Chapitre 15— Tant mieux, vous êtes mon patron, ajoute Abigaëlle avant de me suivre. Comme si nous étions devenus une seule et même équipe, elle ne décroche pas sa main de la mienne. Ses doigts sont fins. Sa peau est froide. J’ai presque envie de souffler dessus pour la réchauffer. Néanmoins, alors que nous sommes à peine descendus d’un étage, j’aperçois la crête colorée de Nathan. Merci à son coiffeur de l’avoir transformé en panneau de signalisation. Sans ça, nous nous serions fait griller en beauté. Dans la panique, je tire Abi vers moi et nous nous cachons dans un recoin de l’immeuble. Avec un peu de chance, comme je suis vêtu de noir et que c’est à peine éclairé, il ne nous verra pas. — Mais qu’est-ce que vous faites encore ? râle la jeune femme. Cette fois, j’en suis certain, el

