Chapitre 1 : Une décision irrévocable
Un soir, en rentrant de son voyage plutôt que prévu , son père trouva la maison sens dessus dessous . La musique cognait contre les murs , des rires éclataient dans le salon , des filles en talons hauts circulaient entre les bouteilles vides et les vestes de marque jetées sur les fauteuils. Un nuage de parfum et de fumée flottait dans l’air . Liam , chemise ouverte , verre à la main , riait au milieu de tout ce désordre , comme s’il était le roi d’un royaume sans règles.
Mais son rire s’éteignît net quand il croisa le regard de son père , figé sur le seuil du salon.
Il poursuivit tout affolé
Le silence tomba d’un coup , comme si le temps venait de se figer. La musique fut coupée , les rires se noyèrent dans un malaise soudain. Les invités s’ éparpillèrent sans un mot , conscients que la fête était terminée .. Brutalement
Liam , lui, restait figé au milieu du chaos , le regard vide , les mâchoires serrées .
Dans le bureau , son père etait tout furieux , le visage rougi par la colère et la déception. Ses mains tremblaient légèrement tandis qu’il parlait d’une voix froide et coupante
Papa : Liam dis-moi… qu’est ce qui t’arrive ?
Liam : Quoi ?!
Papa : Pas croyable il ose me demander quoi… je m’absente quelques jours , je reviens , je trouve ma maison sens dessus dessous ; et tu me demandes quoi
Liam : Mais papa.. je faisais que m’amuser avec des potes rien de dramatique, des fois t’exagères
Papa : sincèrement Liam, tu n’es qu’un petit irresponsable, cette fois tu as poussé le bouchon trop loin … je vais trouver une solution face à tout ça , sois en sure ….
Liam: ….
Papa : Maintenant sors d’ici , tu demandes à tes acolytes de rentrer chez eux
Liam , encore secoué par la conversation referma la porte du bureau derrière lui. Le salon etait presque vide maintenant, mais quelques amis trainaient encore, affalés sur les canapés, insouciants. Il passa devant eux sans un mot , puis s’arrêta : >
L’un d’eux lève la tête , surpris par le ton. Un autre voulut plaisanter , mais crois elle regard de Liam … froid, fermé.. ils comprirent
En quelques minutes la maison se vida. Les talons claquèrent dans l’entrée. Les portières claquèrent dehors. Le silence s’installa. Un silence lourd , inhabituel. Liam resta seul au milieu du salon , les mains dans les poches , fixant le sol jonché de verres et de souvenirs d’une soirée bruyante.
Il avait obéi sans discuter , sans provocation pour une fois , peut être parceque au fond , il savait que son père avait raison . Il monta dans sa chambre , referma la porte derrière lui , et s’effondra sur son lit.
Le lendemain, de bonne heure , Liam s’était levé sans bruit. Il avait filé à la salle de sport. Il rentra en debut d’après midi , un sac sur l’épaule , les écouteurs vissés aux oreilles.
En rentrant, il trouva son père assis dans le salon , les bras croisés , le regard planté dans le vide. Comme souvent après une dispute, Liam tenta de désamorcer la tension
Liam: T’as vu ? Je suis même pas rentré à l’aube cette fois.. Progrès non ?
Mais son père ne bougea pas . Pas un sourire . Pas un haussement de sourcil, Juste ce regard figé , fermé, glacial.
Liam sentit l’air se raidir autour de lui . Il avait l’habitude d’être pardonné , d’arrondir les angles. Cette fois , il comprit que le mur en face de lui ne bougerait pas; il tenta néanmoins une autre approche . Il alla s’asseoir près de son père, posa une main légère sur son épaule ,un démi sourire au coin des lèvres
Liam: Allez papaaa… t’as pas encore oublié pour hier soir ?
Il espérait détendre l’atmosphère comme il l’avait fait tant de fois. Une blague , un clin d’œil , une petite touche de charme , et tout repartait . Mais cette fois , rien. Son père resta figé , les yeux fixés droit devant lui , comme si ses mots glissaient sur une vitre. Il baissa la main , un peu plus lentement cette fois.
Après quelques minutes encore… son père brisa enfin le silence ; la tête tournée vers lui , le regard dur mais calme
Papa: Tu vas partir Liam ….
Liam fronça les sourcils , surpris
Liam : Partir où ?
Papa : Loin d’ici . J’ai pris mes dispositions , tu quitteras la ville dans une semaine. T’as besoin de réfléchir . De grandir un peu. Et tant que tu restes ici , tu continueras à tourner en rond , à croire que tout est permis
Liam se redressa , choqué.
Liam : Tu veux m’envoyer en pension ou quoi ?
Papa : Pas pension. À la fac. À Toulouse. C’est une université publique. Tu iras là-bas, tu vivras comme tout le monde. Plus de chauffeurs , plus de privilèges, plus de nom de famille à faire briller
Il marqua une pause
Papa : Si tu veux prouver que tu peux être autre chose qu’un gosse pourri , c’est la-bas que tu le feras
Liam: Dis-moi que c’est une blague
Mais son père ne répondit pas . Son silence plus que des mots confirmait que tout était réel. Pas une menace en l’air , pas un avertissement: une décision déjà prise.
Il se leva brusquement le visage tendu
Liam: Tu veux vraiment m’exiler comme un gamin qu’on veut punir ? Juste pour une soirée ?
Papa : Ce n’est pas qu’une soirée , Liam. C’est l’accumulation. Tu joues avec ta vie comme si elle était offerte. Tu veux être un homme ? Alors commence pas vivre sans tout ce qu’on t’a mis dans les mains …
Liam fit un pas vers lui , la voix plus basse , presque suppliante…