Chapitre 12

1016 Words
****MYRIAM**** * Dès les premiers rayons du soleil, j’ouvre les yeux en ayant mal sur tous les membres, ils m’ont laissée attachée ici durant toute la nuit. Même une goutte d’eau n’est passée à travers ma gorge depuis hier. Le premier à apparaître est Zahir, torse nu. Zahir : alors, sa majesté à retrouver ses esprits ? Je baisse les yeux fatigués. Zahir : j’aime que l’on me réponde quand je pose des questions. Moi : de… l’eau… Zahir : quoi ? Moi : de l’eau …s’il vous …plaît ! Zahir : oh de l’eau, dommage je ne suis pas une de tes servantes. Moi : s’il vous plaît ! Zahir : hum, de l’eau ? Laisse-moi le temps de réfléchir si tu le mérites bien ou pas… Voilà Abiba qui sort de la même tente que Zahir avec sa tenue de servante du palais. Abiba : je dois y aller . Zahir lui fait signe d’approcher avant de tirer sa tête pour coller leur bouche dans un b****r bien baveux alors qu’il tripote ses fesses. Zahir : travaille bien ma p**e. Je vois Abiba sourire en partant. Je me demande comment elle peut tolérer d’être surnommée la p**e sans réagir. Elle n’a aucune dignité propre ? Zahir : c’est toi qui va me servir de distraction dorénavant. J’ai du dégoût en sentant son haleine nauséabonde proliférer devant mes narines. Ça donne envie de gerber mais je n’ai pas envie encore de me faire battre, donc je me tais tout en retenant du mieux que je peux mon souffle le temps qu’il s’éloigne, ce qui ne tarda pas. Il s’éloigne et plus tard je vois grand-mère sortir d’une autre tente en se dirigeant vers moi avec une tasse d’eau. Elle me répugne cette femme et me dire qu’il s’agit de la mère de mon défunt père me rebute. Je la déteste avec tout ce qu’elle vient de me faire pour de l’argent. J’aurais bien pu lui venir en aide si elle avait des soucis, mais pour quelques kilos d'or elle vient de me vendre à un démon. Ma Nafi : vas-y, bois. Si ce n’était pas pour étancher ma soif, je lui aurais recraché l’eau sur le visage mais mon corps manque tellement d’eau que je ne peux faire autrement que tout engorger. Ma Nafi : je suis désolée, mais ils m’ont menacée de tuer ton frère… Moi (silence) : … Ma Nafi : j’espère que Dieu te viendra en aide. Elle part comme elle est venue. ♡ QUELQUES JOURS PLUS TARD ♡ Zahir : amenez-la à la rivière puis douchez là avant de me l’apporter. J’ai froid au dos. Que va-t-il se passer ? Donc il va me v****r et je sais déjà que personne ne me viendra en aide. Je pleure les larmes de mon corps quand deux gardes viennent me tirer de là où je suis pour m’escorter alors qu’aucun autre ne les suive, jusqu’à ce que j’entende. Ma Nafi : je peux lui donner son bain ? Zahir le regarde perplexe, on dirait qu’il est méfiant vis à vis d’elle mais demande à une autre femme que je n’avais pas vu de nous accompagner. Les femmes marchent devant alors que je suis laissée en rade au milieu avec les deux gardes armés jusqu’aux dents derrière moi. J’invoque le Seigneur, je lui demande de me venir en aide, que je préfère mourir que de laisser cet homme me toucher. On marche plusieurs kilomètres avant de voir la rivière qui s’étend devant nous. Je m’arrête, mais l’arme d’un des gardes me pousse en avant. Puis la jeune femme me fait signe de m’approcher avant que Ma ne s’arrête à côté de moi. Moi : comment tu peux leur laisser me faire une chose pareille ? Elle détourne les yeux avant de dire. Ma Nafi : vous pouvez nous laisser un peu d’intimité ? L’un des gardes : Le roi a dit… Ma Nafi : je sais ce que le roi a dit mais pensez vous qu’il aimerait savoir que vous avez vu le corps de son nouveau trophée ? Ils se regardent entre eux avant de hocher la tête. L’autre : on est positionné là bas, si vous essayez de faire n’importe quelle tentative, vous serez mortes. Ils s’éloignent et mes larmes ne cessent de couler abondamment, la fille s’approche de moi pour me déshabiller mais je repousse ses mains en les sentant sur moi. Moi : ne me touchez pas. J’ai mal dans ma chaire, dans ma peau et dans mon sang. J’ai les membres endorlies de douleurs. Mes larmes coulent sans que je n’ai besoin de faire d’effort. La fille s’approche même lorsque je la repousse et vient me tirer les habits pour me les retirer. Je sais déjà ce que ça signifie et à la fin, je ne lutte plus. A quoi bon même ? Puis mes pensées s’envolent vers Rachid, il devrait être de retour depuis mais sûrement furieux après avoir constaté mon départ ou bien ma fugue. Quoi dire ? Quoi faire ? J’aurais tout donné pour me retrouver au palais à ce moment. Je ne peux croire que mon frère et ma grand-mère m’ont vendue à cet être abject. La fille me pousse les épaules afin que je m'assoie sur l’eau puis contre toute attente, un bruit provenant des arbres se fit entendre. Je prie que ça soit au moins les gardes du palais ou un sauveur quelconque, mais quand je vis son visage, je me morfonds de plus belle. Le garde: voilà le savon. La fille sort de l’eau pour aller le prendre avant de revenir sur moi et commence à me savonner le corps. Je ferme les yeux et me rappelle de mes bains au palais puis de cette première fois. La fille : c’est bon, nous avons fini. J’ouvre les yeux en sentant l’eau qu’on me passe sur le corps seulement cette fois, l’eau n’est pas chaude, mais hyper froide, je grelotte et mes dents s’entrechoquent à chaque fois que le vent de la fraîcheur me fouette le visage. Qui viendra à mon secours ? On m’enveloppe avec un pagne qui laisse à désirer avant que les deux gardes ne sortent de leur cachette pour venir nous reconduire à la base. Je prie au fond de moi. Qui sera là mon Dieu ? *****
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