Pendant cette vague de chaleur que connut le pays, j'avais pris l'habitude de me réfugier dans le bois voisin, en bordure d'une rivière, pour profiter de sa fraîcheur. Les lieux étaient habituellement déserts, seul, de temps à autre, un promeneur croisait mon chemin, m'interrogeant du regard pour savoir ce que faisait seule dans le bois. Il est vrai que, malgré mes quarante deux ans, je devrais me méfier d'éventuel rôdeur, qui sillonnent la région, en cette période estivale. Nous avions découvert, mon époux et moi, cet endroit isolé, il y a environ vingt ans, et nous y revenions assez souvent. Il n'a pu venir cette année, étant retenu pour affaire. Nous avions décidés de ne révéler à quiconque, cet endroit paradisiaque, une sorte de c*l de sac où le lit de la rivière était un peu p

