Antoine se leva, vaincu. Il s’essuya l’une contre l’autre les paumes de ses mains moites, collantes de sable, puis tapota son costume de toile. — C’est bon, Élisabeth. Tu fais comme tu veux, déclara-t-il d’une voix neutre. Moi, je m’en vais. Ma mère doit m’attendre. À ce soir. Au revoir, Marie… Pendant qu’Élisabeth finissait de s’habiller, la jeune femme suivit des yeux la silhouette d’Antoine qui s’éloigna pour disparaître derrière un rocher. Elle songea alors à s’éclipser elle aussi et, sans mot, rangea ses affaires dans son sac. Devant ce mutisme qu’elle devinait hostile, Élisabeth crut bon de s’expliquer. — Il est énervant, aussi, à la fin ! Faire du misérabilisme devant vous ! Et puis, d’abord, je n’ai jamais eu, comme il tenterait de vous le faire croire, de relations chaleureuse

