Les différentes facettes de l'amour

4937 Words
Des heures après, l'avocat de Léondra frappe à la porte de chez elle mais personne ne vient ouvrir, l'avocat retourne dans sa voiture et s'en va, Cokoué l'observe de loin, assis au volant de sa voiture. Cokoué descend et se rapproche de la maison sous le regard de Albert et Arlette qui sont toujours cachés dans un coin.    Albert: -il fait quoi ici celui-là?    Cokoué essaie d'ouvrir la porte de la parcelle de Léondra, ça ne s'ouvre pas, il retourne au volant de sa voiture mais ne part pas.  Arlette: -je suis sûre qu'il a eu la même idée que toi    Albert: -je ne permettrai pas à cet idiot de faire à nouveau du mal à ma fille, on va attendre ici jusqu'à demain matin s'il le faut, elle finira bien par se retrouver toute seule    La nuit tombée, Léondra dort dans son lit. Sa maison a été meublée. Soudain, Cokoué rentre au salon, il se dirige d'abord dans une chambre vide puis se rend dans la chambre de Léondra où il sort une pochette ainsi qu'un produit, de sa poche. Cokoué applique le produit sur sa pochette qu'il pose ensuite sur le nez de Léondra en le maintenant avec force. Léondra ouvre les yeux et se débat seulement elle finit par s'en dormir.   Cokoué ricane: -tu te croyais la plus forte ma petite, je suis bien plus fort que toi, ça ne fait aucun doute                                                   Soudain, il reçoit un coup de pot de fleurs sur la tête, donné par Albert. Cokoué touche sa tête et se retourne, il est choqué de le voir. Albert lui donne un coup de poing dans la face et Cokoué s'évanouit. Albert soulève Léondra, il part avec elle.                        Plus tard chez Albert dans la chambre de Léondra, cette dernière se réveille, Arlette est assise à son chevet.   Léondra s'assoit en sursaut: -qu'est-ce que tu fais chez moi?    Arlette: -tu es à la maison, chez nous   Chez Albert dans la chambre de Léondra. Arlette est assise au chevet de Léondra quand Albert rentre avec un papier dans les mains et un stylo.                      Arlette : -le document est déjà prêt?    Albert: -oui, le voici    Arlette: -tu as fait vite    Albert: -Léondra il faut que tu signes    Léondra: -signer quoi? C'est quoi ce document?    Albert: -tu dois transférer à mon nom toute la fortune que tu nous as volé    Léondra se lève : -je ne le signerai pas, voyant voir comment vous allez m’y obliger   Albert: -je viens de te sauver des mains de Cokoué, il avait presque réussit à te kidnapper    Léondra : -je ne te crois pas    Albert: -dis lui Arlette    Arlette: -c'est vrai, il surveillait ta maison, dès que l'homme qui était avec toi est parti, il est rentré, ton père l'a frappé    Léondra s'adresse à Albert: -depuis quand tu te bats toi?    Albert: -pour toi je pourrai même tuer    Léondra: -tu n'es qu'un menteur    Arlette: -Léondra ne parle pas comme ça à ton père    Albert: -laisse-là    Léondra: -tout ce que vous voulez c'est l'argent    Albert: -tu ne vois pas que c'est aussi pour ton bien? Cokoué ne te lâchera pas, tant que l'argent sera avec toi, sois raisonnable                        Léondra les fixe durant quelques secondes puis signe.  Albert: -tu as fait le bon choix ma fille, tu vas rester ici pendant, pour ta sécurité    Léondra: -je veux rester seule    Albert: -laissons là se reposer Arlette    Albert et Arlette sortent de la chambre. Léondra verrouille la porte à clé puis s'assoit sur le lit, perdue dans ses pensées.  Le lendemain matin, Cokoué fâché débarque chez Albert qui est en train de déjeuner en compagnie de Arlette.   Cokoué: -comment tu oses manger tranquille après ce que tu m'as fait hier Albert?    Albert: -je ne t'ai pas fait bien pire que ce que toi tu m'as déjà fait    Léondra vient de la chambre et les rejoint, elle reste debout.   Cokoué: -la voilà, cette fille a complétement détruit notre famille    Albert se lève: -bon ça suffit, Léondra est ma fille, tu ne lui manques pas de respect, tous les biens sont à mon nom maintenant    Cokoué: -je comprends mieux    Albert: -laisse ma fille tranquille sinon la prochaine fois, je vais te la casser ta tête    Adi rentre, Cokoué s'en va et Albert s'assoit.   Léondra: -tu fais quoi ici toi?    Adi remet une carte d'invitation à Léondra.  Adi: -j'épouse Claris aujourd'hui, je ne pouvais pas le faire sans toi, je t'ai quand même volé ton rêve, sans rancune mon amie, tu n'étais pas destiné à épouser mon Claris    Léondra jette un coup d'oeil à la carte d'invitation.  Léondra: -c'est ce torchon de papier qui te sert d'invitation? Franchement Adi, pour une fille qui dit voler mon rêve, ceci ne te valorise pas du tout    Adi fâchée, arrache la carte des mains de Léondra.  Adi: -ne viens pas alors, je te donnais juste une chance de voir mon Claris une dernière fois en vrai    Léondra: -ne t'en fais pas pour moi, je ne perdrai pas mon temps avec un mariage qui n'aura même pas lieu    Adi: -tu seras bien déçue mon amie, j'ai essayé de faire la paix mais tu m'as repoussé, quand j'apparaîtrais désormais dans des magazines et que je serai célèbre, ne me supplie pas de te reprendre car je ne le ferai pas, bonne journée    Adi s'en va.  Léondra prend place à table.    Arlette: -elle épouse qui? Pourquoi elle dit qu'elle a volé ton rêve?    Léondra fâchée: -tout ça à cause de vous    Albert: -qu'est-ce qui se passe?    Léondra: -Adi cherche à épouser Claris, l'homme qui a passé la journée avec moi hier    Albert: -un homme qui passe la journée avec toi alors qu'il en épouse une autre le lendemain, ne te mérite pas du tout    Léondra: -la faute à qui? Vous aviez annulé notre mariage en débarquant à la cérémonie, sans vous aujourd'hui je serai déjà mariée à l'amour de ma vie    Albert ricane: -l'amour de ta vie, il ne faut pas non plus exagérer, c'est ce genre de mariage que tu voulais? Vous ne vous connaissez même pas    Arlette: -c'est Claris, Claris? Celui de tes magazines?    Léondra: -oui, c'est lui, le beau mec, l'homme de mes rêves    Albert: -c'est quand même incroyable comme coïncidence    Léondra: -c'est le destin    Albert: -le destin n'existe pas Léon, du moins, c'est l'homme qui cree son destin    Léondra: -appelle ça comme tu veux, je m'en fiche, la seule chose qui compte c'est que, Adi n'épouse pas mon Claris    Albert: -ce Claris appartient à tout le monde on dirait, vous l'appelez toute mon Claris, quelles gamines franchement, aucune de vous n'est réellement prête pour le mariage    Léondra: -tu as déjà oublié qu'il y'a quelques jours encore tu me forçais à me marier?    Albert: -c'est différent, c'était dans la famille, peut-importe tes erreurs, tu serais resté mariée mais là on parle d'un étranger, tu sais t'occuper d'un homme toi?    Arlette: -tu dois faire les courses pour toute la maison, le ménage tous les jours, en plus de, si tu veux travailler à côté, c'est épuisant, tu vas aussi devoir gérer sa famille, les enfants si vous en avez    Léondra: -mon mari va m'apporter son aide    Arlette: -tu vois ton père, il sert à quelque chose dans les charges de la maison?    Albert: -je suis vieux, tu veux que je passe le balais à mon âge?    Arlette: -même étant plus jeune, tu ne faisais rien du tout à la maison    Albert, content: -tu me traites de fainéant?    Arlette: -oui, tu es un gros fainéant, un très grand même    Léondra sourit.  Albert: -ne la crois pas Léon, je faisais un peu le ménage, j'ai toujours été super travailleur, d'ailleurs je vais te le prouver    Arlette: -tu vas faire le ménage?    Albert: -mieux, Léondra, ton Claris n'épousera pas ton amie, on fera en sorte qu'il t'épouse toi    Arlette: -tu deviens fou? C'est seulement un caprice qu'elle fait, on a fait l'erreur de vouloir la marier, on ne devrait pas refaire la même erreur, Léondra est encore une gamine, on devrait la laisser profiter de sa vie en célibataire    Léondra: -non, je veux me marier, si vous voulez que je vous pardonne toutes les crâces que vous m'avez faites, vous allez m'aider    A l'hôpital des heures après, Claris est inquiet dans le couloir, il marche d'un coin à l'autre.              Dans une chambre de l'hôpital, Albert est assis sur le lit en train de manipuler son téléphone en compagnie de Léondra qui est debout, inquiète.   Léondra : -est-ce vraiment nécessaire de faire tout ceci?   Albert : -tu ne veux pas que ton Claris se marie, n'est-ce pas ? Alors supporte, de toute façon il est déjà dans le couloir, il n'ya plus qu'à le faire patienter jusqu'à l'heure du mariage   Léondra : -de tous les hôpitaux qui existent, tu n'as trouvé que celui-là?    Albert: -qu'y a t il avec cet hôpital?    Léondra: -c'est le lieu de travail de, Pierre et même de Adi, tu as oublié?    Albert: -et alors?    Pierre rentre, inquiet: -Léondra                Pierre est choqué en voyant Léondra debout.                Léondra fait semblant d'avoir mal : -aïe, aïe                Albert : -oh ma fille, pourquoi tu es debout alors que tu as été opéré il n'ya pas si longtemps?                Albert fait asseoir Léondra sur le lit, elle s'allonge ensuite sur le dos.    Pierre: -c'est quoi cette blague ? Si elle a été opéré, comment se fait-il que tu occupes son lit mon oncle? Léondra je vais vérifier ta blessure    Pierre soulève légèrement le haut de Léondra afin de voir la blessure qui est sensé se trouver sur le ventre mais tout le ventre de Léondra est bandé.    Albert : -laisse, l'infirmière arrive vérifier, tu n'as pas à t'occuper d'elle    Pierre: -je suis médecin    Albert retire les mains de Pierre de Léondra.   Albert: -sors    Pierre: -qu'est-ce qui te prends mon oncle?    Albert : -il n'ya plus de mon oncle qui tienne, ton père et toi vous êtes dangereux, vous essayez de faire du mal à ma fille, ton père a tenté de la kidnapper hier soir et toi quoi? Tu viens finir son sale boulot? Tu cherches à achever mon enfant?    Pierre choqué: -pourquoi papa essaierait de la kidnapper?    Albert: -pourquoi à ton avis? Fiche le camp, je ne veux plus que tu nous approches                Chez Cokoué dans le salon, il est assis sur le sol en train de boire de la bière directement à la bouteille, Missou et Katie le rejoignent.   Missou: -c'est quoi ça? Tu ne vas quand même pas devenir ivre? Je n'ai pas besoin d'un gros bébé ici               Katie: -on n'aura qu'à le jeter à la rue comme un chien                Cokoué choqué, fixe Katie du regard puis il se lève en laissant sa bouteille vide au sol ensuite il se met face à Katie.    Cokoué: -tu as dit quoi?               Katie: -j'ai dit, on te jettera à la rue si tu continues de boire                Cokoué attrape Katie par les cheveux.             Cokoué: -depuis quand tu parles toi, ouhm?               Missou: -lâche là Cokoué                Cokoué pousse Katie au sol.              Cokoué fâché: -la rébellion ne sera pas dans ma maison, je t'ai fait une faveur en t'épousant Katie, tu devrais être reconnaissante               Katie se lève: -de quelle faveur est ce que tu parles, mon oncle?               Cokoué gueule: -je suis ton mari, pas ton oncle, ton mari, tu m'entends ?               Katie furieuse : -je n'ai jamais été ta femme, tu m'as prise juste dans le but d'accomplir tes désirs sombres et moi je l'ai accepté au nom de la tradition, à présent c'est terminé, je ne suis plus rien pour toi               Cokoué: -sale petite traînée                Cokoué se dirige en vitesse vers Katie mais celle ci attrape la bouteille de bière vide sur le sol puis se relève.               Katie: -n'approche pas               Cokoué: -tu vas faire quoi? Tu penses pouvoir me tuer avec ça?                Cokoué attrape Katie au cou avec ses deux mains.               Missou: -arrête Cokoué                Katie casse la bouteille la bouteille sur la tête de Cokoué, celui ci la lâche et touche plutôt sa tête à lui, il y'a du sang, Katie le pousse, il tombe sur le sol sur le dos, elle s'en va dans sa chambre en courant. Missou reste là à regarder Cokoué.              Dans la chambre d'hôpital, Léondra se réveille, elle est allongée sur le lit en tenue d'hôpital et elle est sous perfusion, Claris est à son chevet.               Claris sourit : -salut               Léondra fatiguée : -aïe, qu’est-ce que ça fait mal               Claris : -les effets de l’anesthésie se dissipent                Léondra essaie de s’asseoir.              Claris: -reste allongée, ne bouge pas                Léondra reste allongée, Claris se lève et arrange le coussin sous la tête de Léondra puis lorsqu’il arrange le drap en le faisant rentrer sous Léondra, il sent une humidité.               Claris surpris : -ton lit est mouillé ?               Léondra : -mouillé ?                Claris regarde la perfusion sur le bras de Léondra, la seringue n’est pas piquée dans le bras de Léondra et tout le liquide va plutôt sur le lit. Léondra aussi regarde, elle s'inquiète.   Léondra fait semblant : -aie j’ai mal               Claris : -je reviens               Léondra : -ne me laisse pas seule               Claris : -je ne mettrai pas de temps, je vais juste parler au docteur, il doit envoyer une infirmière arranger ta perfusion                Chez Albert pendant ce temps, l’avocat de Léondra accompagné d’un homme en veste, frappe à la porte, Arlette ouvre tandis que Albert est assis devant la télé.               L’avocat : -bonjour, on aimerait parler au propriétaire de la maison                Arlette s’avance avec eux vers Albert. Arlette : -asseyez-vous                Ils s’asseyent tous ainsi que Arlette aussi.              Albert : -hey monsieur l'avocat, quoi de neuf? Toute la fortune est à mon nom désormais? C'est bon?                L’avocat donne à Albert un document.  Albert : -qu’est-ce que c’est ?               L’avocat : -la part de la fortune qui est à votre nom               Albert choqué : -c’est quoi cette histoire ? Léondra m’a cédé tous ses biens               L’avocat : -pas tout à fait, elle vous a seulement donner la moitié, l'autre moitié a été dilapidée   Arlette choquée : -dilapidée en à peine quelques jours    Albert: -cette gamine                Dans la chambre d’hôpital, Claris revient, Léondra est en train de manger de la salade dans un bol avec une fourchette, Claris arrache le bol de ses mains.              Léondra : -qu’est-ce qui te prend ?     Claris :  -tu viens de te faire opérer, comment tu peux manger ?Qui t’a donné ça ?    Léondra : -tout est sous contrôle, ne t’en fais pas   Claris s’assoit à son chevet : -tu viens de subir une opération, ce n’est pas normal, je suis allé chercher une infirmière mais aucune n'a voulu me suivre                Léondra reprend son bol et continue de manger.              Léondra : -elles ont peut-être des choses bien plus importantes à faire               Claris : -des choses plus importantes qu'une patiente qui vient d'être opérée ?               Léondra : -oui, oui                le téléphone de Claris vibre dans sa poche.  Léondra: -vas y décroche, c'est sûrement Adi, elle a dû Peter un câble                Claris surpris, la fixe du regard.  Léondra: -qu'est-ce qu'il y'a?                Claris se lève, il retire la b***e qui se trouve sur le ventre de Léondra, il n'ya aucune blessure.                Léondra dépose son bol et ne dit rien, elle baisse juste les yeux.   Claris: -parle moi Léondra, tu ne vas pas me donner une explication ?    Léondra: -je n'ai rien à te dire, va-t-on    Claris: -Léondra tu ne veux pas que j'épouse Adi?    Léondra: -elle a assassiné son vieux mari et elle n'a même pas montré le moindre signe de remord, au contraire, elle m'a accusé moi, elle est dangereuse    Soudain, Albert rentre suivi de Arlette.    Albert s'adresse à Léondra : -petite voleuse   Arlette : -calme toi Albert    Léondra se lève derrière Claris.               Albert fâché : -Léondra comment tu as réussi à dilapider la fortune de mon père en seulement quelques jours?   Léondra : -ce n'est que la moitié               Albert : -en plus de l'argent que tu as volé dans mon compte, tu penses que je ne suis pas au courant?               Léondra : -je méritais bien un dédommagement pour tout ce que vous m'avez fait endurer, on est quitte désormais                Albert essaie d'attraper Léondra, elle passe sur le lit puis va de l'autre côté.  Albert: -je vais te                Albert se dirige en direction de Léondra, celle-ci passe à nouveau sur le lit pour se diriger vers la sortie.   Albert : -Arlette ne la laisse pas sortir                Arlette se met devant Léondra et avant que Albert ne l'attrape, Léondra retourne derrière Claris en s’agrippant à son bras, Albert vient face à Claris.               Claris : -attendez un instant, vous essayez de faire quoi là ? La frapper ?               Pierre rentre : -qu’est-ce qui se passe ici ?               Albert s’adresse à Claris : -tout ceci ne te concerne pas, c’est entre ma fille et moi               Claris fâché : -vous vous trompez si vous croyez que je ne suis pas impliqué, vous ne vous souvenez pas de moi ? On était à l’église le jour de notre rencontre, je venais de passer une alliance au doigt de votre fille               Albert : -je sais, tu n'as rien à faire là, tu ne devrais pas être à ton mariage en ce moment ?               Claris : -comment vous êtes au courant? Léondra tu as comploté avec eux pour m'attirer ici?    Albert: -Arlette avait raison, je n'aurai jamais dû satisfaire ton caprice Léon, car cet homme c'est ton caprice    Léondra: -papa    Albert gueule : -quoi papa?    Arlette: -Albert calme toi, ne commence pas à salir l'image de notre fille                Missou rentre.                Albert : -au contraire, celà lui servira de leçon               Pierre : -de quoi est-ce que vous parlez mon oncle?               Albert : -Claris, ma fille essaie juste de te posséder car elle est obssédé par toi donc ne vient pas la défendre ici parce que tu ignores de quoi elle est capable    Léondra s'en va, Pierre la poursuit, il la rattrape à l'extérieur devant l'hôpital.               Pierre : -ce que ton père vient de dire est vrai?   Léondra fâchée : -fiche moi la paix                Arlette et Missou les rejoignent.               Arlette : -pardonne à ton père, ma fille               Léondra: -ne m'appelle pas ta fille, laisse-moi tranquille                Missou sert Léondra dans ses bras.               Missou : -ça va Léondra    Claris les rejoint: -Léondra il faut qu'on parle   Pierre: -Léondra n'a rien à te dire    Arlette donne la main de Léondra à Claris.  Arlette: -allez parler    Claris fait monter Léondra dans sa voiture, il démarre. Sur la route, Claris conduit.  Claris: -pourquoi tu ne dis rien?    Léondra: -c'est toi qui a demandé à me parler    Claris: -qu'est-ce qui se passe réellement Léondra?    Léondra: -rien du tout    Claris: -tu préfères que je gare la voiture pour qu'on parle ?    Léondra panique: -non, non, non    Claris: -commence à parler si tu ne veux pas que je m'arrête    Léondra ne dit rien.  Claris: -c'est bon, je me gare    Léondra: -non, je vais parler, si tu me regardes je ne pourrai pas le faire, j'ai vraiment honte après ce que papa vient de te dire    Claris: -je ne comprends pas pourquoi    Léondra: -tu dois penser que je suis complétement folle, je te promets, je n'accroche pas des photos de toi dans ma chambre mais je les découpe dans les magazines    Claris sourit.  Pendant ce temps, Pierre et Missou rentrent dans l'hôpital.    Pierre: -tu ne rentres pas à la maison?    Missou: -je ne peux pas, ton père est admis ici    Pierre: -c'est grave?    Missou: -on lui fait passer encore une série d'examens pour déterminer ce qu'il a    Chez Albert, Arlette et Albert rentrent.  Arlette: -tu n'aurais pas dû faire ce que tu as fait, je te rappelle que notre but est de récupérer notre fille et non la faire fuir    Albert: -je suis son père, pas son ami, je suis dans l'obligation de la corriger lorsqu'elle commet une erreur, je ne la perdrai pas parce que je fais mon devoir de père, Léondra restera ma fille aussi longtemps que je vivrais    Albert s'en va dans sa chambre.  Chez Léondra, Claris rentre avec deux sacs de courses contenant des aliments pour le repas, en main et va les mettre dans la cuisine où il vide les sacs.    Léondra le rejoint: -Claris tu as acheté tous ces aliments pour rien, à chaque fois que ma mère voulait m'apprendre à faire la cuisine, je trouvais une excuse pour m'échapper, je ne voulais pas être réduite à une simple femme au foyer    Claris: -aujourd'hui tout a changé, tu décides de ton avenir toute seule, voilà pourquoi je vais te poser une question, veux-tu bien apprendre à cuisiner avec moi?    Léondra sourit: -j'ignorais que tu savais cuisiner    Claris sourit: -tu vois bien que tu ne me connais pas de A à Z, tu ignores encore énormément de choses sur moi    Léondra: -des choses comme quoi?    Claris retourne Léondra et la tient par la taille. Claris : -des choses comme, je suis l'un des meilleurs cuisinier du haricot blanc au jambon, en cuisine chef    Léondra et Claris se placent devant les aliments.  Léondra, contente: -ouhm, chef Claris?    Claris: -oui chef Léon    Léondra: -nous avons un problème avec le haricot, normalement il faut les plonger dans l'eau pendant plusieurs heures afin qu'ils se ramolissent et ne mettent pas du temps à cuire    Claris: -félicitations chef, tu connais quelques trucs de cuisine    Léondra: -merci chef, on fait quoi maintenant?    Chez Bernadette a lieu la cérémonie du mariage coutumier de Adi et Claris, les invités sont assis sur les chaises dans la cour, on a mis la musique sauf que toute la famille est dans la maison. Ils sont tous assis tandis que Adi tente de joindre Claris par téléphone en marchant d'un coin à l'autre.  Adi: -son téléphone est éteint, il a éteint son téléphone    La mère de Adi rentre: -qu'est-ce qui se passe ici?    Adi fait un câlin à sa mère en pleurant. Adi : -Claris m'a posé un lapin    Bernadette: -un lapin c'est petit, ça c'est un g*****e qu'il t'a posé    Tout le monde sourit sauf la mère de Adi ainsi que les deux oncles de Claris.  La mère de Adi: -vous vous trouvez drôles? Claris n'a pas le droit d'humilier ma fille, tous nos amis sont présents, trouvez le et remettez-lui les bretelles en place    Oncle 1: -ce n'est jamais arrivé avant, il a toujours fait ce qu'on lui demandait    La mère de Adi: -je m'en fiche, vous devriez avoir honte, vous êtes les aînés de cette famille, même pas foutu de gérer au mieux un simple mariage traditionnel, taisez-vous si vous n'avez pas de solution, viens ma fille    Adi et sa mère partent en direction de la cuisine.  Bernadette sourit: -les aînés, tu parles, vous osez me tenir tête et là cette femme vous a bien lavé au pax    Oncle 1: -à quel moment est-ce qu'elle nous a lavé? Tu l'as vu nous déshabiller?    Les autres ricanent.  Badiane: -mon oncle c'est une expression pour dire qu'elle t'a bien insulté jusqu'à l'os    Bernadette sourit: -n'exagère Badiane, comment on peut insulter une personne jusqu'à l'os?    Badiane: -c'est une expression pour dire que les insultes étaient vraiment énormes    Oncle 2: -ça suffit    Chez Léondra à table, Léondra et Claris mettent la table, ils ont cuisiné le riz blanc au poulet à la sauce tomate. Ils retournent ensuite dans la cuisine où Claris met une marmite d'eau sur le feu puis il y verse les mangues qu'ils ont épulché et coupé en morceaux.    Léondra: -tu vas faire quoi avec ça?    Claris: -une bouillie de mangues, c'est simple à faire, de l'eau, des mangues et du sucre    Léondra: -au mixeur celà aurait été vite fait    Claris: -tu n'as pas de mixeur et c'est beaucoup mieux ainsi, l'eau va bouillir et les morceaux de mangues qui résisteront, nous allons les écraser à la cuillère    Claris regarde les mangues qui sont sur le feu tandis que Léondra le regarde en souriant. Claris la regarde ensuite.    Claris: -personne ne me regarde comme tu le fais    Léondra: -je te regarde, normal    Claris: -non    Léondra: -il a quoi de spécial mon regard?    Claris sourit: -je ne sais pas exactement, Léondra tu es toujours cette jeune fille naïve et innocente comme au jour de notre rencontre, tu es la dernière personne que je souhaiterai blesser donc s'il te plait, ne laisse pas l'admiration que tu éprouves à mon égard se transformer en amour    Le sourire disparaît du visage de Léondra, elle devient triste. Soudain on frappe à la porte principale.    Léondra mal à l'aise: -je vais voir qui c'est    Léondra va ouvrir la porte d'entrée, c'est Arlette qui frappait.  Chez Cokoué, Katie sert un verre de jus à son grand frère Nathan, qui est assis au salon.  Nathan: -cette maison est vraiment magnifique ma chère soeur, notre oncle a beaucoup d'argent    Katie s'assoit: -quel oncle? Grand frère, tout ceci appartient plutôt à sa femme Missou, elle est très gentille    Nathan: -tu crois que si je lui demande, elle me laisserait habiter ici avec vous?   Katie: -ah mon frère, pourquoi tu veux venir ici? Tu vis déjà avec papa et maman    Nathan: -nos parents me bouffent l'air, ils sont tout le temps sur mon dos, je n'en peux plus, s'il te plait    Katie: -c'est d'accord, j'essaierai de demander    Nathan: -n'essaie pas, demande    Katie: -ok    Chez Léondra, Arlette rentre en fermant la porte derrière elle et rejoint Léondra au salon.  Léondra: -que puis-je faire pour toi?    Arlette: -je sais qu'après ce qui vient de se passer avec ton père, tu ne rentreras pas dormir à la maison, je suis donc venue passer la nuit ici afin que tu ne restes pas seule    Claris apporte la bouillie de mangues qu'il a versé dans un bol, à table ensuite il rejoint Arlette et Léondra.    Claris: -madame De Souza    Arlette: -je ne savais pas que tu étais là    Claris: -je suis sur le départ    Léondra: -attends je vais te faire un emporter    Claris: -non Léondra, ce n'est pas la peine    Léondra: -viens je te raccompagne jusqu'à la porte    Léondra et Claris se dirigent jusqu'à la porte d'entrée.  Claris: -Léondra je te remercie pour cette journée, je t'appelle demain    Léondra: -à demain    Claris s'en va et Léondra ferme la porte, elle regarde Arlette.  Léondra: -tu as faim? Il y'a plein de nourriture sur la table, tu peux tout manger    Léondra part dans sa chambre.  Arlette la suit: -je vois que tu n'as plus rien à apprendre sur comment draguer un homme    Léondra s'assoit sur le lit toute triste et ne dit rien.  Arlette s'assoit à côté d'elle: -Léon qu'est-ce qui ne va? Tu n'es pas contente après avoir eu ce que tu voulais?    Léondra se lève, fâchée: -je n'ai pas envie de te parler, ton mari et toi vous me faites le coup à chaque fois, vous vous rapprochez de moi pour mieux me faire du mal après, j'en ai marre    Arlette: -ne dis pas ça, nous sommes tes parents    Léondra: -des parents sont des gens à qui on peut se confier, avoir confiance, vous vous n'êtes rien de tout ça, on dirait que ça vous fait plaisir de me faire du mal parce que vous vous dites que cette idiote qui nous sert de fille, ne pourra pas aller loin sans nous et bien vous vous trompez, je n'ai pas besoin de vous dans ma vie    Léondra monte se coucher sur son lit.  Arlette se lève: -très bien, je te laisse alors, je m'en vais    Léondra s'assoit en sursaut: -tu vas où? Tu veux me laisser seule pour que le sauvage qui me sert d'oncle vienne me kidnapper? Qu'est-ce que je peux attendre de toi de toute façon?    Arlette fâchée: -arrête ça suffit, je suis ta mère tu me dois le respect    Léondra: -toi tu me respectes peut-être?    Arlette s'assoit : -le passé c'est le passé, tourne la page, le plus important c'est que je suis là pour toi, j'ai fait des erreurs, j'ai retenu la leçon, je suis prête à être une bonne mère, tu es la seule fille qui me reste, je refuse de te perdre    Chez Bernadette pendant ce temps, Claris rentre et trouve Bernadette et Linguère assises en train de suivre la télévision.    Bernadette: -il est vivant    Claris s'arrête et la regarde.  Bernadette: -il n'ya pas de mot pour décrire l'humiliation dont nous avons été victimes aujourd'hui par ta faute    Linguère: -tu étais où Claris? Tout le monde t'attendait, Adi a piqué une crise    Claris: -elle est dans sa chambre?    Linguère: -non, sa mère l'a emmené disant qu'il y'aurait des représailles    Claris veut s'en aller.  Bernadette: -tu vas où?    Claris: -dormir, je suis fatigué    Bernadette fâchée, se lève: -dormir où? Au lieu d'aller la chercher et présenter tes excuses, toi tu parles de dormir ?    Claris poursuit son chemin, il va rentrer dans la chambre de Badiane, ce dernier qui discute avec une fille en visio sur son téléphone, sursaute.  Badiane au téléphone: -ma puce je te rappelle    Badiane raccroche.  Claris s'allonge sur le dos, sur le lit: -tu n'avais pas à raccrocher    Badiane s'assoit sur une chaise : -tu veux qu'en te voyant, ma puce te préfère à moi? Hors de question de prendre un tel risque, elles sont toutes folles de toi    Claris: -n'exagère pas,je te rappelle qu'une femme m'a trompé, elle ne l'aurait pas fait si elle était, folle de moi comme tu dis    Badiane: -Sophie était une idiote, elle va regretter un jour, tu en es où avec son amant? Est-ce qu'il ne se doute toujours de rien?    Claris: -toujours oui, tu me connais, je suis un si bon ami, toujours prêt à récompenser ceux qui le méritent    Badiane sourit: -oeil pour oeil, dent pour dent, il n'a que ce qu'il mérite    Claris soupire: -oeil pour oeil, dent pour dent, à ton avis, quelle sera ma punition pour tous mes péchés?    Badiane: -tu culpabilises à cause de Léondra? Dis-lui la vérité, elle comprendra peut-être    
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