— Pourquoi cette cité a-t-elle été détruite ? avait-elle demandé à son garde du corps mutique, afin de rompre enfin le silence, de le forcer. Pourquoi, et par qui ? — On y a brûlé des corps ici, par centaines, dans les rues, dans les maisons. — Brûlé… ? Mais pourquoi ? Que s’est-il passé exactement ? — Y avait pas le choix. C’était un charnier à ciel ouvert, un charnier ancien, en plus. À cause du virus, l’autre virus, celui qui a vidé cette planète. Lorsqu’un premier contingent de colons y est revenu, récemment, les anciens habitants de ce foutu monde y étaient encore. Morts, tous : des morts partout, dans les maisons, dans les rues, restés là où ils étaient tombés comme des mouches crevées. Et avec cette histoire de virus pas claire du tout, pas moyen de faire dans le détail. Pour net

