VIII - Les grandes révolutions d’une petite vallée-2

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Au moment où le général arriva par l’avenue du pont, madame Courtecuisse écurait un poêlon, dans lequel elle venait de faire du café au lait. Le garde, assis sur une chaise au soleil, regardait sa femme, comme un sauvage eût regardé la sienne. Quand il entendit le pas d’un cheval, il tourna la tête, reconnut monsieur le comte, et se trouva penaud. – Eh bien ! Courtecuisse, mon garçon, dit le général au vieux garde, je ne m’étonne pas que l’on coupe mes bois avant messieurs Gravelot, tu prends ta place pour un canonicat ! – Ma foi, monsieur le comte, j’ai passé tant de nuits dans vos bois, que j’y ai attrapé une fraîcheur. Je souffre tant ce matin, que ma femme nettoie le poêlon dans lequel a chauffé mon cataplasme. – Mon cher, lui dit le général, je ne connais d’autre maladie que la fai

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