Marie hocha la tête. Le lien entre la réalité et la fiction sautait aux yeux. Restait une nappe de brouillard : le rôle joué par Malloc’h dans cette affaire. Elle confia ses doutes à Quentin Le Gwen. — Pas si vite, Marie… Tout d’abord, Malloc’h peut s’être inspiré d’un banal entrefilet dans le journal. Et rien ne prouve que le marin ait été assassiné. En accord avec le juge d’instruction, si des faits nouveaux viennent corroborer notre ébauche de thèse, nous demanderons l’exhumation du corps de Pierre Aufret. En attendant, je vais me mettre en rapport avec mon collègue de Lannion. Le décès de Pierre Petit, alias Le Bihan, m’intéresse tout autant. Marie eut une mine soucieuse. Le visage souriant de Simon Arnicol venait de la hanter. — Vous pensez que quelqu’un en veut aux marins pêcheur

