Katherina.
C'était le nom de ma mère.
Ma mère était noire. Très noire de peau. Elle était belle. Pas mignonne. Pas jolie. Belle.
Elle avait de longs cheveux naturels. Des cheveux frisés et très noirs. Ses yeux étaient marrons. D'un marron sombre mais beau. Elle avait les lèvres fines et pincées, un nez bien fait. Elle avait un charme incontestable. Rien d'extravagant n'emanait d'elle. Elle s'aimait parfaitement. Elle était très ronde. Rien ne lui manquait.
Ma mère vivait heureuse. Elle aimait les autres. Elle aidait les autres. Elle les écoutait aussi. Ma mère n'avait pas beaucoup d'argent. Son père était commerçant et sa mère une simple femme au foyer. Ils avaient quittés leur pays d'origine le Ghana pour habiter à New York comme le rêvait ma grand mère depuis son enfance. Ma mère n'avait que 5 ans. Elle n'avait pas son mot à dire. Elle était fille unique et rêvait de voyager comme ses copines. Bref.... ce fut fait. Ils étaient arrivés à New York. Mon grand père a ouvert un commerce de pièces détachables qui permettait de nourrir leur petite famille. Ils sont morts quand maman avait 17 ans. Dans un crash aérien alors qu'ils étaient allés rendre visite à la tante de maman. Elle s'est retrouvée toute seule. A tenir le commerce de son père et survivre du mieux qu'elle pouvait. Elle a abandonner ses études. Celà valait mieux. Un jour, un acheteur était venu. Ma mère a eu un coup de foudre. Il était très beau. De beaux yeux bleus. Il lui souriait. Un sourire de Casanova. Ce fut le début d'une histoire d'amour interdite.
Interdite? Pourquoi? tu te demandes....
Parce que non seulement ma mère était pauvre. Mais elle était noire.
Alors que mon père était riche, très riche mais également blanc.
Les Anderson étaient racistes. Ils ont traités ma mère de tout les noms. Mon père ne l'a pas défendu. Il s'est tu. Il n'allait plus la voir. Il avait commencer à l'oublier. Personne n'était là pour elle. Personne ne comprenait sa tristesse. Pour eux c'était normal. Elle avait commencer à dépérir. À ne plus manger. Elle le suppliait. Il n'avait pas tardé à se fiancer à une autre. Ma mère avait découvert sa grossesse. Mon existence. Elle avait pris son courage à deux mains pour défier les Anderson et obtenir la confirmation de paternité de l'homme qu'elle aimait. Les parents de celui ci étaient des scientifiques chevronnés. Non seulement ils detestaient les noirs mais ils voulaient tester une expérience visant à les anéantir dès leur naissance. Ma mère l'ignorait. Ils avaient accepter etrangement sa grossesse. Elle avait repris un certain bonheur.
Je suis née.
J'ai eu le malheur de naître. Ma mère a failli en mourir et moi aussi. Ma tête était coincé. Ils ont dû faire une césarienne.
Ensuite le désastre à commencé. Ils m'emmenaient dans leur laboratoire et me ramenaient très tard. Ma mère pensait qu'ils voulaient montrer leur descendance. Je revenais tres faible le soir. Souvent j'avais des tâches grisâtre. Des tâches qui ne partaient pas. Mon père avait disparu. Un jour elle les a suivi parcequils avaient oublier mes couches. Elle m'a découverte reliée à des tubes. À des substances incroyables. Elle manqua de s'évanouir quand elle les vit me piquer. Elle hurla quand elle vit mon sang quitter mes veines. Surpris ils déverserent un liquide dans mes yeux. Ma mère courut et m'arracha de leurs mains. Mes yeux très bleus avaient pris une grande teinte grise à l'oeil gauche. Je pleurais. Je geignais. Ma mère a alors couru. Elle a fui cet endroit. Elle a appelé mon père. Il a dit qu'il n'avait pas de fille. De l'oublier. Que je n'existait pas pour lui. Que je ne pouvait pas avoir son sang. Ma mère a rappelée.... Il a changer de contact. C'était fini. Elle se retrouvait à nouveau seule. Elle m'a élevée durant 3ans sans l'aide de personne. Elle luttait pour effacer ces tâches. Signe de ces mauvais souvenirs. Et mon oeil gauche n'avait rien de grave. Juste une teinture grise pâle et un léger déficit de vue qui a commencer à mes 3 ans. Ma mère a alors rencontrée un docteur. Celui qui devait me soigner. Il est tomber amoureux d'elle. Plus réservée cette fois elle avait tardé à lui accorder sa confiance. Mais elle avait céder un soir. Elle s'était donné à lui. J'avais donc 4 ans quand ma soeur est née. Je l'a haïssais. Le docteur ne s'occupait pas de moi. Seule sa fille lui importait. Ma mère n'y pouvait rien. Elle s'occupait de moi comme elle pouvait mais à un moment j'étais devenue presque inexistante. À 4 ans déjà je connaissais la définition de la solitude. Je n'avais pas d'amis. Tout le monde m'evitait. J'étais métisse et j'avais les cheveux lisses contrairement à ma mère.
On a grandis ensuite.
À l'école j'étais exclue alors que ma soeur était tout le temps acceptée. Je devais constamment cacher mes taches. Ma mère a tenue à ce que Larissa ma soeur et moi portions son nom de famille : Hope.
À mes 10 ans le docteur, mon beau père que j'appelais Mr Carter a eu connaissance d'un cancer du poumon. Il lui restait deux mois à vivre. Les deux mois les plus longs de ma vie à cette période. Je n'allais plus à l'école pour m'occuper de lui avec maman. Il est mort plus tôt que prévu. Sa fille était plus détruite que nous. Faut dire qu'elle a toujours eu une existence facile. Pas comme moi.
Moi ça ne me faisais rien. Il n'était que le père de ma soeur. Il n'avait pas épouser maman comme elle en rêvait. Elle lui avait juste fait un enfant et vivait avec lui. On avait tout dépenser dans les médicaments. On avait plus rien. On avait même vendu la maison.
Alors c'était retour à la case départ.
J'en avait marre de me retrouver à la rue. Je pleurais. Je demandais de l'argent dans la rue. On me frappait. On me traitait de voleuse. Maman disait qu'elle ne voulait pas ça pour moi. Que j'étais sa plus belle réussite. Que je lui avais donner la force d'ignorer les on dits sur elle. Mais depuis toujours elle ne savait pas que je me sentais coupable d'être née. Elle ne m'a jamais racontée pour ce que j'ai subi jeune. Mais à mes 8 ans j'avais trouver son journal intime alors qu'elle était sortie avec le docteur et Lara. J'ai eu mal.
Très vite maman à eu la pitié d'une dame riche qui lui a donner un boulot de gouvernante dans sa maison. Elle pouvait venir avec ses filles. La famille Stan. J'aidais maman comme je le pouvais. J'allais à l'école normalement.
J'adorais Josh. Leur deuxième garçon. Il a été mon seul ami en 10 années de vie. Le seul qui recherchait ma compagnie. Il me demandait pourquoi j'avais l'air si triste. D'où me venait ces tâches sur le corps. Je ne répondais pas. Il souriait. Il m'écoutait pleurer. Il ne disait rien. Son frère aîné par contre me détestait. Logan. Il me tirait les cheveux. M'accusait de vol, de tout, prenait le peu de nourriture que j'avais pour son chien.
À un moment monsieur Stan s'intéressait à moi d'une manière étrange. Il me touchait. Me demandait de venir le voir dans sa chambre.
C'est là que mon plus gros calvaire à commencer. C'est là que j'ai vraiment commencée à me sentir sale. À avoir des crises. Toutes les nuits. Il écrasait des mégots de cigarettes sur mes taches qui noircissaient. Maman ne comprenait pas. Je ne pouvais rien dire. Je ne disais jamais rien de toute façon. Je subissait. Il me disait que c'était de ma faute. Que j'avais détruit la vie de ma mère. Que je suis une pourriture. Que j'étais une sale fille. Que je méritais qu'il me fasses ça. À force je lui donnais raison. En entendant maman pleurer toutes les nuits.
Je suffoquais. Je me sentais.... Non je ne ressentais plus rien.
Ça a duré deux ans. Maman ne souriait presque plus. Lara.... Lara allait juste à l'école. Lara vivait normalement. Elle se débrouille bien à l'école alors que mes résultats à moi étaient mauvais. Maman ne disait rien. Du moment que j'aille en classe supérieur. Un soir elle avait fini plus tôt... Elle voulait arranger la chambre du sous sol. La chambre de mes tourmants. Elle m'a retrouvée les larmes aux yeux sous ce porc qui se vidait. Elle a tressaillit. Elle a hurlé. Ce jour là madame Stan et ses enfants n'étaient pas là. Sortis pour un orchestre. Maman lui a cogner la tête à l'instant. Le traitant de dévergonder. Moi je pleurais. Il nous a jeté à la porte. Il a dit que si on tentait un procès il nous détruirait. Que les riches étaient les plus forts. Toujours.
On est partis.
Maman m'a demander depuis quand ça durait. Je n'ai rien dit. Je n'en avait pas la force. Ensuite elle a commencer des services de menage pour qu'on arrête pas nos études.
Un soir on est rentrées contentes Lara et moi. On passait en classe supérieure. On a découvert maman couchée sur le fauteuil miteux du petit salon. Elle avait des comprimés à la main et son journal sur le ventre. Elle s'était suicidée. J'avais 16ans.
La deuxième partie de mon histoire a commencer lors de mes 18 ans. J'ai eu des petits boulots pour payer mes études et ceux de ma petite soeur que j'avais promis de protéger. J'ai décrocher mon bac avec une forte mention me donnant droit à une bourse. Je n'en voulais pas à maman d'être partie. Elle était fatiguée de la vie. Mais Lara ne comprenait pas. Je ne pouvais pas encore lui expliquer. Je ne pouvais pas lui dire comment nos vies étaient cauchemardesque. Quand j'ai eu cette bourse j'ai vite commencée l'université. Nous vivions nettement mieux. Nous ne parlions jamais du passé. Jamais. Mais je faisais des cauchemars. Très souvent. L'impact était là dans mon coeur. C'est alors qu'un soir en faisant mon boulot de serveuse dans un restaurant chic, un homme est venu passer une commande.
Le genre d'homme qui au premier coup d'œil attire l'attention, ce genre qui impose son aura, qui impose le respect.. à peine la trentaine, de beaux yeux verts émeraudes et un sourire espiègle.
Évidemment il s'était assis à la table qui m'était assigné
-Que désirez vous monsieur ?
-vous
Je rigole nerveusement. Je n'avais pas besoin d'un autre Monsieur Stan dans ma vie. Absolument pas en ce moment.
-moi? Que voulez vous dire par là?
- celà fait un moment que je viens dîner ici et je vous ai beaucoup observée. Vous aviez l'air d'une bonne personne, honnête et serviable
- ma patronne vas remarqué que je ne reviens pas et je pourrai perdre mon boulot monsieur.
Mais merci énormément pour votre intérêt pour ma personne
- j'irai droit au but
-comment ça ?
-épousez moi.
-quoi???? Hurlai-Je sans faire attention ce qui alerta ma patronne qui accourut immédiatement me lançant un regard en biais
- Il y a t-il un problème monsieur ?
- Non. J'aimerais juste discuter avec cette jeune fille
- Ce ne sera pas possible monsieur, elle... elle travaille
-et savez vous qui je suis?
- évidemment monsieur.
- savez vous également que je suis capable de fermer cet établissement ?
- excusez moi monsieur. Kendra, veuillez reprendre vôtre service après le départ du monsieur
- bien madame
J'étais bouche bée. Il était si imfluant qu'il avait cloué le bec de ma patronne?
- vous me plaisez. Mais même étant un mari je serai plus un ami, Mlle Kendra. Je veux une mère pour ma fille. Et le destin m'as porté à vous. J'ai besoin de vous.
........
Je l'ai épousée.
Je suis devenue madame Willer.
La mère de la petite Bria.
Je n'avais que 19 ans et ma sœur en avait 15. Bria avait juste 3 ans et vivait jusqu'alors entourée de nourrices.
Sa mère est morte en l'a mettant au monde. Donc je suis la seule mère qu'elle ai véritablement connue.
Et son père est mort d'une leucémie 4 ans après notre mariage
Alors suite à mon mariage, Paul et moi sommes devenus très proches. Meilleurs amis. Il ne m'avais jamais touché. Jamais. Même pas essayé. Pourtant je savais qu'il était fou amoureux de moi. Je n'en doutais jamais. Pourtant on faisais chambre à part. Il m'as tout appris lui même sur la manière de se comporter en société. Il m'as fait découvrir mon don pour la mode. J'ai créer le K's Fashion 1 an après notre union. Et je suis devenue la vedette des magazines peoples. Tout était parfait. Lara bossait dur à l'école et avait un avenir radieux devant elle. J'évitais de trop sombrer dans le passé grâce à la petite Bria que j'adorais comme ma propre fille. Mais malheureusement, Paul m'as appris 2 ans plus tard qu'il avait une leucémie incurable. Il l'avait découvert la veille du jour où il m'as demandé en mariage. Le jour de notre rencontre. Je l'ai donc assisté durant tout le reste de ce douloureux parcours. C'était horrible. Mes blessures s'agrandissaient et me faisaient encore plus sombrer. Pour lui dire au revoir je l'ai laissée m'embrasser. Et malgré le dégoût que je ressentais de reposer mes lèvres sur celles d'un homme, je n'ai rien montré. J'étais même émue d'être son dernier cadeau. J'étais émue d'être la femme qu'il ai le plus aimé. Puisque son autre femme n'était qu'une union de convenance pour énerver sa famille. J'étais au moins la femme qu'il avait aimé sincèrement et véritablement. Et c'est le meilleur sentiment que j'ai connue depuis ma naissance. Le seul vrai sentiment d'ailleurs. Le plus beau. C'est ça l'amour? Ou la reconnaissance? Où est ce juste parce qu'il m'as légué tout son héritage? Ainsi qu'une parcelle et une petite fortune à ma sœur? Et une partie à sa fille évidemment? Est ce pour cette considération que j'ai eu envie de lui donner plus? Est ce donc de la reconnaissance?
Oui...
pour m'avoir permis d'être la nouvelle Kendra HOPE. Celle qui incarne la perfection. Celle dont on ignore le passé et dont on ne se préoccupe pas vraiment.
j'aurai dû me laisser à lui. J'en suis sûre. Le docteur avait dit que pour vivre plus longtemps, il devait surtout être plus heureux. En me donnant à lui, il l'aurait été. Je suis un monstre. Kendra Hope est un monstre.
Étais je déjà autant reconnaissante au temps où j'étais le jouet de la famille Stan? Serais-ce pour ça que je ne disais rien? Je trouvais ça normal parcequ'on partageait les restes de leurs couverts?
Serais-ce pour ça que je me sens toujours autant sale et mal? Serais-Je donc la meurtrière des meilleures personnes que la vie me permet de connaître ?
D'abord maman.
Ensuite Esmeralda.
Puis l'amour de Gabriel.
Enfin Paul.
A qui sera le tour?
Serais-Je encore coupable longtemps?
Kendra serait elle encore longtemps libre alors qu'elle devrait être enfermée?