VIII - Les grandes révolutions d’une petite vallée-3

1203 Words

Au moment où Sibilet, muni des dossiers, avait expliqué tranquillement au patron le résultat des ordres trop sommairement donnés à Courtecuisse, et contemplait d’un air tranquille une des plus violentes colères qu’un général de cavalerie française ait jamais eue, Courtecuisse arriva pour rendre ses devoirs à son maître et lui demander environ onze cents francs, somme à laquelle montaient les gratifications promises. Le naturel prit alors le mors aux dents, et emporta le général, qui ne se souvint plus de sa couronne coin tale ni de son grade ; il redevint cuirassier et vomit des injures dont il devait être honteux plus tard. – Ah ! onze cents francs ! cria-t-il, onze cent mille gifles, onze cent mille coups de pieds au… Crois-tu que je ne connaisse pas les couleurs !… Tourne-moi les talon

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