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Préjugés Tome 3

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Suivez la procédure à suivre pour la semaine prochaine pour un entretien avec le nom de la musique de fond et chez vous et votre âges de la part des choses que je te souhaite de passer à toi aussi oui.

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Chapitre un
Le soleil poussait nonchalamment sa porte de nuages et regardait d’un œil encore bouffi de sommeil la ville qui s’éveillait. L’horizon se teignit de pourpre. Le jour naissait. Les boîtes de nuit finissaient de vomir leurs noctambules qui se mêlaient aux lève-tôt couche-tard : monde hétéroclite fait de marchandes, de curés, de boulangers, de muezzins, d’ouvriers… Les rares buildings érigeant par-ci, par-là, leur masse, trouaient le brouillard du matin qui submergeait la ville. Un nouveau jour se levait : un nouveau sursis de vie pour les millions de désœuvrés et de miséreux d’Afrique. Pour eux, il apportait au mont – combien déjà très haut – des souffrances des années et des jours précédents, son amer rajout de misère. Encore un nouveau jour : un sursis de vie pour des milliers d’hommes-cancrelats, peuple méconnu des prisons abjectes des présidents-fondateurs-guides éclairés d’Afrique. Encore un nouveau jour : la continuation d’un exubérant bonheur pour des milliers d’hommes auxquels la vie n’avait rien ''refusé'', peuple de tortues intellectuelles à carapaces de diplômes ou d’argent, moralement invertébré, pour lequel il était aussi normal d’exploiter, d’asservir l’Homme que d’exploiter ou de maltraiter son âne. Encore un nouveau jour qui se levait sur ce monde, le nôtre : terrible paradoxe où les dieux se définissent par les diables et où l’esprit se mesure à l’aune de la matière. Ce monde à l’incompréhensible dualité où le bien tient la main du mal, où l’enfer fait corps avec le paradis. Monde où l’affamé squelettique côtoie l’obèse. Monde de l’eucharistie et de la pilule. Monde des Brigades-rouges et de la Croix-Rouge. Mais aussi en Afrique, monde du président-dieu et du militant- votant, « l’homo applaudicus ». Le jour était né. L’armée de mendiants avait pris d’assaut les devantures des grandes banques bourrées d’argent, occupant ses 4 éternelles positions stratégiques pour avoir les quelques jetons qui lui permettront de voir un autre jour naître demain. Les buildings, véritables nids de tisserins s’animaient. Ils avaient déjà avalé un grand nombre de personnes, travailleurs comme chômeurs en quête de boulot. Leurs escaliers résonnaient du martèlement des chaussures. Les crépitements des machines à écrire, telles des rafales d’armes automatiques, s’ajoutaient aux grésillements des téléphones et aux voix humaines pour instaurer une ambiance de marché africain. Mais n’exagérons pas. Tous les buildings ne connaissaient pas cette ambiance. Au centre de la ville, sur une petite colline se dressait un building, au milieu d’une très vaste cour, grand champ de fleurs. Il se distinguait par son architecture et la haie d’hommes armés jusqu’aux dents qui entouraient la cour et en interdisait l’accès. Vu de l’extérieur, on eût dit un temple, une église ou une mosquée. Car le calme qui régnait dans la cour était impressionnant. C’était plutôt une banque, un palais – coffre où l’État, la « nation » et le « peuple » gardaient leur trésor inestimable : leur illustre Fils, Guide-éclairé, Père-fondateur, Leader-bien aimé qui a tout créé, tout, surtout les prisons et le parti unique. Et qui créé tout. C’était de ce palais-coffre-fort, usine de discours et de décrets que le premier fils du peuple gouvernait le pays. C’était de ce sanctuaire qu’il construisait la patrie : la sienne, entre quatre murs. C’était de ce temple que le président-dieu Gouama gérait le destin de plusieurs millions d’hommes habitant la République Démocratique de Watinbow. Silence, le dieu travaille ! * * * * La lourde voix d’un interphone grésilla. – Monsieur Marcel, Marcel, Marcel… Monsieur le conseiller… Mon conseiller… Marcel… – Monsieur le Président ! J’arrive, votre Excellence ! Tout de suite, à vous Excellence ! Je suis à vous mon Président !Marcel était dans le pays depuis le jour où le président de la nouvelle République de Watinbow avait débarqué d’un DC 6 en brandissant du haut de la passerelle à l’immense foule hystérique venue l’acclamer à coups de tam-tams, de cors et de fusils à pierre, une sacoche de cuir luisant en criant : – Je vous apporte l’Indépendance ! On hurla et on dansa des jours et des nuits durant. Dans les églises et dans les mosquées, on avait expliqué que cette indépendance n’était pas le signe de l’avènement de Satan, comme celle que les « communistes » voulaient installer il y a deux ans. Mais la sacoche était très petite pour contenir un objet de valeur, pensèrent certains à haute voix dans la foule. Peut-être l’indépendance était en or, répondirent d’autres. Le Président Gouama ne l’avait pas montrée. Mais elle devait être bel et bien dans la sacoche. Il n’y avait qu’à voir la haie de gendarmes et de gardes qui empêchaient d’approcher la sacoche et son porteur. Marcel, c’était le « conseiller » que le maître d’hier, devenu depuis l’atterrissage du DC 6 présidentiel un ami fidèle et un partenaire sincère, a délégué pour aider le nouveau président dans ses apprentissages d’indépendance. – Où étais-tu passé Marcel ? Avertis Monsieur l’Ambassadeur que j’irai au prochain sommet de l’OUA dans dix jours. – Oui Monsieur le Président. C’est vrai, votre présence est plus que nécessaire pour aider à résoudre les graves crises qui menacent l’existence même de l’Organisation. Votre lucidité et toute l’estime conséquente que vous témoignent tous vos pairs seront le ciment qui comblera les lézardes de cet édifice. Je vais commencer à rédiger l’allocution que vous y prononcerez dès ce soir. – Attention Marcel ! Je pense qu’il nous faut entendre d’abord Monsieur l’Ambassadeur. Es-tu sûr que votre pays n’a pas changé de position au sujet des problèmes que nous aurons à débattre ? – Sûr votre Excellence. Il n’y a pas de changement. – C’est vrai Marcel. Ce sont toujours les mêmes vieux problèmes. – Penses-tu qu’un jour la RASD puisse siéger sans difficultés à l’OUA ? – Votre Excellence, c’est possible mais pas souhaitable. – Personnellement, je me pencherais du coté de la RASD, s’ils n’étaient pas sous la houlette du communisme impénitent ces 6 Sahraouis. Ah le communisme ! C’est la peste moderne. Les diplomates et les étudiants en sont les rats propagateurs. Notre monde porte le communisme comme une plaie ulcéreuse sur les fesses ; tant qu’elle est là, impossible de s’asseoir pour se reposer. Ou nous arrivons à radier le communisme, ou le communisme radiera le monde libre. Et ce sera la fin du monde. Si tu ne m’avais pas contredit dès les tous débuts de l’indépendance, maintenant que j’avais réglé le compte à ces fils de Satan. Il fallait que toute demande d’emploi, à la fonction publique ou ailleurs fût contresignée par le catéchiste ou l’imam du quartier ou du village du demandeur. – Votre Excellence, je vous répète que vous vous seriez créé des ennemis pour rien. – Je persiste à croire que j’avais raison. As-tu déjà vu un paysan communiste ? Ce sont des imbéciles de fonctionnaires ou salariés des autres secteurs qui optent pour le communisme. – Monsieur le Président, ne revenons pas sur cette vieille discussion. Je comprends votre haine du communisme, mais… – Oui, c’est ma formation au séminaire…, non Marcel, ce n’est pas que ça. Tout homme capable de distinguer l’or du cuivre, comme on le dit dans ma langue, est capable de comprendre que le communisme est la pire chose vers laquelle un être humain puisse tendre. Souvent j’ai envie de dire tout haut aux ambassadeurs des pays de l’Est : foutez-nous la paix ! Rentrez chez vous. Mais avec l’hypocrisie que vous appelez diplomatie, on se tolère, on se congratule à l’occasion. L’autre jour, pendant que je décorais l’ambassadeur de l’URSS, j’avais envie de le gifler. Quand j’approche un communiste, j’ai une sensation bizarre, indéfinissable. – C’est exact votre Excellence ! Les communistes sont en réalité des assoiffés de sang, des terroristes. – Vois comment ils occupent les pays des autres ! Et ils osent chercher à se justifier ! Non, j’enrage. Le drame est que des esprits constipés, de type primaire, solidement amarrés à une déplorable ignorance et réfractaires aux exigences de notre monde africain n’hésitent pas à trouver des similitudes entre l’invasion barbare de l’Afghanistan et les opérations de sauvetage au Zaïre, au Tchad et en Centrafrique. Tu ne me croiras pas Marcel, lorsque je t’aurais dit que les auteurs de telles aberrations ont des licences, destout, conclut tranquillement l’inspecteur de police. Salut la compagnie. Nous retournons recevoir notre Guide-suprême cet après-midi, dit-il en claquant la porte de sa Land Rover. Le soleil venait d’entamer la dernière moitié de sa course. Le feu qui cascadait du ciel avait contraint les groupes de danseurs et de musiciens, sur pied dès les premières heures de la matinée pour recevoir leur président, à s’abriter sous les caïlcédrats aux ombres avares et furtives. Les vendeurs d’eau faisaient fortune. Les longues et dures heures d’attente avaient séché les gosiers. Par petits groupes, les jeunes s’agglutinaient autour des petits récepteurs que certains d’entre eux portaient à leur cou. Les écoliers qui agitaient de petits drapeaux en papier depuis sept heures du matin avaient déserté leurs rangs tout le long de l’avenue que devait emprunter le guide Gouama. Tout le monde écoutait la radio pour savoir à quel moment arriverait le Père-fondateur du parti, Guide éclairé, et bien-aimé. – Ici la radio diffusion, la voix de l’indépendance émettant de Watinbow. Militantes et militants, chers auditeurs, comme précédemment annoncé, nous allons prendre contact avec notre équipe mobile qui suit votre Excellence, le Grand-stratège, le Timonier-national, le Guide-suprême, celui qui lutta farouchement pour donner à son peuple l’indépendance, dans la tournée qu’il effectuera à Zamb’Wôga. Nous ne le répéterons jamais assez : si cette visite semble improvisée aux yeux du profane politique, elle est en réalité un baromètre permettant de mesurer la capacité d’organisation de notre peuple, sa rapidité à se mobiliser quand on le lui demande. Le Guide de la Nation a voulu tester une fois de plus la vigilance des masses populaires qui doivent être prêtes à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit, à se mobiliser pour écraser les ennemis intérieurs et extérieurs à notre pays, à bouter hors de nos frontières les éventuels mercenaires et autres charlatans à la solde de l’impérialisme international. Nul ne doute que la population de la ville de Zamb’Wôga sortira massivement pour témoigner au premier fils de notre pays son indéfectible soutien et sa totale disponibilité. En attendant, voici quelques communiqués qui viennent de nous parvenir : « La direction du Flamboyant prie mademoiselle Jeanne, employée au service de jour, qui a quitté le night-club depuis hier 26 soir, de rejoindre d’urgence le club avant 22 heures, faute de quoi elle sera considérée comme démissionnaire. » « Zongo Robert signale la disparition de son oncle Zongo Bouanga. Signalement : taille un mètre quatre-vingt, teint noir, sans cicatrices raciales. Il portait à sa sortie de vieux habits kaki. Il aimait boire à la Cave du roi où il a été vu avant hier soir. Prière d’avertir le poste de police le plus proche en cas de retrouvaille, d’avance merci ». Allô, allô ! L’équipe mobile ? Si vous nous entendez, vous avez l’antenne. Allô l’équipe mobile, allô l’équipe mobile ? Vous avez l’antenne. – Merci le studio, nous vous recevons très bien. Chers auditeurs, nous reprenons l’antenne pour vous dire avec quel enthousiasme les militantes et les militants de Zamb’Wôga attendent leur illustre hôte, le Père de la Nation. Depuis ce matin, une véritable marée humaine a envahi la place de l’indépendance. À la symphonie des tam-tams, des flûtes, des balafons, des koras et des mélodieuses voix des griots et des griottes, s’ajoutent de temps en temps des cascades de fusils à pierre. L’ambiance est celle des grands jours de fête. Toute la ville resplendit des fastes des cérémonies de réjouissance organisées pour recevoir le Grand-stratège. Jamais de mémoire de citoyen de ce pays, on n’avait vu une telle mobilisation dans un délai aussi bref. Ce serait nous répéter que de vous dire que notre Guide bien- aimé est adoré par son peuple. On nous annonce que le cortège présidentiel fait son entrée dans la ville. Tout le monde s’agite. Les musiciens reprennent leurs tam- tams. Professeurs et instituteurs remettent leurs élèves en rang. Nous entendons la sirène du motard de la gendarmerie qui précède le cortège. Les fusiliers installés à la sortie de la ville font tonner leur arme. Il est là, le Grand-guide est arrivé. La foule applaudit. Debout dans sa Mercedes décapotable, le Père de la Nation répond à toutes les ovations en brandissant une merveilleuse canne ; et avec son éternel sourire du bon chef qui aime son peuple. L’important et impressionnant cortège vient de s’arrêter à notre niveau. Le Timonier-national descend. Costume gris-sombre, il salue la foule en délire, sa canne d’une main, un mouchoir de l’autre, car il fait très chaud.Le chef de l’État vient d’entrer au milieu de la foule. Il serre des mains. C’est vraiment inouï. Ah que c’est beau tout ça ! Que c’est magnifique d’être aimé par son peuple. Le bon père parle à ses fils. Il s’entretient avec de petits écoliers ; certainement qu’il leur prodigue des conseils et des encouragements. Comme les anciens le disaient : « la principale caractéristique d’un bon chef, c’est la noblesse du cœur ». Notre Guide-suprême est un exemple vivant de cet adage. Quelle générosité, quelle bonté, que, quelle, les mots me manquent pour décrire l’amour que notre Père bien-aimé témoigne à tout son peuple à travers les habitants de Zamb’Wôga. Le bain de foule est terminé. Le président de la République rejoint la tribune d’honneur suivi de certains membres du gouvernement, des hautes autorités de la région et de la ville, sous les clameurs, les hourras et les vivats de la foule en délire. Les militants responsables de l’organisation font taire les tam- tams et les griots. Le silence est réclamé à toute la foule. Le gouverneur de la région Kouakou Koffi adresse des mots de bienvenue en langue africaine, à l’illustre hôte. Il rappelle l’héroïque lutte de cet homme qui a su braver tous les dangers, franchir tous les obstacles afin que son peuple vive la liberté ! Notre bonheur, notre prospérité, notre développement restent et demeureront les seuls soucis de cet homme béni de Dieu et envoyé comme messie pour son peuple. Le gouverneur souligne une évidence : la bonté du Grand-guide, incapable de faire du mal à une simple mouche. La foule hurle de joie. Plus de cent mille personnes qui crient, applaudissent, font tonner des fusils à chaque fin de phrase ! Imaginez chers auditeurs. Le gouverneur vient de finir son discours sous un tonnerre d’applaudissements. Le Guide-suprême, le Père-fondateur de la Nation, le Grand- timonier... vient de se lever. La foule est incontenable. Les militants entonnent l’hymne du parti, repris en chœur par toute la foule. Quelle ferveur militante ! Le silence est demandé. Le Père de la Nation va s’adresser à son peuple. Écoutez notre libérateur, notre Président à vie. – Militantes et militants de Zamb’Wôga, chers compatriotes. Le tonnerre d’applaudissements craqua, sec. – Nous vous saluons au nom des militants de la capitale et de tous les autres militants à travers la République. 28 Nous sommes très sensibles à l’honneur que vous nous faites cet après-midi en bravant le soleil, la soif, la poussière pour nous recevoir. Cela prouve, s’il en était besoin, que les nobles idéaux de paix, de justice, de progrès social, principes fondamentaux de notre Parti d’avant-garde, ne sont pas de vains mots à Watinbow. Cela prouve, s’il en était besoin, que la bonne volonté et la grande maturité de notre parti unique sont indéniables et irréversibles. Le tonnerre d’applaudissements roula, ininterrompu. Le délire était à son paroxysme. – Nous sommes à Zamb’Wôga aujourd’hui comme nous avons été dans certaines villes hier, comme nous seront dans d’autres villes demain. Il nous faut, à chaque fois, aller vers notre peuple pour animer la flamme du Parti qui réchauffe nos cœurs et nous éclaire la voie pour des lendemains meilleurs. Zamb’Wôga a été, dès les premières heures de la lutte, l’une des premières villes qui ont répondu à l’appel pour le combat. Le combat pour l’indépendance. Aujourd’hui encore vous êtes un exemple pour bien d’autres militants de notre pays. Votre ardeur légendaire au travail, votre sens très élevé de l’honneur, de la dignité, du courage, vous placent à l’avant-garde de la lutte que nous menons contre le sous- développement et ses conséquences. Zamb’Wôga a donné à la Nation de grands et valeureux soldats. Nous prendrons un exemple, le commandant Keïta et le capitaine Ouédraogo dont le courage et l’audace ont été cités en exemple au-delà des océans. Les applaudissements se firent drus avant d’être couverts par les clameurs et les hurlements. – Mes chers compatriotes, il est toujours bon de rappeler les grandes lignes de notre parti-État, sous la bannière duquel notre peuple est allé à l’assaut des forces coloniales pour arracher sa souveraineté. Il est et restera l’unique parti de notre pays. Car le monde que nous vivons n’est pas seulement miné par les menaces de guerres nucléaires ou conventionnelles. Il ne souffre pas seulement de la crise économique et de la misère conséquente. Mais il va indéniablement à l’apocalypse, par la voie de la désunion des peuples. Et pour que les peuples réalisent cette unité salvatrice, il faut impérativement que chaque peuple au niveau de chaque pays forge son unitéDonc notre parti n’est pas né pour sauver seulement notre peuple mais aussi pour apporter notre petite pierre à l’édification de la fraternité et de la paix universelle. Mais comme vous le savez, notre monde ressemble à une case de singes : pendant que les uns s’évertuent à la construire, les autres s’emploient à la détruire. C’est pourquoi nous dénonçons les puissances étrangères qui organisent et financent les guerres entre les peuples. Nous réitérons notre soutien à tous nos amis épris de paix. Militantes et militants, nous vous invitons à redoubler de vigilance face aux marchands d’idéologies, les dioulas de théories qui viendront pour troquer votre foi militante contre des chimères. Nous veillerons et serons désormais impitoyables avec tous ceux qui pensent que les diplômes universitaires et les grandes études sont des licences pour semer les troubles, la zizanie et l’anarchie en érigeant des mensonges et des rêves en parole d’évangile. Nous châtierons, avec la dernière rigueur, tous ces prophètes à courte vue et aux idées aussi touffues que les barbes de leurs dieux. Vous savez que malheureusement, nos jeunes portent leurs diplômes comme des cyclistes portent leur dossard. Dès que vous essayez de les conseiller, ils vous tournent le dos. De Zamb’Woga, je lance un appel à toutes les militantes et tous les militants de notre parti, afin qu’ils démasquent et dénoncent tous les petits opportunistes qui bénéficient des sacrifices de notre peuple et qui, en retour, créent le désordre. Nous savons qu’ils sont manipulés de l’extérieur par des gens jaloux de notre stabilité, notre paix et notre progrès. L’ordre régnera par tous les moyens. Nous ne faillirons point. Chers compatriotes, la conjoncture internationale et la crise économique mondiale nous commandent des sacrifices si nous voulons maintenir le taux de croissance que connaît notre pays depuis ces dernières années. Personne d’autre ne viendra construire ce pays pour nous. Nous devons songer à l’avenir de nos enfants. Il s’agit de répondre clairement, de façon intelligente et consciente à la question suivante : quel pays voulons-nous pour nos enfants ? L’avenir sera ce que nous voulons qu’il soit.

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