Le messager Après avoir subi l’assaut des brigands puis de la soif, en route pour les marchés anatoliens, les marchands azéris hâtent le pas vers le caravansérail. Pourtant, le voyage avait été bien planifié, notamment en renforçant la caravane de nombreux voyageurs, commerçants, historiens, savants, étudiants, pèlerins et gardes armés ; un convoi de deux mille têtes, humains, chameaux, mulets et chevaux confondus. La troupe se disperse dans la forteresse pour diverses occupations. Alors que la nuit absorbe dormeurs et soleil, à la lumière de la lune, des musiciens improvisent un mugham. Ils font naître, de leurs luths, kamânches et grands tambours, une mélodie ancienne de leur pays ; un chanteur y place un poème d’Abu Yazid Bistami. Dans mon cœur tu as semé le grain d’amour. Avant le jo

