Le remboursement

1871 Words
Le chef venait de disparaître là, sous mes yeux. Il était venu préparer, donc quoi de plus normal. Je repris en quelque sorte ma parole. Je vis le serpent (ma mère) et puis Zibi entra brusquement. Je le croyais pourtant au marché. - ZIBI : Maîtresse ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Depuis le marché j'ai ressenti quelques choses ici... Alors, je suis venu pour t'aider. Je n'avais rien compris, mais Zibi avait reçu des directives de ma mère puisqu'il était aussitôt ressorti. Je tiens à vous rappeler que tout ce que j'avais fait, c'était juste par amour pour mère, tout ce que je voulais était qu'elle ne me quitte pas. - AURIOLE : Mama, Zibi par où ? Qu'est-ce que tu lui as dit ? Je n'ai pas entendu. Et qu'est-ce qui vient de se passer avec le père ? En guise de réponse, je vis le serpent se rapprocher de moi, et en grossissant au fur et à mesure émettant des vibrations que je sentais faisaient trembler toute la maison. Et puis sur mes reins, la chaîne était en train de me serrer. Tellement que ça me faisait déjà très mal. Je compris ce jour-là que mama était furieuse... Très furieuse. Pourtant, je ne comprenais même pas ce qui venait de se passer. Elle était déjà tenue en face de moi, sa tête était déjà deux fois plus grosse que la mienne et elle était déjà tellement grosse et longue que son corps traînait dans toute la maison. J'avais l'impression qu'elle voulait me manger. Mon regard était plongé dans ses yeux verts et je n'arrivais pas à m'en défaire et je finis par la supplier. La douleur au niveau des hanches à cause de la chaîne qui me serrait, je finis par me plier en me tenant les hanches de mes deux bras pour supplier ma mère. - AURIOLE : Mama... Qu'est-ce que tu fais ? Arrête s'il te plaît. Ça me fait mal ! Arrête mama ! Je t'en supplie !! Aaaaïïïe ! Au bout d'un temps, je finis par perdre peu à peu connaissance. Plus tard je suis réveillée par Anastasie. - ANASTASIE : Auriole ?... Auriole ? Réveil toi ! Quand je me réveille, elle a l'aire choquée. - AURIOLE : Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui s'est passé ? - ANASTASIE : Tu ne t'en souviens pas ? Ta mère. Et puis tous m'était revenus d'un coup. Ç'avait été comme se souvenir d'un mauvais rêve, mais malheureusement ce n'en était pas un. Ma mère, ce jour était bel et bien prête à me tuer, mais je ne savais pour quelle raison elle n'était pas allé jusqu'au bout. Du moins, à ce moment. - AURIOLE : J'ai cru que j'étais morte Anastasie. Ma mère voulait me tuer ?! - ANASTASIE : Elle était juste fâchée. - AURIOLE : Non mais à ce point ? Quelque chose ne va pas. Elle est où, je dois aller lui parler. Anastasie voulu me dire quelque chose, mais je n'avais plus cherché à l'écouter et je suis directement sortie de la maison pour aller dans la brousse voir mama. Quand j'y suis arrivée, je fis d'abord une remarque terrifiante... L'arbre... L'arbre avait grandi et grossi. Et comme je vous l'ai déjà dit cet arbre avait la forme d'un serpent qui se dressait pour attaquer. Je suis concentrée à regarder l'arbre quand j'ai une sensation glacée entre mes chevilles. Je baisse les yeux et c'est mama. Elle était donc redevenue toute petite et était venue prêt de moi certainement quand elle avait senti que j'étais là comme pour me montrer son affection. Elle était maintenant un tout petit serpent de 30 cm par là. Avec son geste, je m'étais alors dit que c'était la faute du chef... Qu'il était responsable de ce qui avait mis mama dans cet état. Et ce jour-là, j’eus la très mauvaise ou bonne idée sur le coup d'ouvrir ma bouche pour promettre quelque chose à ma mère sans toutefois mesurer l'ampleur de mes mots. - AURIOLE : Mama, j'ai compris que c'est le père qui t'a mise dans cet état tout à l'heure, car, je sais que tu ne me ferais jamais de mal. Je te promets de faire tout ce qu'il faut pour qu'il le regrette. Le chef me l'avais dit, mais je n'y avais accordé aucune attention. Et de son côté, lui-même se préparait à livrer bataille. Il était en réunion avec ses notables. Le village devait bientôt être le siège d'un terrible combat mystique. Comme Zibi n'était plus là, ce jour-là j'étais allé au marché pour continuer à vendre après bien sûr avoir laissé ma mère dans la brousse. C'est là que j'avais constaté les dégâts de cette confrontation mystique d'aura. Je voyais des gens qui vomissaient, d'autres avaient été dépaysés, etc. Mais c'est quand je fus arrivée au marché que j'avais vu le plus gros. Des cris par ci et par là, des comptoirs vident parce que leur propriétaire avait soudainement perdu connaissance ou bien s'était mis à suffoquer sans que personne y comprenne d'autre même étaient entrés en transe en commençant à raconter des choses insensées pour les simples villageois, mais annonciateur pour les autres sorciers. - Ils vont nous tuer ! Ils vont finir avec nous. - Je les ai vus, j'ai vu le chef avec un gros serpent. - Fuyons le village ci... C'est la fin pour nous. On pouvait entendre ces phrases sortir de la bouche de ceux-là. J'arrive au comptoir de mama et je m'assoie. À peine 30 minutes plus tard, j'entends des chuchotements. - C'est elle là-bas - Mais, c'est sa fille. Comment c'est possible ? - Je ne sais pas... On fait comment ? - Vaut mieux choisir un camp avant que ça ne commence véritablement. Toi-même tu sais ce qui arrive souvent au camp neutre. - Mmmh ! Onah tu as raison... Il vaut mieux ça ne nous trouve pas. J'entendais ces chuchotements, mais je ne savais pas d'où ça venait ni qui parlait. Et puis soudain sans que je les voie arriver, deux hommes d'âge mûr étaient placés devant moi. Ou plutôt devant le comptoir. Les deux me disent bonjour et je leur réponds. - AURIOLE : Oui bonjour. Qu'est-ce que je vous sers ? - Euh... Non, on voudrait plutôt savoir comment est ce qu'on peut entrer en contact avec la maîtresse. Je ne m'attendais pas à ça et j'avais regardé autour de moi. D'abord le chef, et maintenant eux m'étais je dit. Donc pour moi ils voulaient aussi confronter ma mère et cette fois-là, je n'avais pas l'intention de laisser faire. - AURIOLE : Je vous ai demandé ce que je vous sers. Dis-je d'un ton sévère. Après mes mots, ils n'ont plus rien dit à propos de ma mère ou bien de la maîtresse et ils m'ont juste passé leur commande. J'avais eu l'impression qu'ils avaient même été effrayés - Heh ! On veut... On veut... - Donne nous les oranges pour 500 s'il te plaît. Je sors et je leur donne, puis ils me tendent un billet de 2000 FR. - AURIOLE : Moi je n'ai pas la monnaie... - On fait alors comment. - AURIOLE : Reprenez votre argent et vous me rendez mes oranges. Pendant que nous sommes en train de réaliser cette action, je suis en train de vouloir leur rendre leur argent et nos mains finissent par se toucher. - Euh... Ma fille, donne nous les oranges et on vient pour prendre la différence à la maison. Me dis celui avec qui main ma s'était frôlé. Je n'ai pas le temps de répondre qu'ils sont déjà en train de partir. Nous sommes au marché, alors les commentaires sur ce qui vient de se passer qu'ils croient connaître font bon train. L'heure arrive de rentrer et je vois Anastasie venir. - ANASTASIE : Tu ne rentres pas ? Il est déjà tard. - AURIOLE : Bien sûr que je rentre. Je dors souvent ici ? Elle m'aide à emballer et nous rentrons. Sur le chemin qui mène à la maison quelques choses de bizarre se produisit. Nous sommes en train de marcher quand je vois deux hiboux venir se poser sur la branche d'un arbre juste devant nous. Les hiboux nous fixe et moi aussi et je remarque que ce ne sont pas des hiboux ordinaires. C'est des humains transformés, je le sais parce que leurs yeux sont ceux d'un humain. Ils ne nous lâchent pas du regard jusqu'à ce qu'on traverse l'arbre puis subitement derrière moi, j'entends un gros éternuement. Et quand je me retourne pour voir qui est derrière nous, que vois-je ? Ou qu'est-ce que je remarque, c'est l'un des hiboux qui vient d'éternuer, mais alors éternuer comme un homme. Pendant que je suis encore en train de les regarder, il éternue encore. - ANASTASIE : m***e, je ne savais pas que les hiboux aussi pouvaient aussi avoir le rhume hein. Puis, elle se mit à rire. En guise de réponse je lui dis : - AURIOLE : Dépêchons-nous Anastasie... Tu aimes trop rire. Nous arrivons à la maison, son père n'est pas encore rentré. Nous entrons à la cuisine pour nous préparer à manger, depuis le matin rien n'était passé au feu. On termine autour de 20 h. Entre temps moi j'attendais les pères du marché, j'avais même déjà dit à Anastasie. Mais, jusqu'ici ils ne sont toujours pas arrivés. On reste au salon avec Anastasie à bavarder de tout et de rien. On ne voit même pas le temps passer. Puis je sens la chaîne bouger. Elle fait d'étrange mouvement. Elle va dans un sens, puis dans le sens contraire. Ça m'inquiète et je me demande ce qui se passe. Il est déjà minuit passé et je me lève pour sortir de la maison pour voir si mama va bien quand je suis retenue par Anastasie. - ANASTASIE : Auriole... Avec ce qui s'est passé aujourd'hui, tu ne devrais pas sortir à cette heure de la nuit. Tu vas où ? - AURIOLE : C'est comme si ma mère a un problème, je dois aller voir. J'essaie encore de partir, mais elle me tient encore. - ANASTASIE : Auri, je t'assure, qu'il ne faut pas que tu sortes. À un moment pendant qu'elle me parlait, j'ai commencé à avoir une peur, mais quand la chaîne s'était remise à bouger avec de gestes brusques, je lui dis. - AURIOLE : Lâche-moi Anastasie, ou tu répondras devant ma mère. Elle hésite un peu, mais finit par me lâcher. J'étais en train de m'avancer vers la porte quand soudain j'entendis deux bruits distinct. Un bruit lourd comme si quelque chose était tombée sur la cour et tout de suite après ça, j'entends des bruits de pas s'approchant de la maison. Je prise peur et Anastasie vint à côté de moi. Et puis toc toc toc. Quelqu'un frappa à la porte, du coup je m'étais demandé qui ça peut être, à cette heure. J'avais peur de ne serait-ce que demander « c'est qui ? » mais la personne frappa de nouveau et c'est Anastasie qui répondit. - ANASTASIE : Oui, c'est qui ? - Ma fille, c'est nous, nous sommes venus pour notre remboursement.
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD