Le chef

1026 Words
Le chef avait dû comprendre ce qui s'était passé quand après quelques heures il ne revit pas sa femme rentrer. Un peu plus tard dans la même journée, après à peu près 2 heures de temps, le chef envoya ses gardes pour venir chercher sa femme... Mais je leur dis qu'elle n'y était jamais venue. Et c'était exactement ça, il savait déjà ce qui s'était passé et il comptait bien tout faire pour la récupérer. Après ma réponse aux gardes du chef, ils étaient repartis sans rien dire d'autre. Ils n'avaient même plus attendu. Ça faisait déjà trois heures qu'ils étaient repartis et mama, c'était absenté, je ne l'avais même pas senti partir. J'étais dedans avec la fille de Zibi. Au fait, elle s’appelait Anastasie. Donc, j'étais avec Anastasie à l'intérieur, elle me faisait des tresses quand on entendit une voix dehors. - Ô'dama ! Il s'agissait du chef... Et c'était son salut. Je vais à la porte et Anastasie est derrière moi. - AURIOLE : Bonsoir papa ! Que puis-je faire pour toi ? Quand je n'étais pas sous l'emprise de mama, je pouvais tout de même rester polie et courtoise. C'est d'ailleurs de cette façon que j'avais remarqué son absence. Mais qu'à cela ne tienne, j'avais tout de même conscience de ce que j'étais désormais ou du moins ce que je pensais être : une sorcière. Après mes mots de bienvenue, il me regarda très attentivement puis il posa son regard sur Anastasie et secoua la tête du signe « non ». Puis me dit. - CHEF : Je vois maintenant, en fait tu t'es vendu à ta mère. J'avais plutôt cru que tu étais son héritière, mais il faut croire que sa cruauté n'épargne même pas sa propre fille. Et cette fille ? Comment est ce que tu peux permettre ça ma fille. - AURIOLE : Papa, je ne vois pas où tu veux en venir... Tu parles de quoi ? - CHEF : Je voyais une lumière en toi, je pensais que tu aurais au moins ressemblé à ton père. - AURIOLE : Papa, je te respecte beaucoup, mais je ne permets pas de me parler d'un homme qui a abandonné ma mère... Encore moins de dire que j'aurais dû lui ressembler... Moi, je n'abandonnerai jamais mes enfants. Ma mère m'a élevé seule et sans personne. C'était une bonne personne et c'est à elle que je veux ressembler. - CHEF : Hum... ma fille, on dirait que tu ignores tout de la personne qui est ta mère. - AURIOLE : Père, moi je sais tout ce qu'il y a à savoir sur ma mère, c'est ma mère. - CHEF : Huhum ! - AURIOLE : Tu ne m'as toujours pas dit ce que tu es venu faire ici. - CHEF : Bon, passons sur le fait que je t'avais convoqué à la chefferie. Ta mère est où ? - AURIOLE : Chef, tu sais très bien que ma mère repose... Il gratta sa gorge de son grave comme pour me dire de me taire puis il me dit : - CHEF : Tu sais très bien de quoi je suis entrain de vouloir parler... Ne fais plus l'innocente. Ta mère est o... Et subitement j'ai senti ma chaîne brusquement bouger. Mama arrivait. Et en quelques secondes j'ai juste constaté - AURIOLE : Tu veux quoi ? Tu fais quoi ici N'Gassa ? - CHEF : Hum ! Maîtresse, comment ça va ? - AURIOLE : Je t'ai demandé ce que tu fais ici. - CHEF : Maîtresse, je pense que depuis que nous sommes ici, nous n'avons jamais eu de conflit. J'aimerais qu'il en reste ainsi, toi et moi savons ce qu'un conflit direct entre nous deux peut engendrer pour le village. - AURIOLE : Je m'en fou du village. - CHEF : Je vois, et même de ta fille apparemment. - AURIOLE : N'ouvre plus jamais ta bouche là pour t'adresser à ma fille ou même seulement parler d'elle. - CHEF : Maîtresse ! - AURIOLE : N'Gassa ! - CHEF : Rend moi ma femme ! - AURIOLE : Ou bien quoi ? Dois-je vous décrire l'animosité qui s'y dégageait ? D'ailleurs, j'aimerais bien, mais croyez-moi, je ne trouve pas le mot ou les mots qui pourront vous donner un aperçu exact de cette tension. Mais qu'à cela ne tienne, vous savez bien maintenant ce qu'est ma mère par conséquent, le chef lui sachant cela n'était pas venu sans prendre de précautions. Il était donc venu préparer. Pour tout vous dire, le chef n'était pas venu pour s'asseoir et discuter. La discussion devait se faire avec ses gardes. Ils étaient en quelque sorte un avertissement représailles. Moi j'étais là comme spectatrice, je voyais juste avec mes yeux, mais ce qui sortait de ma bouche n'étais pas de moi, c'était mama qui parlait. Le chef n'avait pas peur de ma mère, lui-même étant un très grand sorcier. Seul ceux avec un esprit mystique avaient compris qu'il y avait quelque part une confrontation d'aura maléfique. Même s'il ne se touchait pas, le combat lui avait déjà commencé. Il s'agissait là d'une démonstration de puissance. Parmi les villageois sorciers qui ressentaient ça, les plus puissants d'entre eux pouvaient même déterminer qu'il s'agissait de mama et du chef. Pour les simples villageois, certains qui étaient quand même fort d'esprit ou de foi pouvaient avoir de simples maux de tête ou même ne rien avoir, mais les faibles d'esprit ceux-là qui ne croyait en rien à part leur ventre à remplir tous les jours tombaient malade le temps de cette courte confrontation, d'autres perdaient même connaissance ou entraient en transe. Après quelques minutes mère voulue attaquer le chef, j'ai soudainement vu le serpent surgir de derrière moi bondissant avec force sur le chef tout comme il avait fait avec Gertrude la femme du chef. Cette fois le serpent avait la grosseur d'un boa constrictor, mais au moment où mama avait porté son attaque, celui-ci disparu à l'instant ou le serpent allait l'atteindre pour certainement se retrouver chez lui. Car là-bas, il fallait être plus fort que lui et tout ce qui l'ont précédé pour l'atteindre.
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD