« Après quinze heures de marche, nous allâmes frapper au milieu d’une forêt, à la porte d’un bûcheron qui nous donna l’hospitalité. J’étais brisée, je m’endormis sur un grabat, d’un profond sommeil. Quand je m’éveillai, je poussai un cri d’effroi, le Magyar était debout à mon chevet. « — Madame, me dit-il avec calme, vous avez voulu m’échapper, votre espérance était insensée ; ma femme sera morte dans trois mois, après je vous épouserai. D’ici là vous m’appartenez corps et âme, je suis votre maître, et si vous essayez encore de me fuir, je vous tue. « Je frissonnai, il reprit : « — Quant au serviteur qui vous a suivie, vous allez voir comment je saurai le mettre dans l’impossibilité de recommencer. Il appela, le Persan parut. Le Magyar ne prononça pas un mot, mais il prit un pistolet à

