Chapitre 14Je n’ai jamais monté autant de marches d’une traite de toute ma vie. Bon sang ! Nathan, n’aurait-il pas pu habiter au rez-de-chaussée ? Cet immeuble sans ascenseur à la cage d’escalier ouverte en plein vent est une horreur. J’ai les bonbons qui collent au papier. Je sue comme un phoque. Et, en même temps, je suis gelé. Je me fustige d’avoir élaboré ce plan foireux. Si seulement j’avais écouté Betty. Si seulement Matt n’avait pas décidé de venir me voir pour larguer Constance et m’impliquer dans ses affaires. Nous n’en serions pas là. Je ne serais pas en train de perdre mon souffle dans les escaliers en colimaçon d’un HLM à la propreté désastreuse. D’ailleurs, je peine à imaginer que je vais arriver à temps pour arrêter Abigaëlle. Elle devait intervenir à vingt heures. Il est

