-------------Dans la peau de SAÏD
Je suis dans ma chambre et je viens de recevoir l'appel de MOUSSA, qui m'a dit que AMINA a accouché d'une fille hier soir. Il m'a même envoyé une photo d'elle et me signale qu'Amina était furieuse. En tout cas sa ne doit pas me surprendre d'elle après que je l'ai abandonné à son sort.
Je regarde mon téléphone qui sonne et voit que c'est une fille que je fréquente ici qui m'appelle, mais je ne vais même pas répondre à son appel, "niaké wouma nonou diome way, amena louma doye seuk ak barké ".
Il faut que j'affronte mes parents, je sais que ça ne sera pas chose facile, mais je n'ai pas le choix, il faut que je prenne mes responsabilités et faire fasse à la situation. Je ne sais pas encore comment, mais je saurai, je sais que le plus difficile sera d'affronter mon père, mais Dieu est grand.
-------------------------- Dans la peau de Moussa :
J'ai eu à mettre Saïd au courant de ce qui se passe ici et j'espère qu'il prendra ses responsabilités et assumer une bonne fois pour toutes. Il faut qu'il grandisse.
Pour ma part, je prends congé avec les femmes. Après ce que Sara m'a fait je n'ai plus le temps pour les filles. Elle m'a tellement déçu, j'avais une confiance aveugle en elle, je m'apprêtais à la marier, mais voilà une vraie g***e sans pudeur. Je ne sais pas ce qui l'a poussé à se comporter ainsi et pourtant elle ne manque de rien, je fais tout pour elle ; je la loge, la nourrit, mais je viens de remarqué que ça ne lui suffisait pas. En ce moment elle est toujours à l'appartement, je ne vais pas la chasser elle na qu'à rester là-bas le temps qu'elle voudra, cela m'importe peu. Et si je regarde bien ce qui arrive à Saïd en ce moment vraiment il faut qu'on change. "Mane mom ay thiakhane si bopam la dotoul def", dorénavant je vais prendre ma vie en main et travailler.
Je m'allonge sur mon lit pour récupérer un peu avant d'aller à la salle de sport.
Même pas 5mn je vois ma mère débarquer dans ma chambre, "ay louma défati".
- Elle : "Yaw diogal ganane dagay nélaw ni" Arrête de faire semblant de dormir, ça ne te réussit pas devant moi.
- Moi : Qu'est-ce que j'ai encore fait ?
- Elle : C'est à toi que je demande ce qui se passe. Viens dans le salon tu sauras.
Je me lève du lit et la suit au salon en étant stressé. J'entre et trouve AMINA et son bébé dans le salon. Bordel, mais qu'est-ce qu'elle fait là, elle aussi, depuis que je la connais elle ne m'attire que des problèmes.
Ma mère : Moussa ne me dit pas que c'est toi le père de ce petit être. J'ai ouvert la porte à cette jeune fille qui me demande ensuite de te remettre le bébé et que tu sauras quoi en faire. Qu'est-ce que cela voudrait dire ? Oh Seigneur Dieu ! Je savais qu'un jour ou l'autre, tu allais me taper la honte.
Moi : Euh Ma, on va discuter plus tard et tu vas tout comprendre, laisse-moi juste discuter avec AMINA et je te reviens.
Elle s'en va en marmonnant des choses que je ne comprenais pas, en me lançant des tshiiiip et un regard tueur.
Je me retrouve seul avec Amina et son bébé.
- Moi : Que se passe t-il AMINA ?
- Elle : Je suis venu vous donner votre enfant. Tu es le second de Saïd et tout sais où il se trouve en ce moment, alors va le chercher et donne-lui son enfant de ma part. Je n'ai pas le temps pour les sottises.
- Moi : Mais tu es devenue folle Amina. Tu veux abandonner ton enfant comme ça sur un coup de tête, une fille en plus, soit raisonnable toi aussi.
- Elle : Mais dit moi qu'a fait Saïd, il a fui ses responsabilités et nous a abandonné. Je ne le ferai pas à sa place, il n'a qu'à se débrouiller. "dou mane nak maye tokk fi diko téyél bène khalé est ce que ya gui maye degg".
- Moi : Tu es une femme et maintenant une mère alors tu n'as plus le droit de faire certaines choses Amina. Je discuterais avec Saïd afin de lui faire entendre raison........
- Elle : Une chose est sûre, si je savais où habite les parents de Saïd, tu ne me verrais même pas ici pour te demander quoi que se soit.
- Moi : S'il te plaît arrête tes enfantillages. Cet enfant a besoin de téter le sein et tu veux l'abandonner après 5 jours de naissance. N'as tu pas un cœur ? N'as-tu pas peur pour l'avenir de cette petite ? Je t'ai dit que je parlerais à Saïd alors tu rentres avec ta fille et tu attends mon coup de fil.
- Elle : Tu me l'avais promis et pourtant rien à changer depuis combien de mois alors mon cher MOUSSA au revoir.
Je n'ai même pas fini qu'elle se lève et sort de la maison.
Comment vais-je faire avec cet enfant qui n'a même pas encore été baptiser ; Saïd est un vrai c*****d. Comment vais-je gérer ça moi ?
Dites-moi juste une chose, que dois-je faire ?
Je prends l'enfant qui était en train de dormir paisiblement. Les enfants sont insouciants. Elle ne sait même pas qu'elle a des parents irresponsables qui viennent de l'abandonner.
Je la regarde dormir elle est si douce et ressemble tellement à Saïd surtout son petit nez.
J'entends des pas, je relève la tête et vois que c'est maman, elle s'assoit en face de moi sur le canapé et me regarde avec mépris.
- Elle : je t'écoute
- Moi : Ma ce n'est pas mon enfant calme-toi, s'il te plait.
- Elle : Elle est de qui alors
- Moi : C'est la fille de SAÏD
- Elle : Quoi ? Comment ça ? J'ai bien entendu le nom de Ahmed Saïd ?
- Moi : Oui, c'est sa fille
- Elle : Et pourquoi sa maman vient te donner l'enfant ?
- Moi : Parce que SAÏD est en voyage et elle ne connaît pas chez lui.
- Elle : Mais comment est-ce que cela peut arriver ? Elle se donne à un homme comme ça, sans même avoir des infos sur lui et sa famille, sans le connaître. Mais c'est quel genre de vie ça ?
Ou se trouve votre pudeur ? De toute façon vous êtes tous pareil, que ça soit SAÏD ou la fille, ils sont tous les 2 responsables de leurs actes. (Mane dal djiguène gni diakhal nagn ma khawma kagn laniouy yéwou rek diap sène tate yi diko diokhé melni kou yoor sow mouniouy sarakhé.
Maye wakh yène guène eumbeul domou diambour baparé daw, Saïd kay voyage bou gaw bi ndékété li ladone daw wayé dou téré dé kène ladoul couvrir amolène diome, amolène foula ni fayda. Guène fokk ni doug ak guène ak khalé you djiguène yi adouna la thiiiiimmm rousslo niit rek guène meune. DIAROUL GAMAY KHOL SA BEUT YI GAY MELNI NIOMBAR AK SAY NOPP)
Ma mère nous traite de tous les noms d'oiseau en wolof, elle se permet de me tenir responsable de la situation.
- Moi : Ma toi aussi, est-ce que c'est moi qui ai enceinté la fille ?
- Elle : Fiche-moi la paix Moussa, vous êtes pareil. Tu sais quoi, appel tout de suite Saïd et qu'il revienne au pays dans les plus brefs délais. Ensuite allons chez les SALL, il faut qu'ils soient au courant et que chacun prenne ses responsabilités. Regarde-moi cette pauvre petite fille qui n'a pas demandé à naître, elle a juste des parents ingrats.
- Moi : Mais Maman les parents de Saïd ne sont pas au courant de ce qui se passe, laissons le temps à SAÏD de rentrer et ...
- Elle : Tu me prends pour qui toi ? Tu crois que je vais vous couvrir après cette énorme bêtise ? Aujourd'hui MARIEME BA saura ce que foutait son fils chéri sous la protection de son idiot de cousin. Je veux que tu te lèves et me suis sans que je ne le répète.
La petite commence à pleurer, sûrement ce sont les cris de maman qui l'ont réveillé. Elle pleur tellement que je ne sais plus quoi faire.
- Maman : Donne la moi et ouvre le sac pour voir s'il y a un biberon. Imbécile, Appelle-moi Amy pour qu'elle chauffe de l'eau.
Je lui donne la petite et part appeler Amy notre servante.
Quelques minutes après elle revient avec le biberon et le donne à ma mère. Elle tète le bébé qui se calme de suite. Elle avait sûrement faim. Tout ça à cause d'Amina.
(Mane dé ma si geuna dééé comme si mane ma eumbeulone).
Je me retire du salon et appelle SAÏD pour le mettre au courant de la situation parce qu'aussi je n'en peu plus des reproches de maman alors que je ne suis pas coupable. En plus je sais qu'une fois arrivé chez Tonton Bachir, la situation va empirer. Pa Sall risque de piquer une crise cardiaque, c'est sûr.
Moi : Allo Bro cava ?
Lui : Juste fatigué, mais cava, je viens de rentrer du travail.
Moi : C'est bien en tout cas il y a un gros problème ici.
Lui : Que se passe t-il ?
Je lui explique tout ce qui venait de se passer et tout ce que maman a dit.
Lui : CATASTROPHE
Moi : Boy tu n'as plus le choix réserve un billet de suite, tu sais bien que Pa Sall t'appellera une fois qu'on arrive chez toi et qu'il pose son regard sur ta fille qui te ressemble comme deux gouttes d'eau. Prépare-toi à encaisser.
Lui : Moussa je t'en prie, parle avec Badiène pour la convaincre de garder la petite jusqu'à demain, je prends un vol ce soir ou demain matin inchallah, j'affronterais papa personnellement, car je sais que s'il l'apprend de la bouche d'un autre je serais 7 pieds sous terre demain.
Moi : Que crois-tu que je faisais depuis quelques heures ? Ne te fout pas de ma gueule. Maman ne veut rien entendre et tu sais très bien qu'elle est la plus têtue de la famille, d'ailleurs ils le sont tous, ce n'est pas pour rien que ton père et ma mère sont cousins, ils sont impulsifs. Maman ne veut rien entendre. En plus tu dois savoir que la petite n'est pas encore baptisé, elle n'a que 5 jours.
Lui : D'accord, demain je serai au Sénégal au plus tard l'après midi. De toute façon, je sais ce qui m'attend et qu'ils ne vont pas me rater.
Moi : Ok a demain et souhaite-moi bonne chance pour que Pa Sall ne me confonde pas avec toi et coupe ma tête en deux.
Je raccroche et part avec ma mère chez les SALL....................
---------------- Dans la peau de SAÏD:
Je suis dans de salles draps ; je suis trop irresponsable, je devais m'attendre à ce que AMINA fasse une dinguerie. Qu'est ce qui m'a paris aussi de les abandonner, mais dorénavant je vais grandir et prendre mes responsabilités. Tout d'abord je vais prendre une disponibilité à l'entreprise pour pouvoir rentrer au pays, affronter, gérer mes problèmes et rectifier mes erreurs.
-------------------Dans la peau de MOUHAMED EL BACHIR SALL
Je n'en crois pas à mes oreilles, Ahmed Saïd n'a pas osé. Ah non !
Je viens d'écouter le récit de Moussa, meilleur ami de mon imbécile de fils, me raconter toute l'histoire. Alors comme ça, Saïd a mis enceinte une fille comme si cela ne lui suffisait pas, il perd ses couilles et l'abandonne.
Je me lève du fauteuil où j'étais assis en laissant mon épouse toujours sous le choc et nos hôtes dans le salon, je rejoins mon bureau qui se trouve à l'étage. Il faut que je parle à ce bon a rien.
Je compose son numéro et ça sonne à l'autre bout du fil, après 5 sonneries, il décroche.
- Lui : Allô PA !
- Moi : "Boulma ni PA, boulma ni MAME", espèce d'imbécile, AHMED SAÏD TU TE FOU DE MOI ?
- Lui : Non Pa attend que je t'explique.
- Moi : Que tu m'explique quoi ahmed saïd, "yaw do rouss, do ame gatié". TU M'AS TELLEMENT DÉÇU QUE JE NE N'AI PLUS ENVIE DE TE PARLER NI DE TE VOIR. Avec tout l'espoir que j'avais en toi, tout l'estime que tu avais devant moi. TU M'AS DÉÇU. Tu es un irresponsable, un ingrat de la pire espèce, "yaw comme si diouroumala". Est-ce que tu m'as une fois vu faire des choses allant à l'encontre de ma religion ? Est-ce que je ressemble à un c*****d moi ?
- Lui : Non, Pa excuse-moi, c'est juste que ...
- Moi : Écoute tu n'as rien à dire, tu me fais chier. Je me suis tué au travail pour vous, quand j'avais ton âge, je n'avais pas le temps de m'amuser juste pour que vous grandissiez dans les meilleurs conditions possibles et que vous étudiez dans les meilleures écoles du pays.
J'avais confiance en toi, je préparais ma retraite en me disant que tu deviens un responsable surtout après l'exploit que tu as fait au sein de cette entreprise française.
Mais eeeeeh Dieu tu n'es qu'un trompeur, un irresponsable. Comment peux-tu avoir l'esprit tranquille en abandonnant ton sang ? Tu n'as pas froid au yeux, "yaw khana sa yarame dou daw, tekk niit gatié rek nguène meune, ga melni kou diangoul alkhourane yaw ndékété" tu faisait le fils correct et bien éduqué devant nous mais dehors tu es autre, espèce de margouillat.
C'est bien, je t’applaudis tu es très fort ; tu as intérêt à ce que demain matin tu sois là.
Je raccroche de suite, je commence à m'étouffer, j'ai besoin d'air, c'est comme ci on me plantait des couteaux à la poitrine.
------------------- Dans la peau de Moussa :
Nous étions assis dans le salon avec les 2 mamans qui me font la morale, le bébé dormait dans les bras de Moumi qui est venue entre temps.
On voit tonton descendre les marches de l'escalier en se tenant la tête avec une démarche lente comme s'il ne se sentait pas bien, puis il tombe des escaliers subitement.
Tous apeurés on court vers lui, mais je demande aux autres de reculer pour qu'il puisse respirer.
- Tata marième : Oh mon dieu ! Habibi réveil toi. Wallahi si Sall meurt SAÏD NE SERA PLUS CONSIDÉRÉ COMME UN FILS DE LA FAMILLE. Je ne lui pardonnerai jamais.
Je m'accroupie devant lui et prend son pouls.
- Moi : Tata respirez et restez calme, il s'est juste évanouie, il respire encore.
-Bonjour ! Mais que se passe t-il ici ?
C'était Babacar qui venait d'arriver
- Bonjour grand, au fait tonton s'est évanoui appelle le médecin de la famille et vite s'il te plait.
- Tata : Fait vite mon fils, ton père avait des problèmes de cœur cela fait maintenant 4 mois qu'il suit un traitement.
Babacar s'en va au loin pour appeler son spécialiste. Pendant ce temps, je relève tonton avec l'aide du gardien, MAMADOU, et l'allonge sur le canapé.
- Babacar : Le médecin arrive, mais pouvez-vous m'expliquer ce qui s'est passé et qui est ce bébé dans les bras de Mouminatou.
- TATA : Le bébé est la fille de ton frère Saïd. Il a enceinté une fille dont on ne connait ni sa famille, ni son domicile, ni qui elle est. Et puisqu'il est irresponsable, il a quitté le pays sous prétexte qu'il voulait changer d'air, mais les preuves sont là-devant nous. "ndékété yooo domérame dji li motakh mou guène si deuk bi. Ay mane té ma youkhou ".
Dans un silence insupportable, on voit le médecin entrer dans le salon, babacar se charge de le ramener prêt de son père.
Après la consultation du médecin qui prescrit à tonton des médicaments et un repos total, je décide de rentrer à la maison en attendant l'arrivée de Saïd.
-----------------------Dans la peau de SAÏD
Après l'appel de mon père, je prends mon vol que j'avais déjà réservé quand j'ai reçu l'appel de Moussa
Mais j'ai peur de rentrer chez moi, car je sais que je ne m'en sortirais pas comme ça, je sais que je l'ai tellement déçu qu'il ne veut plus me voir ; j'ai peur de sa réaction quand je lui ferai face
Je me prépare éventuellement à toute éventualité, j'ai peur qu'il me chasse de la maison avec ma fille ; comment vais-je faire dans ce cas ? j'ai été bête et naïf.
Pendant tout le vol, je n'ai pas fermé l'œil.
Arrivée à l'Aéroport International Blaise Diagne, je récupère mes valises et sort retrouver Moussa, mon meilleur. Je le vois au loin adossé sur le capot de sa voiture et le rejoint.
- Salam mon frère
- Lui : Salam bro, bonne arrivée.
- Merci, alors allons y pour que j'affronte enfin mes parents, je sais que je vais passer de sales heures, mais si jamais je me fais jeter de la maison, tâche de m'héberger en guise de bonne foi.
- Lui : Je te l'avais dit, mais tu es trop têtu, te voilà maintenant devant le fait accompli, tu es trop c*n, grandi un peu.
- Je pense que tu n'as pas besoin d'en ajouter toi aussi.
On entre dans la voiture et il prend la direction de l'autoroute à péage.
Arrivé à la maison, nous entrons et je dépose mes bagages devant le salon où on trouve toute la famille sauf papa, assise dans un silence très pesant, même la maman de Moussa est là ainsi que des tantes et je suppose aussi que c'est le baptême de ma fille, car je vois l'imam assis a même le sol tenant mon bébé dans ses bras.
Ma mère lève sa tête et me regarde avec déception. Je ne peux pas soutenir son regard, j'ai honte de moi, j'ai mal agi et je sais que j'en paierai le prix.
Moussa qui était parti parler avec ma tante, reviens pour me demander le nom que je voudrais donner à ma fille, je le lui souffle à l'oreille.
Et j’entends l'imam dire que ma fille s'appelait MARIEME SALL, comme ma mère.
Celle ci me jette un regard plein de colère et de mépris, ce qui me rendait encore plus honteux devant elle..................
A SUIVRE !