Les jours suivants furent tout aussi longs et aussi pénibles que les précédents. La chaleur continua de croître au point que je suais à grosses gouttes. Naïs me gui-gnait du coin de l’œil, toujours. Je ne l’avais jamais remarqué auparavant. Chaque fois que je me déplaçais, elle regardait où j’allais. Je ne la comprenais pas. Je lui faisais l’amour chaque fois qu’on en avait l’occasion, chaque fois que la douleur dans mon ventre s’atténuait, chaque fois que je devenais fou de désir pour elle. Elle s’accrochait à mes épaules, elle gémissait encore et encore. Elle s’offrait, mais quelque chose manquait. Elle ne se donnait pas entièrement. Elle retenait quelque chose. Quelque chose pour elle-même. Quelque chose qu’elle ne souhaitait pas partager. Et ça me rongeait de l’intérieur. J’en devenais

