Allongée sur le lit, appuyée sur un coude, nue, tu me regardes. Je n'ai qu'un long peignoir blanc. Ton regard m'invite. Je m'approche de la petite table pour attraper une feuille soigneusement pliée et je te la tends. Etonnée, tu commences sa lecture. - une ordonnance ? - Oui, une ordonnance. Ne m'as tu pas dis être "malade" de ce manque de nous voir ? Que tu ne cherchais pas à t'en guérir mais que tu prendrais tout soin pour tenir ? Alors, j'ai pris la peine de coucher mes prescriptions... Et comme je n'aime pas déléguer aux autres ce que je peux faire, je vais m'assurer que les respecte... à la lettre. D'abord surprise, tu devines mes intentions, et la "malade" devient alors de suite plus conciliante. Je m'approche du pied du lit, un genou dessus : - Par contre, c'est à toi de respe

