CHAPITRE 3

1524 Words
PDV DE CAMILLA Clack ! ! Je ne finis même pas la phrase que je reçois un violente gifle qui me fait tomber par terre . Là , mon père s'approche de moi et m' attrape par les cheveux . Gérald : TU TE MARIERAS QUE TU LE VEUILLES OU PAS C' EST CLAIR ? ? Espèces de petite ingrate ! Nous t' avons nourri , logé et blanchi et c' est comme ça que tu nous remercies ? C' est vraiment pas croyable ! . dit mon père en serrant de plus en plus mes cheveux . j' ai l' impression qu' il veut les décoller de ma tête Vu la douleur que je ressens maintenant . Je sens les larmes roulées de mes yeux , et la douleur s' intensifiée encore . Sabrina : Je ne te comprends vraiment pas . Normalement tu devrais être heureux de te marier à ma place puisque tu m' as toujours envié . C' est l' occasion de réaliser l' un de tes plus grand : ' ' être à ma place ne serait - ce qu' une seule fois dans ta misérable vie ' ' Miranda : Ça c' est vrai ! Montre toi un peu utile dans ta au lieu de profiter de nous comme un parasite . Mon père me lâche les cheveux en me projetant sur le sol . J' essaie de me relever mais j'ai un énorme mal de tête . Il me donne quelques coups de plus avant d' appelle les servante restées devant la porte . Gérald : Enfermé la dans la cave et ne lui donner pas à manger tant que je ne l' aurai pas ordonné . Ça devrait la faire réfléchir . Servantes : Bien Monsieur ! ! . Elles me font sortir de la pièce en me tenant les bras de peur que je ne me débattes où essaie de m' enfuis . Honnêtement dit je ne vois pas ce que je pourrais faire dans ce état . J' ai tellement mal . Je me demande même si je n' ai pas une ou deux côte ( s ) cassée ( s ) . Mes larmes ne cessent de couler . C' est peut - être le prix à payer pour m'a cupidité après tout j' ai toujours envié Sabrina et même rêvé d'être à sa place un jour mais . . . pas comme ça ! Je voulais être reconnue pour mes efforts , pour ce que je suis et non être utilisée comme son substitut . Nous arrivons à la cave . Les servantes me poussent à l' intérieur et ferment la porte à clé . L' odeur de poussière et de moisissures me montent au nez ce qui n'arrange pas mon mal de tête . En passant ma main sur mon visage, je remarque que je saigne du nez . C' est pas vraiment étonnant avec tous les coups que je me suis prise . ELLIPSE Cela fait plusieurs jours que je suis enfermée dans cette chambre austère . Pas parce que j' ai fait quelque chose de mal, mais parce que ma mère l' a décidé . " Tu n'as rien à faire en bas , " a - t - elle dit d' un ton glacial avant de verrouiller la porte . Avant cela, j’ avais passé trois jours dans la cave , à trembler dans l’ humidité et l’ obscurité, sans nourriture punie pour avoir essayer de prendre ma vie en main . J' essaie de trouver une position confortable sur le matelas dépourvu de draps. Le froid de la pièce me glace les os, mais je suis habituée à ce genre de conditions . Par la petite fenêtre au - dessus de moi, je peux apercevoir un bout de ciel . Aujourd’ hui, il est d’ un bleu éclatant, sans un seul nuage . Cela semble presque cruel, comme si la nature elle - même voulait me narguer avec cette promesse de liberté que je ne peux pas atteindre . À chaque fois que je fixe cet horizon, mon esprit vagabonde . Je m’ imagine loin d’ ici, quelque part où je pourrais être moi - même, où je pourrais respirer sans craindre les regards de ma mère ou les reproches de mon père . Une vie où je ne serais pas comparée à Sabrina à chaque instant . Mais la réalité me rattrape vite . Je vais me marier. Pas par choix. Pas par amour. Pas par envie. Mais parce que c’est ce que veulent mes parents . J’ entends des bruits de pas précipités dans le couloir . Sabrina, sans doute . Sa voix perçante traverse la porte close . Sabrina : Maman ! Tu sais où est mon passeport ? Mon vol est dans trois heures, et je ne trouve rien dans ce foutoir ! Miranda : Regarde dans la commode de ta chambre, Sabrina ! Je vais te le trouver si tu n’y arrives pas ! Sabrina s’ apprête à partir pour Harvard, sa deuxième année . C’ est tout ce qui compte pour ma mère en ce moment . Mon mariage est relégué au second plan, une formalité dont elle s’ occupera une fois Sabrina dans l’ avion . Tout tourne autour de ma sœur, comme toujours . Elle est la fierté de mes parents, la future avocate brillante de la famille . Enfin si elle arrive à faire fonctionner son cerveau pour autre chose que le maquillage ou les vêtements . Moi ? Je ne suis qu’ une ombre dans cette maison, une présence tolérée, rien de plus . Sabrina a tout : l’ argent, le statut, l’ amour inconditionnel de mes parents . Elle n’ a même pas besoin de faire d’ efforts pour briller . Tout lui est servi sur un plateau d’argent . Pendant ce temps, je dois me battre pour obtenir le strict minimum . La porte de ma chambre s’ ouvre brusquement, interrompant mes pensées . Ma mère entre, un carnet en main . Elle ne me regarde même pas . Ses yeux restent fixés sur ses notes, et son visage est fermé, concentré . Miranda : Nous avons beaucoup de choses à faire, Camilla . Le mariage est dans deux semaines, et je refuse que tu nous fasses honte . Je la fixe, silencieuse . Les mots restent bloqués dans ma gorge . Je veux lui demander pourquoi elle me traite ainsi , pourquoi elle ne m’aime pas, mais je sais que cela ne servirait à rien . À chaque fois que j’ ai tenté d’ obtenir des réponses, cela s’ est terminé par des cris ou des coups . Alors je garde la tête baissée, les poings serrés sur mes genoux . Miranda : Je t’ ai déjà réservé une robe . Simple, mais correcte . Ne t’ attends pas à quelque chose de grandiose, ce n’ est pas comme si tu étais Sabrina . À chaque mot qu’ elle prononce, je ressens un poids supplémentaire sur mes épaules . Je ne suis pas Sabrina . Je ne le serai jamais. Et c’est pour cette raison que je suis enfermée ici, isolée de tout, tandis qu’ elle s’ apprête à prendre un avion pour Harvard, entourée d’amour et d’ admiration. Miranda : Assure - toi d’ être prête lorsque je viendrai te chercher pour les essayages. Et n’ essaie pas de te rendre malade ou de pleurer . Personne ne veut voir une mariée misérable . Elle quitte la pièce sans attendre de réponse, laissant derrière elle un silence lourd . --- Le soir tombe rapidement . Je distingue des éclats de voix venant de l’ entrée . Sabrina et ma mère parlent fort, riant par moments . Je reconnais aussi la voix de mon père, un ton rare dans cette maison . Sabrina dit au revoir, entourée de l’attention de tous . Je m’ asseois près de la fenêtre, regardant les étoiles apparaître une à une dans le ciel nocturne . Ce silence qui m’ entoure est à la fois apaisant et terrifiant . Mon avenir me semble si incertain, si sombre . Mais je n’ai pas le choix . Je vais me marier . Parce qu’ ici, dans cette maison, mes choix n’ont jamais compté . Plus tard dans la nuit, je m’ allonge sur le lit, incapable de trouver le sommeil . Je repense à tout ce que j’ ai vécu ici, à chaque moment où j’ ai été ignorée, punie ou rabaissée . À chaque fois que j’ ai espéré un mot gentil de ma mère ou un geste d’ affection de mon père . Ces souvenirs me hantent, et je sens les larmes monter à nouveau . Mais je les ravale . Pleurer ne changera rien . Demain, je recommencerai . Je garderai la tête baissée, je ferai ce qu’ on attend de moi, et j’battendrai que tout cela passe . Un jour, je me promets, tout cela prendra fin . Un jour, je serai libre de décider par moi - même . Pour l’ instant, je dois survivre .
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