Chapitre 15

1208 Words
♡DANS LA CHAMBRE ♡ Rachid : c’est bon, tu te sens mieux ? Je soupire puis ferme les yeux en m’imprégnant l’odeur de cette chambre. Celle-ci dans laquelle je suis devenue femme. Je hoche juste la tête.  Rachid : c’est bon, tu t’es douchée, tu as mangé puis la guérisseuse a dit que ta chute n’avait pas fait de dégâts.  Moi : hum… Rachid : je vais demander à Omar de te reconduire chez la guérisseu… Moi : quoi ??? Rachid : tu ne pensais quand même pas que j’allais te laisser ici, rester avec moi ? Moi : pourquoi pas ? Il éclate de rire, d’un rire sonore avant de retrouver son air sérieux. Rachid : le jour où tu as quitté ce palais, tu as cessé d’avoir des droits. J’ouvre grandement la bouche. Rachid : je t’ai fait confiance et qu’est-ce que j’ai obtenu en retour ? Moi : Rachid… Rachid : écoute moi Myriam, dès que tu te seras rétablie, notre mariage sera dissout. C’est comme une lame qui me transperce en plein cœur. Rachid : j’accorde ma confiance une fois, pas deux. Moi : mais… Rachid : tu n’as pas besoin de t’expliquer, j’avais fait le choix de t’épouser parce que j’avais besoin d’une reine mais je vois que tu n’es pas celle qu’il me faut. Moi : oh … Rachid : tu peux retrouver ton ancienne vie désormais. Non non, il quitte la pièce comme ça sans même tourner le regard. Je hoquète tellement j’ai mal que je gémis quand la douleur devient plus forte. ◇♤♡UN MOIS PLUS TARD…♡♤◇ Je suis totalement guérie de mes blessures depuis des semaines déjà. Rachid a fait tout ce qu’il avait dit, le mariage a été dissout juste une semaine après qu’il l’ait annoncé, je n’ai rien pu faire si ce n’est le regarder prononcer trois fois qu’il me divorce. J’ai essayé d’être forte, de couler des larmes mais rien n’y faisait, il m’avait regardé dans les yeux pendant toute la durée de la cérémonie. Au final, j’ai coulé des larmes mais j’ai fait le tout pour les cacher, je ne pouvais être faible face à lui. Je ne lui ai jamais raconté ce qu’il s’est passé après que j’avais décidé de fuir, ni que j’ai rencontré son demi-frère. Pour lui, j’étais partie puis quand j’ai su que je n’avais plus le luxe auquel j’avais droit ici, je suis revenue. Le plus bizarre, c’est que depuis mon retour, je n’ai vu Abiba nulle part, j’ai essayé de la chercher mais on m’a annoncé que depuis mon départ, elle est introuvable. Je me demande bien ce qu’il a pu se passer avec elle. Ma Layla : Myriam qu’est-ce que tu fais à rester là? Je prends le panier dans lequel j’avais mis les feuilles de plantes qu’elle m’avait demandées avant de revenir. Oui, depuis que Rachid et moi avons divorcé, je vis avec Ma Layla, la guérisseuse, elle est vieille et à part la petite fille, elle n’a personne avec elle. Donc quand elle m’a vue en larmes en dehors du château, elle m’a proposé de venir vivre avec elle. J’avais hésité puis j’ai accepté parce que je ne savais plus où aller en plus, j’avais peur que Zahir me retrouve. J’étais en train de ranger les herbes quand on entend un cri dehors, Ma Layla court pour voir. Alors que je la suis, voilà Zamina qui court à bout de souffle, suivie de deux gardes. Mon cœur palpite quand je vois qu’il s’agit des gardes rapprochés du roi. Je cours les rejoindre avant de voir Zamina larmes aux yeux. Moi : que se passe t-il ? Les deux gardes me dépassent et vont parler avec Ma Layla, qui crie d’effroi. Là j’ai le corps tout tremblant, j’ai peur qu’il s’agisse de Rachidl. Moi (secouant les épaules de Zamina) : qui y’a-t-il ? Zamina : c’est le roi, il a été empoisonné. Mon cœur rate un battement, je ne sais pas où je trouve la force de courir vers le château alors que j’entends Ma layla crier derrière moi. Je cours tellement vite que je bouscule tout ce qui fait entrave à mon chemin. Non, mon Dieu, pas Rachid s’il vous plaît ! Les gardes : vous ne pouvez pas passer. Moi : s’il vous plaît, j’ai besoin de le voir. : désolé, mais on ne peut rien faire, ce sont les ordres reçus. Je hoquète, hurle par moment en criant son nom, plusieurs personnes sont devant les deux battants du château, certaines pleurent, d’autres se lamentent. Une douleur fugace m’empêche de bouger, je sens juste les larmes qui coulent sans s’arrêter. Je suffoque presque jusqu’à ce que j’entende la voix de Ma Layla, on lui passe le chemin et elle vient me prendre le bras. Ma Layla : elle est avec moi. Les gardes n’hésitent pas à nous faire du chemin pour passer. Je la remercie mais elle ne dit rien. Mon cœur palpite à un rythme presque douloureuse. Je veux courir pour me retrouver dans ses appartements mais la main de Ma Layla accrochée à la mienne m’en empêche. Nous sommes vite arrêtées par notre démarche Omar : elle fait quoi ici ? Ma Layla : elle me seconde. Un sage du village : elle ne peut pas entrer. Ma Layla : j’aurais besoin de son aide. Un long silence s’écoule avant qu’il ne finisse par hocher la tête. Il se décale et la garde nous ouvre la porte, puis je le vois là couché sur le lit, alors qu’il a les yeux fermés. Ça me demande toutes mes forces de pouvoir faire un pas puis l’autre malgré qu’il y’a des toubibs autour de lui, je ne vois personne d’autre. Il est couché sur le dos alors qu’un bandage est enroulé au niveau de l’épaule gauche, son torse se soulève à un rythme lent et ses veines saillantes ont une couleur presque noirâtre. De peau métissée, c’est facile de voir la tente de ses couleurs. Son visage qui était autrefois étincelant est aujourd’hui dans une teinte pâle qui fait presque peur. Ma layla : Myriam, prépare une portion au herbes spéciales. Je sors de ma transe en réalisant qu’elle s’adresse à moi. Je prends le panier qu’elle avait posé sous ses pieds pour sortir ce qu’il referme tout en reniflant en essuyant mes larmes. Omar est là et je sens son regard rivé sur moi. Un vieux sage : Zahir mérite d’être pendu à la place publique. Je tressaillit quand j’entends le nom de Zahir sortir de la bouche de quelqu’un. Zahir ??? Qu’a t-il à avoir avec l’état de Rachid? Ma Layla : passe moi l’herbe… Je le fais et elle commence à faire une infusion avec. Ma Layla : il faut qu’il boive cette potion. Omar : d’accord. Avec l’aide d’un autre homme, il soulève la tête de Rachid et voilà Ma Layla qui me passe la tasse. Je la fixe sans savoir quoi faire exactement, jusqu’à ce qu’elle me fasse signe de la placer en direction de Rachid couché inerte sur le lit. Je me lève doucement avec les mains qui tremblent. Omar : est-ce nécessaire qu’elle le fasse. Ma Layla : certes cela fait juste un mois à peine qu’elle est avec moi, mais Myriam a appris des choses essentielles pour la médecine traditionnelle.  Omar : d’accord . *****  PS: sans réactions, je pense qu'il n'est plu la peine de continuer à poster les suites. Le mieux serait que je supprime l'histoire et de continuer la vente.
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