Chapitre 11

1327 Words
Comme depuis quelques jours, je marche sur les pas de Mammy pour sortir du grand palais. Aucun garde ne me demande où je vais, seulement je sais que l’on me surveille même si c’est à distance, je le sais. On marche jusqu’à arriver au marché, personne ne semble me reconnaître ici, il faut dire que le roi n’a pas eu le temps de me présenter au royaume. Je marche jusqu’à sentir quelqu’un m'agripper le bras, je sursaute et avant que je n’ouvre la bouche, la personne pose sa main sur ma bouche en me tirant sur un espace vide. Le marché est tellement bondé qu’il n’a pas du mal à me tirer tout en pressant le pas jusqu’à loin des yeux indiscrets. Puis la personne portant une cagoule finit par enlever sa main et je pense à crier jusqu’à je vois ses yeux. Il plisse les paupières avant d’enlever son masque. Moi (surpris) : Gora ! J’ai du mal à croire qu’il s’agit de mon frère, tout de suite j’ai peur qu’il se fasse découvrir et finit une nouvelle fois dans les mains du roi. Mais il me défait de mon manteau quand une fille à peu près de ma taille ne passe prendre le manteau et mon frère me tend un nouveau. Moi : tu étais où ? Tu es fou de revenir ici et s’il nous voit ensemble. Gora : ça ne risque pas d’arriver. Moi : et où est Mammy ? Gora : ne t’inquiète pas pour elle, bref nous devons partir Moi : où, nous allons où ? Gora : ce n’est pas le moment de poser des questions Myriam, nous devons partir et tout de suite. Quelqu’un s’approche devant en tenant en laisse deux chevaux. Gora : vas-y monte. Il m’aide à grimper sur le dos du cheval avant d’en faire de même avec le sien. Puis le coup est parti, les chevaux se mettent à courir à travers la forêt comme s’ils avaient galopé cet espace toute leur vie. Beaucoup de questions me tourmentent l’esprit, pour une dernière, je tourne la tête en regardant derrière moi. J’ai déjà la nostalgie. On galope une demi-journée avant de nous arrêter devant un camp, je suis tellement épuisée que je ne me pose même pas de questions d’où nous sommes jusqu’à ce que je vois grand-mère sortir d’une tente le sourire aux lèvres. Dès que je descends du dos du cheval aidée par Gora, je vais à sa rencontre mais plus je m’approche plus mes membres s’alourdissent, jusqu’à ce que des yeux gris comme j’en avais connu avant ne rencontrent les miens, je m’arrête net. Ces yeux, non… Ma : approche ma fille. L’homme qui l’accompagne ressemble à un général de guerre et son regard me donne froid dans le dos. Voilà qu’il s’approche jusqu’à s’arrêter devant moi. Lui : voilà celle qui était tant attendue. Des exclamations de joies s’élèvent tout autour de moi, je remarque enfin ces hommes avec leur accoutrement qui laisse à désirer et leur démoniaque sourire avec un air bien pervers Moi : qui sont ces gens ? L’homme qui me fait face ricane avant de dire. Lui : laisse-moi me présenter, je suis Zahir, le chef des rebelles, le futur roi de Kayria. Mon Dieu, non ! ×××××××RACHID××××××× Pour la première fois, je rentre chez moi, serein et apaisé. Ce n’était pas dur de gérer les conflits du Nord, ce n’était que des amateurs qui voulaient se faire voir. On leur a tendu un piège avant d’en finir avec certains, les autres ont été captivés comme prisonniers. J’ai nommé de nouvelles têtes pour la bonne gouvernance de notre état. J’arrive devant les portes du palais qui s’ouvrent en grand et je fais face à mon bras droit, Omar puis les sages du village et mes généraux de forces armées. Je regarde parmi la foule, mais n’aperçoit nulle part la reine. Je descends de mon cheval en tendant la laisse à un des gardes. Les autre inclinent la tête à mon passage en signe de respect puis voilà Omar qui se rapproche. Omar : bon retour à vous notre roi. Moi : merci. Même si je sais qu’elle n’est pas là, je la cherche encore des yeux, se doutant sûrement de quelque chose. Omar s’approche avant de me chuchoter qu’il veut s’entretenir seul à seul avec moi. Moi : je dois d’abord voir la reine. Je le vois tressaillir, l’air d’un coup paniqué. Moi : quelque chose s’est passée durant mon absence ? C’est le silence qui répond à ma question et cela ne me plaît pas du tout. Moi : quelqu’un va me répondre oui ou non ? Omar : on cherche la reine depuis ce matin mon roi. De quoi il veut parle ? Moi : comment ça ? Omar : elle est sortie d’ici depuis ce matin accompagnée de sa grand-mère mais, on n’a plus aucune nouvelle. Seulem… Je fais valser la carafe d’eau que l’on voulait me servir qui s’écrase contre le sol dans un bruit sourd. Moi : comment avez-vous pu la laisser partir seule ? Omar : elle était… Moi : je veux une réunion de grande instance tout de suite. Je cours mes pas pour entrer dans ma suite, tout est calme, morose, je sens son odeur partout mais ne la vois nulle part. Où peut-elle bien être ? Ai-je fais un mauvais calcul en lui faisant confiance ? La colère guide chaque cellule de mon corps, je ravage tout ce que je rencontre sur mon chemin jusqu’à ce que mes yeux se posent sur ce bracelet du pied qu’elle portait depuis le premier jour. Il est soigneusement posé au milieu du lit comme s’il s’agissait d’un message à décortiquer. Je m’approche, prend le bracelet en le regardant de plus près. Puis une vérité naît devant mes yeux. Personne ne l’a enlevée, elle est partie de son propre chef. ××××××Myriam××××××× Moi (hurlant) : laissez-moi partir. Je crie, hurle mais personne ne m’écoute, je suis attachée dans le tronc d’un arbre comme si j’étais un voyou et que je méritais une sanction de mort. Après sa présentation, j’ai eu peur et j’ai annoncé à mon frère et ma grand-mère que j’avais changé d’avis et que j’allais retourner à ma place quand ils m’ont tous ri au nez avant que Gora ne m’annonce en me riant au nez que j’appartenais désormais à Zahir. Moi : comment ça ? Gora : on t’a vendue au plus offrant. J’ai failli tomber à la renverse quand j’ai regardé Mammy et l’ai vue les yeux baissés. Moi : vous êtes fous, je ne suis pas une marchandise pour être vendue. Zahir : t’es une femelle, tu n’es bonne qu'à b****r. Les autres avaient éclaté de rire avant que je ne lui administre une gifle phénoménale. Mais ma victoire fut de courte durée quand je vois pas venir la balayette qui me renverse au sol. Puis les coups s’enchaînent personne ne se rapproche pour me venir en aide quand je crie jusqu’à en perdre la voix. Zahir : petite p**e, tu te permets de lever la main sur moi, tu vas me le payer. Il me frappe, puis me relève avant d’enchaîner les gifles jusqu’à ce que je n’entende plus que mes tympans qui sifflent. Il avait fini par s’arrêter à cause des bruits de sabots. Il me laisse tomber et je me retrouve au sol avant de l’entendre demander à ce que l’on m’attache pour me montrer qui dirige ici. Mes larmes continuent de couler abondamment, je n’entendais plus mes gémissements de douleurs jusqu’à ce que l’on vienne me verser de l’eau sur le visage. Je relève la tête pour rencontrer ce regard que je ne connaissais que trop bien. Moi : Abiba ? Elle rit avant de cracher devant moi. Je ne peux croire qu’elle soit de mèche avec ces voyous, tout ce qui m’arrive est de ma faute si je n’avais quitté le palais, rien de tout cela ne serait arrivé. Je pleure en hoquetant. Abiba se baisse jusqu’à mon hauteur avant de me relever le menton à l’aide de son doigt. Abiba : tu vas mourir petite p**e. Mon Dieu, mon Dieu qu’est-ce j’ai fait pour mériter ça ?
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