Le convoi était prêt à partir : deux chariots capotés ainsi qu’une diligence, escortés de trois hommes, Lestan, puis moi. J’avais installé Naïs et Rayne à l’avant de l’un des chariots, tandis que l’Ancien et moi restions à leurs côtés, sur nos montures respectives. Le marchand me remit la moitié de l’argent au départ, le reste à l’arrivée. Je n’y voyais pas d’inconvénient. S’il essayait de m’entourlouper, je lui montrerais de quelle manière on punissait les escrocs à Mantaore. Le convoi se mit en route en début de matinée, sous un Soleil déjà brûlant. Dès que nous eûmes quitté la ville, la voie se transforma de pierrailles en terre battue envahie de nid-de-poule et ceinturée de pins parasols et de broussailles. J’avais acheté un chapeau en ville que je calai sur mon crâne pour m’abriter

