prendre mon linge sale que j’irai faire laver chez Mauriane. Au moins je n’ai pas utilisé le savon ou le domestique de Carmela. Je ramassais mes affaires en chantant. Et comme je chantais, je remuais mon bassin en quelques pas de danses. Moi : I wanna sleep dedans I wanna live dedans I wanna die dedans Enfermez-moi dedans. Carmela les yeux rouges : Jean il faut qu’on parle. Moi continuant mon show : je t’écoute. Carmela en larmes : Jean qu’est-ce qui nous arrive ? Qu’est-ce que nous sommes en train de devenir ? On se déchire et ce devant les enfants. Tu passes toutes ta vie dehors, même si on a des problèmes pourquoi tu prives les enfants de leur père. C’est en la voyant pleurer que j’ai compris que c’était sérieux. Carmela pleurant : c’est quelle crise qu’on ne peut pas surmonter jusqu’à tu découches ouvertement ? Est-ce qu’on peut s’asseoir et en parler ? [Sonnerie de téléphone : Mauriane] J’ai coupé l’appel et rangé mon téléphone dans la poche. Moi : donc parce que Madame a décidé on peut parler posément, calmement sans cris ni injures ? C’est Madame qui fait la pluie et le beau temps dans cette maison. Carmela se laissant tomber lourdement : ce n’est pas ce que je dis Jean-Daniel. Pense aux enfants. Moi levant la voix : quand tu me traites de pauvre type devant eux, quand tu viens m’arracher la nourriture de la bouche -à ce moment je me suis rappelé de la scène- je suis en train de manger Carmela tu viens m’arracher l’assiette et la fourchette que je m’apprêtais à mettre à la bouche. Là tu ne penses pas à eux. Depuis que je suis allé te chercher chez tes parents tu as déjà payer une facture ? Aujourd’hui je traverse des moments difficiles au lieu que ma femme me soutienne, c’est elle qui me rabroue, m’insulte, m’humilie. Et ce soir tu veux parler calmement, parler calmement de quoi ? Tu veux dire quoi au rigolo que je suis ? Carmela : c’était la colère. Moi : donc laisse-moi aussi digérer ma colère. Je suis sorti de la chambre en colère avec mon sac de linges sales, Anita était dans la cour. Elle avait ce visage triste. Anita triste : papa tu me laisses ? C’est uniquement à cause d’elle que je suis resté à la maison ce jour. Moi : Anita ? Dis-moi. Quelqu’un te frappe ou te parle mal ici ? Elle n’a pas répondu. Elle a plutôt levé les yeux vers Carmela qui avait un regard coupable. Moi : Anita ? Anita : papa ? Moi : dis à papa ce qu’on te fait quand je ne suis pas là. Anita regardant Carmela : on ne me fait rien. Bien ! Très bien ! Très très bien. La chanson de Jean-Daniel : https://youtu.be/epIZLQwNcrE
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