Claris s'assoit:
-que veux-tu qu'elle comprenne? Que j'étais le mari de sa soeur avec laquelle j'ai même eu un enfant ? Que notre recontre n'a jamais été un hasard et que j'ai tout manigancé de A à Z seulement pour me servir d'elle afin de me venger de ce que sa soeur m'avait fait ?
Badiane:
-ouais, ça sonnait mieux dans ma tête mais ne culpabilise pas trop sinon tu finiras par l'aimer plus que le mot même tellement tu te sens coupable
Claris:
j'essaie
Le lendemain matin, toujours chez Bernadette, cette dernière est réveillée par les cris d'une dizaine de personnes qui disent:
-honte à vous, honte à vous
Bernadette se lève, inquiète. Elle descend au salon où Linguère et Badiane déjeunent à table.
Bernadette:
-il y'a des gens qui crient dehors et vous vous êtes ici à déjeuner tranquillement?
Badiane:
-on a prévenu la police, ils sont en route
Bernadette prend place:
-Je suis sûre que c'est cette Adi et sa mère qui font tout ça, Claris a vu ce qu'il a causé, il doit surement dormir tranquillement
Linguère:
-il n'est pas dans sa chambre
Bernadette:
-tu veux dire qu'il est sorti malgré tout ce qui se passe dehors? Comment il a fait pour sortir?
Dans un magasin vide, Léondra rentre en compagnie de Claris.
Léondra, heureuse:
-mon magasin enfin, je l'ai, il ne reste plus que la marchandise
Claris triste :
-félicitations
Léondra:
-merci, sauf que ta tête montre que tu n'es pas vraiment heureux
Claris:
-ça n'a rien à voir avec toi
Léondra:
-ça c'est mal passé chez toi?
Claris:
-je n'ai pas envie d'en parler
Léondra prend la main à Claris. Celui-ci la fixe du regard .
Léondra:
-je vais t'emmener quelque part
Claris:
-Léon je ne suis pas d'humeur
Léondra:
-allez viens s'il te plait, on ne se parlera pas sur le chemin, je vais conduire
Claris:
-parce que tu sais conduire?
Lêondra sort son permis de conduire de sa poche qu'elle lui montre en souriant.
Léondra:
-je te présente une de mes fiertés
Claris prend le permis en question qu'il regarde ensuite avec attention pour s'assurer que c'est un vrai.
Léondra:
-c'est un vrai, je ne ments pas
Claris lui redonne le permis.
Léondra sourit:
-c'est parti
Des minutes après sur la route, Léondra conduit en chantant tandis que Claris dort sur le siège à côté d'elle. Léondra gare la voiture devant une église, elle retire le contact de la voiture, descend et ouvre la portière du côté de Claris. Elle se lève juste pour le regarder dormir, elle lui caresse la joue.
Un homme qui passe par là comme par hasard, capture l'instant en photo. Léondra met son front contre celui de Claris, il se réveille :
Claris sourit:
-désolé je me suis endormi
Léondra:
-chut, pas un mot, tu t'en souviens? Viens
Dans l'église, Léondra et Claris rentrent. La femme du pasteur cause avec deux hommes de Dieu dans un coin de la pièce, Léondra et Claris prennent place dans une rangée de chaises.
Claris:
-c'est une église? Léon je suis musulman
Léondra:
-récite une prière pour voir
Claris:
-maintenant?
Léondra:
-oui maintenant
Claris:
-la prière ne sort pas n'importe où
Léondra:
-l'Eterne est mon berger je ne manquerai de rien, il me faut reposer dans de verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles
Claris:
-hey, hey, arrête, c'est pas parce que tu connais une petite prière de ta réligion, que tout le monde est pareil
Léondra:
-tu es un athé, tu ne pratiques pas
Claris:
-non, je crois en Dieu, c'est juste que, je n'ai pas trop le temps
Léondra:
-Dieu non plus n'aura pas de temps pour toi au moment où tu auras besoin de lui
Claris:
-n'exagère pas
Léondra:
-écoute, je ne te demande pas de changer de réligion, attends moi ici, on s'en va dès que je reviens
Léondra se dirige vera la femme du pasteur.
Des minutes après, Léondra est assise en compagnie de la femme du pasteur.
Léondra:
-vous n'avez pas à vous inquiétez pour moi, comme je vous ai raconté, je suis heureuse maintenant
La femme du pasteur:
-avec un homme marié?
Léondra:
-je ne sors pas avec lui
La femme du pasteur:
-t'aimerai bien
Léondra mal à l'aise:
-ça ne va plus avec sa femme et en plus, elle le laisse en épouser d'autres sans problèmes
La femme du pasteur:
-si de son côté à lui tout va bien, regarder alors de ton côté
Léondra:
-c'est à dire?
La femme du pasteur:
-toi Léondra, si tu réussis à te mettre avec lui, tu vas supporter le fait qu'il y'en ait d'autres? Qu'il te dise à toi ce qu'il leur dit à elles? Qu'il passe une nuit avec toi, le lendemain avec une autre?
Léondra:
-peut-être que oui, je le supporterai, comment elles font les autres?
La femme du pasteur:
-analyse bien la situation, tu es belle, intélligente, travailleuse, Dieu a surement prévu quelqu'un rien que pour toi
Léondra devient triste.
Chez Bernadette, Linguère est en train de manger devant la télévision quand Bernadette rentre.
Linguère:
-t'es rentrée tôt
Bernadette :
-ton mari n'était pas à son bureau
Linguère:
-il est surement sorti faire un tour
Bernadette fâchée:
-c'est tout ce que tu as à dire?
Linguère:
-tu veux que je dise quoi?
Bernadette:
-Linguère, le mariage n'est pas la destination finale d'un couple, sâche le
Linguère:
-et qu'est-ce que cela signifie?
Bernadette poursuit son chemin en allant dans sa chambre.
Linguère:
-qu'est-ce qu'elle voulait dire encore?
Sur la route, Claris conduit tandis que Léondra est assise sur le siège passager à côté de lui, perdue dans ses pensées.
Claris:
-qu'est-ce qui te tracasse, tu n'as pas dit un seul mot depuis qu'on a quitté l'église
Léondra:
-je me demandais, s'il y'a une chose qui m'intéresse vraiment beaucoup, beaucoup mais qui appartient déjà à quelqu'un d'autre, est-ce que je dois me battre pour avoir la chose ou je laisse tomber?
Claris:
-la chose n'a pas d'exemplaire ?
Léondra:
-non, elle est unique
Claris:
-pourquoi tu la veux?
Léondra:
-parce que je me sens bien avec elle
Claris:
-heim, on parle de quoi là? J'espère que tu ne penses pas à retourner avec Pierre
Léondra fâchée:
-je parle d'une chose, une simple chose, si tu ne veux pas me donner ton avis, ne le fais pas
Claris:
-hé du calme, c'est bon, je vais te dire, ta chose si elle est bonne pour toi, bats toi pour l'avoir par contre, si elle ne te fait que du mal, laisse tomber, tu mérites mieux
Léondra:
-Claris pourquoi tu t'appelles Claris?
Claris:
-c'est à dire?
Léondra:
-Claris est un nom de fille je trouve, ta mère s'est levé un matin, elle s'est dit, tiens je vais l'appeler Claris ou bien ce nom a une signification pour elle
Claris gare la voiture devant le magasin de Léondra.
Claris :
-ma soeur
Léondra choquée:
-tu as une soeur? Pourquoi c'est ta soeur qui t'a donné un nom plutôt que tes parents?
Claris:
-ma mère m’a abandonné
Léondra:
-qu'est-ce que tu racontes? Ta mère c'est, attends une minute, ta mère c'est en faite ta soeur ? Comment c'est possible? C'est dingue
Claris:
-je ne trouve pas
Léondra:
-tu ne trouves pas dingue que ta soeur ait l'âge d'être ta mère? Combien d'écart d'âge vous avez exactement?
Claris:
- dix ans
Léondra:
-c'est énorme, vos parents ont attendu tout ce temps pour te faire?
Claris:
-nous avons le même père, pas la même mère, ma mère était
Léondra:
-laisse moi deviner, la seconde femme de ton père
Claris:
-sa maitresse, elle m'a laissé après la mort de papa et c'est Bernadette ma soeur, qui m'a élevé parce que sa mère ne voulait pas de moi, sans Bernis, enfin, Bernadette, je ne serai peut-être plus là, elle m'a aimé depuis le début
Léondra:
-et donc? Comment tu es passé de frère à fils?
Claris:
-ça c'est une toute autre histoire, que je te raconterai peut-être un jour, Léondra et c'est de la que vient mon nom
Léondra:
-pourquoi tu n'as jamais parlé du fait que ce soit ta soeur et non ta mère?
Claris:
-c'est un secret, aucun membre de ma famille ne doit en être informé
Léondra sourit.
Claris:
-pourquoi tu souris?
Léondra prend la main de Claris dans la sienne.
Léondra :
-tu as confiance en moi, ça me fait plaisir
Claris gêné, sourit.
La nuit tombée chez Léondra, Claris la raccompagne jusqu'à la porte d'entrée.
Léondra:
-rentre un moment
Claris:
-ta mère est ici avec toi, je n'ai pas à m'inquiéter, je peux rentrer tranquille
Léondra:
-Claris est-ce que tu m'aimes?
Claris mal à l'aise:
-est-ce que je t'aime?
Lèondra:
-es-tu amoureux de moi? C'est ça ma question
Claris nerveux:
-je l'avais comprise ta question mais pourquoi tu me demandes ça?
Léondra:
-la situation devient gênante, je te pose une question, réponds par oui ou non, c'est tout
Claris:
-tu n'y vas pas par quatre chemins toi
Léondra:
-alors?
Claris:
-je dirai que tu es importante pour moi, je tiens à toi, j'aime passer du temps en ta compagnie mais je te l'ai déjà dit, je ne suis pas un homme pour toi Léondra
Léondra fâchée:
-alors, tu m'épouses à l'aveugle, tu m'aides à survivre, à échapper aux traditions, tu accours dès que je t'appelles et avec tout ça, tu me demandes de ne pas tomber amoureuse de toi, c'est un peu hypocrite tu ne trouves pas?
Claris:
-en quoi est-ce hypocrite?
Léondra:
-eh bien tes actes envoient des signaux contraires par rapport à tes paroles, dès que je claque des doigts tu es là, comment tu veux que je ne tombe pas amoureuse?
Claris:
-dès que tu claques des doigts je viens ? Mais n'importe quoi Léon, tu ne dis vraiment que des conneries, je t'aide parce que j'ai pitié de toi, rien d'autre
Léondra:
-rien d'autre? Prouve-le
Claris:
-comment?
Léondra:
-ne m'appelle plus, ne te pointe plus chez moi, plus aucun contact entre nous, rien du tout, niette pendant un an
Claris:
-un an? T'es folle? Au bout d'un an il n'y aura plus rien à prouver, même l'amitié n'existera plus
Léondra:
-fais moi une proposition dans ce cas
Claris:
-disons 2 jours
Léondra surprise, sourit:
-aussi peu? Deux jours
Claris:
-Léondra ces temps-ci je passe presque tout mon temps avec toi, combien tu veux que je te dise? Une semaine? C'est beaucoup trop long une semaine
Léondra:
-tu n'es même pas capable de rester loin de moi rien qu’une petite semaine? Et c'est à moi de ne pas tomber amoureuse?
Claris:
-ok, ok, une semaine, c'est bon
Ils ne disent rien pendant quelques secondes et ne font que se fixer.
Léondra:
-bonne nuit, tu peux partir
Claris s'en va et Léondra rentre en verrouillant la porte derrière elle. Quand elle se retourne, elle sursaute car elle se retrouve face à Arlette.
Léondra:
-tu m'as fait peur bon sang
Arlette:
-tu n'es qu'une froussarde
Léondra s'installe sur le fauteuil:
-moi froussarde? Tu ne dirais pas ça si tu avais entendu ma conversation à l'instant avec Claris
Arlette s'assoit:
-figure toi que j'ai tout entendu
Léondra:
-tu écoutes toujours aux portes, tu n'as pas honte?
Arlette:
-je dois reconnaitre que ce tu viens de dire à Claris, était quand même courageux de ta part
Léondra:
-merci
Arlette:
-mais c'est quand même risqué, imagine un peu que tu ne lui manques pas du tout ou que tu lui manques mais qu'il ne réalise pas quand même qu'il t'aime
Léondra:
-même un aveugle verrait qu'il est amoureux de moi, je ne comprends pas pourquoi lui il ne le reconnait pas, même toi tu le vois qu'il n'aime n'est-ce pas?
Arlette:
-plus amoureux que lui, tu meurs, il y'a dans la peau c'est clair et nette
Léondra:
-tu vois? Pourquoi il ne l'admet pas ?
Chez Bernadette dans la chambre de Claris, ce dernier rentre puis s'allonge sur son lit quand soudain, Linguère rentre.
Linguère s'assoit sur le lit:
-ta mère m'a dit quelque chose aujourd'hui, je ne cesse d'y penser
Claris:
-je suis fatigué
Linguère:
-écoute juste et dis moi ce que c'est ensuite je te laisse dormir, voilà elle m'a dit, que le mariage n'était pas la destination pour un couple, qu'est-ce ça signifie à ton avis? Est-ce que le mariage ne sert à rien? Est-ce que ça n'en vaut pas la peine? Réponds moi
Linguère regarde Claris, il s'est endormit.
Linguère soupire:
-celui-là alors, il n'a jamais le temps pour rien, j'en ai plus que marre de cette vie, heureusement que tu es riche, ça compense un peu pour toutes tes infidélités, elles peuvent être mille mais moi je serai toujours la mère de ton premier enfant et ça, ça en vaut largement la peine
Linguère se lève puis s'en va, Claris ouvre les yeux. Il se lève puis verrouille la porte à clé ensuite, il s'assoit au sol dos contre la porte.
Le lendemain matin toujours chez Bernadette, à table, Justine est en train de servir le déjeuner à Linguère.
Bernadette au salon:
-Justine mon thé
Justine:
-j'arrive madame, je finis ici et j'arrive
Bernadette soupire:
-jamais à l'heure quand on l'appelle celle-là
Claris la rejoint:
-un problème?
Bernadette:
-il me faut une domestique de plus, tu peux t'en charger?
Claris s'assoit:
-je suis occupé, j'ai énormément de travail à rattraper au bureau, tu peux demander à Linguère de le faire, elle ne fait rien de la journée
Bernadette:
-que t'arrive-t-il Claris ?
Claris:
-qu'est-ce qui ne va pas avec moi?
Bernadette:
-tu n'es jamais à la maison, tu as refusé d'épouser Adi, tu n'es presque jamais au bureau, est-ce que tu vas bien?
Claris:
-oui ça va, j'étais juste un peu distrait
Bernadette:
-distrait avec quoi? Est-ce que ça à avoir avec une autre femme? Tu vois quelqu'un d'autre?
Claris:
-c'est terminé
Bernadette:
-je ne comprends pas que tu puisses encore avoir de maitresse avec toutes les femmes que tu as déjà dans ta vie
Claris:
-des femmes ou de simples charges?
Bernadette:
-parce qu'avec l'autre c'est différent? Tu ne l'entretiens pas? Claris c'est la règle dans notre société, un homme doit prendre soin de sa femme
Claris:
-et l'homme qui s'en occupe ? On en parle? Quand je me casse la tête au bureau et que j'ai juste envie de décompresser, d'oublier mes charges un moment le soir
Bernadette:
-parle en avec ta femme, vous pouvez arranger les choses
Claris s'adresse à Linguère qui déjeune à table :
-Linguère ma femme, ça te dirait de faire une balade avec moi ce soir?
Linguère:
-à quelle heure?
Claris:
-au plus tard dix-sept, dix-huit heures
Linguère:
-et le petit qui s'en occupe?
Bernadette:
-Badiane s'en chargera
Linguère:
-ok alors, c'est d'accord
Bernadette regarde Claris:
-tu vois?
Chez Léondra, cette dernière se prépare à sortir, elle porte ses chaussures puis ouvre la porte, elle se retrouve face à un homme qui était sur le point de toquer.
L'homme:
-bonjour
Léondra:
-bonjour, vous êtes qui vous?
L'homme:
-je viens vous montrer quelque chose
L'homme en question rentre.
Léondra:
-hey, je ne vous ai pas permis de rentrer, maman
Arlette les rejoint:
-qu'est-ce qu'il y'a?
Léondra:
-cet homme je ne le connais pas, il rentre comme s'il était chez lui, monsieur je ne suis pas seule, on appelle la police si vous ne sortez pas maintenant
Arlette:
-je vais chercher mon téléphone
Léondra:
-ne t'en fait pas pour ça, j'ai mon téléphone sur moi
L'homme sort des photos de Léondra et Claris qu'il donne à Léondra. Arlette et Léondra regardent les photos.
Léondra:
-vous faites quoi avec ça? Vous les avez prise hier ces photos, vous nous suivez?
L'homme:
-je suis journaliste, il faut que je publie si je veux manger
Léondra fâchée:
-vous voulez que je vous paie pour ne pas sortir ces photos? Non mais, c'est quoi ce boulot?
L'homme:
-j'ai plusieurs copies, si vous ne payer pas, tout le monde saura que vous êtes la maitresse de Claris Kini
Léondra:
-combien vous voulez?
Arlette:
-pourquoi faire? Ne me dis pas que tu as l'intention de le payer
Léondra:
-je n'ai pas d'autres choix, je ne veux aucun problème ou tu veux que la famille de Claris nous tombe dessus? Ou peut-être que si tu as un moyen de tuer cet homme ici présent sans que ce soit un péché devant Dieu
L'homme nerveux:
-non, vous ne pouvez pas, le meurtre est un péché
Léondra:
-et vous ce que vous faites ce n'est pas un péché peut-être? Si je ne croyais pas en Dieu, je vous jure que je me serai occupé personnellement de vous
Arlette:
-ne dit pas ça Léon
Léondra:
monsieur de combien avez vous besoin?
L'homme:
-dix millions
Léondra et Arlette sont choquées.
Léondra:
-mais vous êtes malade, vous croyiez que l'argent tombe du ciel? Je n'ai pas cette somme d'argent
L'homme:
-vous non mais votre amant oui
Léondra:
-allez le voir directement alors, vous faites quoi ici?
L'homme:
-vous saurez mieux le convaincre
Léondra:
-donnez-moi deux jours
L'homme:
-un jour
Léondra:
-deux, je suis sûre que vous le voulez plus que tout cet argent
L'homme:
-deux jours, pas plus
L'homme s'en va.
Arlette:
-Léondra on peut demander l'argent à ton père
Léondra:
-hors de question que je retourne romper aux pieds de ce vieillard, reste en dehors de mes affaires
Arlette:
-le deal était que je reste à condition que tu ne me manques pas de respect
Léondra:
-quand est-ce qu'on a décidé ça? Tu étais sensé rester là rien qu'une nuit, tu peux t'en aller si tu veux, j'appellerai ma tante pour rester avec moi, elle au moins c'est une vraie mère
Léondra s'en va.
Dans une chambre d'hôpital pendant ce temps, Cokoué est allongé sur le dos, sur le lit, sous perfusion quand Pierre rentre.
Pierre:
-comment ça va aujourd'hui?
Cokoué a du mal à parler :
-je, je vais mal, il, m'arrive quoi?
Pierre:
-on étudie toujours ton cas papa, on finira par trouver ce que tu as et on réussira par te soigner
Cokoué:
-ta, ta mère ? Je, ne la, vois plus
Pierre mal à l'aise:
-heim, elle doit être occupée, attends je vais l'appeler pour lui dire de passer
Pierre sort de la chambre et passe un coup de fil à Missou.
Missou décroche:
-allô
Pierre:
-maman où est-ce que t'es?
Missou au bout du fil:
-je viens tout juste de me réveiller, pourquoi?
Pierre:
-comment ça pourquoi? Ton mari est à l'hôpital, gravement et madame ne se montre pas pendant une semaine, tu trouves ça normal?
Missou au bout du fil:
-évidemment, comme c'est moi, c n'est pas normal, par contre si la situation était inversée et que c'était moi dans ce lit d'hôpital, ton monstre de père ne serait pas venu me voir une seule fois, là il n'y aurait aucun problème tout simplement parce que c'est un homme
Pierre:
-qu'est-ce qui t'arrive? Depuis quand il s'agit de l'émancipation de la femme dans votre mariage? Papa a fait beaucoup d'erreurs mais il t'a toujours aimé
Missou au bout du fil:
-dis plutôt qu'il a aimé mon argent, à présent qu'il est sur le point de mourir, il fait le saint
Pierre:
-ne dis pas ça maman, comment tu peux dire une telle chose? Donc tu ne viendras pas le voir?
Missou au bout du fil:
-je viendrai si j'ai le temps, laisse-moi dormir
Chez Cokoué, Missou raccroche, elle est dans son lit avec Nathan le frère de Katie, qui lui fait des bisous dans le cou.
Missou:
-tu arrives à croire que ce vieux qui me sert de mari demande à me voir?
Nathan:
-il reste quand même ton mari
Missou:
-que sur papier, je t'ai maintenant, tu me suffit largement mon chéri
Nathan:
-rien que pour ça, je vais te chercher un bon petit déjeuner mon amour
Nathan sort de la chambre, il croise Katie qui passe par là.
Nathan:
-salut soeurette
Katie:
-je comprends maintenant pourquoi tu voulais vivre ici, tu n'as pas honte?
Nathan sourit:
-soeurette enfin, ce n'est que bénéfique pour nous deux, nous n'aurons plus jamais des problèmes d'argent, dis-moi merci
Nathan poursuit son chemin.
Chez Bernadette pendant ce temps, Léondra descend d'un taxi devant la résidence, le taxi s'en va.
Léondra nerveuse, regarde la résidence:
-qu'est-ce que je viens faire là? Est-ce une bonne idée de m'aventurer chez lui alors que je ne dois pas le voir? Non, je n'ai rien à faire ici
Léondra se retourne pour s'en aller quand soudain elle aperçoit deux femme venir dans sa direction.
Femme 1:
-salut, le casting a déjà commencé ?
Léondra:
-quel casting?
Femme 1:
-le casting dans la maison de Claris Kini pour travailler chez lui, il a commencé?
Femme 2:
-laisse tomber, allons voir par nous mêmes, ici c'est chacune pour soit
Les 2 femmes rentrent dans la résidence de Bernadette.
Léondra:
-un casting?
Léondra aussi rentre dans la résidence, elle aperçoit dans la cour un rang d'une vingtaine de jeunes femmes de son âge, de toutes les formes, grosses, minces, petites, élancées, toutes tournée, toutes tournées vers Badiane qui est assis sur une chaise avec table et protégé par deux gardes du corps.
Badiane:
-suivante
La suivante dans le rang est une jeune fille courte d'un mètre quarante, elle se rapproche en souriant.
Badiane:
-comment tu t'appelles?
La fille ne fait que sourire sans dire un mot.
Badiane s'adresse aux gardes:
-débarassez vous d'elle, elle est trop courte de toute façon
Les gardes saisissent la fille.
La fille paniquée:
-mais non monsieur, je sais très bien faire le ménage, ma taille ne m'empêche pas du tout de faire quoi que ce soit
Badiane:
-regarde toi, tu es roulée comme un manioc à 200 francs, comment tu arriveras à attendre les hautes surfaces? Suivante
Un garde part avec la fille pour la conduire à l'extérieur et l'autre garde reste près de Badiane.
La suivante s'avance:
-bonjour, je m'appelle Anou
Les heures passent et toutes les jeunes femmes passent les unes après les autres jusqu'à ce qu'il ne reste plus que Léondra derrière une jeune femme mince qui se rapproche de Badiane. Au même moment, Bernadette rentre accompagnée de Justine sa domestique.
Bernadette fâchée:
-Badiane c'est quoi ça? Pourquoi il y'a autant de filles qui sortent de ma parcelle?
Badiane:
-chère mère, tu m'as donné un travail à faire, j'exécute c'est tout
Bernadette:
-je t'ai demandé d'engager une femme de ménage, pas une actrice de cinéma, tu as regardé toutes ces filles? Elles sont apprêtées comme s'il y'avait un homme à séduire ici
La jeune femme mince:
-madame, il fallait faire bonne impression, sinon pour le travail je viendrai en tenue
Bernadette:
-regarde celle là, taillée on dirait un cur-dent
La jeune femme:
-mais quel rapport?
Badiane s'adresse à la jeune femme:
-hey ne contrédis pas ma mère car elle a tout à fait raison, tu es trop maigre, tu te fatigueras rapidement
La jeune femme:
-si j'étais grosse vous m'auriez dit la même chose, il faut être comment alors?
Badiane se lève et la dévisage de la tête aux pieds.
Badiane:
-tu dois être au milieu, ni trop grosse, ni trop mince
Badiane la met sur le côté puis regarde Léondra des pieds à la tête, il est choqué lorsque son regard croise celui de Léondra.
Badiane choqué:
-De Souza?!
Léondra est surprise en l'entendant dire son nom.
Badiane:
-le casting est terminé, là voilà mon assistante
Bernadette:
-qu'est-ce que tu racontes? C'est un travail pour femme de ménage et non pour assistante
Badiane passe son bras autour des épaules de Léondra.
Badiane:
-tu l'as bien regardé? Léondra est bien jolie pour être une femme de ménage, trouve toi ta femme de ménage mère, c'est décidé, je prends De Souza comme assistante, viens Léondra
Badiane s'en va en emmenant Léondra.
Bernadette:
-cet enfant est incorrigible, assistante pour quoi faire? Il ne travaille même pas
Justine:
-laissez le madame, lorsque monsieur Claris l'apprendra, il la renverra
La jeune femme mince est toujours là:
-madame, vu que le poste est toujours libre, j'ai
Bernadette:
-hey arrête, je n'ai plus besoin d'une autre femme de ménage, ça n'en vaut pas la peine
Hors de la parcelle, Léondra retire sa main de celle de Badiane.
Léondra:
-comment se fait il que tu me connaisses ?
Badiane:
-je suis le frère de Claris
La jeune femme mince sort de la parcelle puis s'en va, Badiane et Léondra se taisent en attendant qu'elle puisse s'éloigner assez loin d'eux.
Léondra:
-je ne t'ai pas demandé qui tu étais, je t'ai demandé
Badiane:
-c'est pourtant évident comme le nez au milieu de la figure, Claris me l'a dit
Léondra:
-excuse moi mais non, ce n'est pas la même chose qu'un nez au milieu d'une figure, le nez ça se voir tout de suite alors que là si tu ne me l'avais pas dit je ne le saurai pas
Badiane:
-c'est une façon de dire que c'est évident que ce soit Claris qui me l'ai dit
Léondra:
-pas forcément
Badiane :
-tu te rends compte que nous avons une discussion de gamins? C'est vrai que nous avons le même âge mais il ne faut pas exagérer quand même belle-soeur
Léondra choquée:
-parce que tu connais aussi mon âge?
Badiane sourit:
-oui, bref, qu'est-ce que tu fais ici? Tu viens creer des problèmes? Tu veux que ma mère te tue?
Léondra:
-ta mère ou ton autre belle-soeur?
Badiane:
-mon autre belle-soeur a d'autres chats à fouetter, tu fais quoi ici De Souza?
Léondra:
-arrête de me parler comme si tu me connaissais depuis des années, on ne se connait pas du tout
Badiane:
-je t'appelle par ton nom de famille, c'est plutôt respectueux, tu ne trouves pas?
Léondra:
-écoute, je veux que tu passes un message à ton frère
Badiane:
-qui ça, Claris?
Léondra:
-tu as combien de frère? Bien sûr, Claris
Badiane:
-parce que c'est sérieux cette histoire de ne pas le voir pendant une semaine?
Léondra choquée:
-il te dit tout ton frère ou quoi?
Badiane:
-et oui, il va falloir t'habituer, je suis son bras droit, son poumon droit, son oreille droite
Léondra ricane:
-son oreille, son poumon droit, je ne l'avais jamais entendu avant
Pendant ce temps, le journaliste qui a menacé Léondra de balancer des photos d'elle et de Claris rentre dans un café retrouver Sophie la soeur de Léondra qui est supposée être morte, il s'assoit à sa table.
Sophie:
-alors?
Le journaliste:
-tout s'est bien passé, elle a accepté
Sophie sourit.
Le journaliste:
-Elle va lui demander
Sophie:
-à qui?
Le journaliste:
-à son amant, Claris
Sophie surprise:
-Claris? Pourquoi vous me parlez de Claris? Vous étiez supposez ne surtout pas impliquer Claris, cinq cent milles c'est petit pour elle
Le journaliste:
-j'ai demandé dix millions de fcfa
Sophie choquée:
-dix quoi? Vous êtes sérieux? Hey, vous êtes un idiot, comment cinq cent milles est passé à dix millions? On s'était entendu sur cinq cent milles, dix millions c'est beaucoup trop
Le journaliste:
-Claris est un homme très riche, ce ne sera pas un problème pour lui
Sophie:
-mais il en a rien à faire d'elle, il n'est pas amoureux
Le journaliste:
-qu'est-ce que vous en savez?
Sophie fâchée:
-la femme de sa vie, c'est moi
Le journaliste:
-si c'est vous qu'il aime, pourquoi vous ne lui demander pas la somme ? Pourquoi passer par cette jeune femme?
Sophie:
-ça ne vous regarde pas, j'espère juste que vous n'avez pas tout foutu en l'air et qu'on aura bien notre argent
Sophie se lève et s'en va.
Pendant ce temps dans le bureau de Claris à son agence, ce dernier est en train de feuilleter des documents lorsque Prince son ami, rentre et s'assoit puis soupire.
Prince:
-ma femme me fatigue en ce moment, elle n'arrête pas de piquer des crises de jalousie en disant que j'ai une maitresse
Claris sarcastique:
-je me demande bien qui est celui qui lui met toutes ces idées dans la tête
Prince:
-tu penses que je la trompe pour de vrai?
Claris:
-Prince, ça fait combien d'années qu'on se connait toi et moi ?
Prince:
-bientôt six ans, pourquoi?
Claris:
-je te connais bien mieux que tu ne le penses
Prince est perplexe mais leur conversation est interrompue par la secrétaire de Claris qui frappe à la porte.
Claris:
-entrez
La secrétaire rentre:
-désolée de vous déranger monsieur mais
Avant même qu'elle n'ait terminé sa phrase, les deux oncles de Claris rentrent accompagnés de Adi et de sa mère.
Oncle 1:
-tu ne croyais quand même pas nous éviter toute ta vie!
Claris se lève:
-je ne vois pas pourquoi j'aurai besoin de vous éviter
La mère de Adi, furieuse:
-ne nous manque pas plus de respect que tu ne l'as déjà fait, tu mériterais une sanction sévère pour l'humiliation que tu nous as faite
Claris:
-et votre fille, quelle sanction elle mérite pour avoir écourter le séjour d'un homme sur cette terre?
Ils se regardent tous.
Claris :
-mon pauvre oncle, il lui restait encore des jours à vivre mais votre fille en a décidé autrement, elle l'a tout bonnement assassiné
Oncle 1:
-ces allégations sont très graves, tu as des preuves de ce que tu avances?
Adi:
-bien sûre que non, il n'en a pas, toutes ces choses c'est Léondra qui te les met toutes ces idées dans la tête
Oncle 2:
-c'est qui Léondra?