XXXV Conrad Turq suivait toujours le tracteur en direction de Morlaix, fidèle pisteur. Géraldine Buisson réussit à entrer au château de Bonvallon pour glaner de nouveaux renseignements. Plus qu’un château, il s’agissait d’un manoir enfoui dans un écrin de verdure. Elle fut reçue par Yvette Leborgne, la femme à tout faire, qui se laissa facilement aller, tant les visites étaient rares. Deux en quelques heures, c’était inespéré. — C’était un drôle d’individu, ses yeux fouinaient partout. Je suis arrivée un peu tard, et je ne sais pas trop ce que lui a dit la patronne, mais elle raconte n’importe quoi et je ne sais pas quel plaisir il a trouvé dans sa conversation. — Vous l’avez jugé comment ? — Spécial ! — Mais encore… — Trop poli pour être honnête. Je ne sais pas ce qu’il voulait à la

