Lorsque nous étions tous au salon à discuter de tout et de rien, un de mes oncles a pris la parole pour dire :
— Bon je crois qu'il est temps d'aller goûter le délicieux repas de ma très chère belle soeur.
J'étais plein d'enthousiasme, comme une petite fille, nous nous sommes tous réunis autour de la table. La table était impeccablement dressée, ma mère avait préparé des repas délicieux. Entre le repas et les souvenirs, nous avons passé un moment exceptionnel.
— Humm mais c'est trop bon. Dis-je
— Vas-y doucement chérie.
— D'accord papa.
Je ne peux pas nier que j'ai mangé un peu trop rapidement, j'avais une grande faim. Cela fait une éternité que je n'avais pas eu l'occasion de déguster le repas préparé par ma mère et cela m'a vraiment manqué.
— Je savais que t'allait aimer je l'ai préparer avec beaucoup amour. Dit ma mère
— Je n'en doute pas. Je lui répond en lui sourit
Ma maman d'amour est tellement adorable, c'est incroyable. Chaque fois que mes yeux se posaient sur elle, je ne pouvais pas m'empêcher de la fixer intensément. Les appels vidéos ne sont pas suffisants, du moins pas pour moi.
— Alors Katia où sont nos cadeaux ?! Me questionna ma tante Natouma
Je savais que quelqu'un allait me la sortir ceci, avec ma famille toujours une histoire de cadeaux.
— Natouma voyons, la princesse ne s'est même pas reposer d'ailleurs fini vite faut qu'on rentre. Il est déjà l'aube. Lui répond son mari, mon oncle Rachid
— Mais non vous n'allez pas rentrer maintenant ? Restez un peu avec nous. Dit ma mère en souriant.
— Bah oui toute façon personne n'a sommeil ici, et vous êtes chez vous ne l'oublier pas. Réplique mon père.
— Je sais Ali et J'aimerai rester un peu mais y'a beaucoup de travail qui m'attend attend; dit-il en se levant
— D'accord pas de soucis, une prochaine fois.
Vers cinq heures du matin, ils ont commencé à partir petit à petit, deux de mes cousines ont décidé de rester dormir. La fille de oncle Rachid et une autre cousine paternel.
Après que tout le monde soit rentré, je m'occupe de déballer mes affaires et donne le cadeau à Mélina et Dara. Ensuite, je me dirige vers ma chambre et je regarde un peu partout, elle m'avait tellement manqué. Ma mère a tout organisé avant que je n'arrive.
— Elle t'avait manqué hein?
En me retournant, je constate que mon père a une expression triste, comme s'il avait quelque chose à me dire mais qu'il ne le fait pas.
— Oui beaucoup.
— Tant mieux parce que tu es de retour.
— En parlant de ça papa, tu ne peux faire ça.
— C'est définitif, Katia, tu ne vas plus retourner au canada. Dit-il d'un ton sérieux
— Papa ne fait pas ça sil te plait écoute../
— N'insiste pas ma décision est déjà prise! Tu finiras tes études ici et c'est tout!
J'ai trouvé cela vraiment méchant de sa part de me critiquer, je crois qu'il a également pris conscience de son attitude un peu sévère envers moi. Je ne comprends pas pourquoi il se met dans cet état pour si peu.
— Désoler c'était agressive, je sais, mais c'est juste que oh non. Dit-il avant de fondre en Larmes
— Qui y'a t'il papa? Pourquoi pleures tu?
— J'ai encore du mal a y croire ma fille
C'était la première fois que je voyais mon père pleurer de chagrin, il avait vraiment mal. Je ne l'avais vue comme ça, cela me brise le cœur.
— Papa répond moi s'il te plaît.
Je le bras dans mes bras, il se calme un peu et me dit:
— Ils s'agit de Djamel.
— Oncle Djamel? Qu'est-ce qui ne va pas avec lui?
— Ma fille il nous a quitté.
— Pardon mais comment ça il nous quitté?
— Il est décédé chérie.
Après avoir entendu sa phrase, j'étais immobile, est-ce que oncle Djamel est réellement décédé? Et moi qui espérais tant le rencontrer. Sa gentillesse envers moi a été si remarquable, il me considérait comme sa propre fille. Sa femme, tata Maysa, elle doit ressentir une profonde détresse et son fils Bassim, je ne peux même pas concevoir leur souffrance.
— Je suis tellement désolé papa.
Encore une fois, je l'ai réconfortée dans mes bras, nous étions toutes les deux en train de pleurer. Il est difficile d'imaginer ce qu'il a pu ressentir en apprenant la nouvelle, cela a dû être un choc pour lui.
— Bon tu dois être fatigué, repose-toi maintenant.
— D'accord papa bisou. Je lui fait un bisou avant qui ne s'en aille
Après m'être allongé sur le lit, je contemple le plafond, je pense à tout et à rien, y compris à Abba et tout d'un coup je m'assoupis sans m'en rendre compte.
Deux jours après, j'ai sollicité mon père pour qu'il m'accompagne chez les Sall afin de présenter mes condoléances, un geste qui a été très apprécié par lui.
Enfin, après une longue route, nous arrivons devant la magnifique et élégante villa de feu tonton Djamel. Cette demeure où j'ai résidé pendant la moitié de mon existence. Il est important de reconnaître le mérite de cet homme qui a consacré toute sa vie à sa famille, il mérite tout notre respect.
Dès notre arrivée, nous sommes accueillis chaleureusement par les employés de maison. Même après trois mois, les gens continuaient de venir et de partir, les condoléances ne s'arrêtaient jamais.
La gouvernante nous mène jusqu'au salon où tata Maysa était en compagnie de Neissa et de quelques autres personnes. Elle pousse un cri fort dès qu'elle me voit, elle est stupéfaite de me voir.
— Katia?
— Oui tata.
Je me demandais si je devais rire ou afficher une expression triste car cette pauvre dame est toujours en deuil mais elle souhaite montrer sa joie en me voyant.
— Mère Maysa tu dois rester silencieuse je te le répète encore une fois. Dit une de ces belles filles
Je la connais parfaitement bien. Cette femme est une harpie, elle nous maltraitait à notre arrivée pour les vacances, elle est la mère de Nora, la cousine de Djita et Neissa.
Tata Maysa me prend dans ses bras.
— Djamel la où il est, il est actuellement il est très content, car sa petite Katia est venue me voir. Cette petite c'est notre fille on l'a vue grandir.
C'est exact et agréable d'entendre, j'ai grandi en sa compagnie, elle m'a éduqué comme sa fille. Elle est bienveillante envers les autres et dotée d'un cœur en or.