Les combats Après avoir traversé l’Euphrate, des plateaux calcaires et secs, des djebels pelés, le voyageur parvient enfin à Damas. Aucune rivière ou pluie pour le désaltérer. Son corps et son âme ont soif d’eau et de réconfort. Le pèlerin avait, des terres de la main droite à celles de la main gauche, englobant la Palestine et la Syrie, égrené sur son passage des poèmes et des chants mystiques de l’Islam. Face à la ville du Jasmin, comme la nommaient ses hôtes quand il mendiait en chemin, il livre sa pensée par les mots de l’Andalou, Abû Madyan, dont les vers sont venus jusqu’ici. Ce bas monde nous pèse quand Vous nous êtes absents Et, mue par le désir, notre âme vers Vous elle tend. Mort est Votre distance, et vie Votre présence. Un temps nous quittez-Vous, sitôt nous péririons Vou

