Le jeu de trop

1655 Words
Le téléphone collé contre mon oreille. Sa voix grave et chaude se glisse directement dans ma poitrine. - T’imagines pas à quel point je te veux là, Félindra… Si tu avais un peu de courage… tu serais déjà en train de pousser ma porte. Je ferme les yeux. - Si t’étais ici, je t’attraperais par la taille, je te ferais basculer en arrière sur mon lit… et mes mains descendraient lentement, juste assez pour que tu frémisses… pas plus. Je pince mon téton, incapable d’attendre. Il rit doucement. - Ah… je reconnais ce petit souffle… tu me caches pas grand-chose. - Je t’écarterais les jambes, continua-t-il, mes pouces caressant l’intérieur de tes cuisses… je te frôlerais exprès, sans toucher là où tu veux… jusqu’à ce que tu me supplies. Mes doigts descendent déjà, impatients, trouvant mon cl*toris. - Et puis… je me pencherais. Ma langue glisserait sur toi… très lentement… de bas en haut… encore… et encore… jusqu’à ce que tu t’agrippes à mes cheveux pour m’empêcher d’arrêter. Je gémit, mordant ma lèvre. - Et quand tu serais trempée, je me redresserais et tout en t’allongeant sur le ventre, te pencherais bien en avant… mes mains serrant tes hanches… et là… premier coup de rein. Long, profond. Juste pour te faire comprendre que c’est moi qui décide. Ma main bouge plus vite. Ma respiration devient haletante. - Après, je te prendrais plus fort… chaque coup de rein accompagné d’une fessée… tes seins se balançant sous toi, ta bouche grande ouverte, mon nom sur tes lèvres… Je laisse échapper un gémissement plus fort. - Oh oui… continue… souffle-t-il. J’adore t’entendre… Et quand je sentirais tes jambes trembler, je me collerais contre toi, mon souffle dans ton cou… et je te ferais jouir si fort… que tu tomberais en avant sur mes draps, incapable de bouger. Je suis à deux doigts de céder, ma main allant plus vite, son souffle dans l’oreille comme une main invisible autour de ma gorge. - Allez, vas-y… jouis pour moi… Dans un gémissement à peine étouffé, je cédai une deuxième fois à l’o*****e de la soirée. Mon corps tout entier se secoua, tremblant de cette intensité, mais une flamme brûlait encore en moi, loin de s’éteindre. - Good girl… murmura Daven au bout du fil, sa voix chargée d’un mélange de satisfaction et de désir. Puis il ajouta, avec cette assurance troublante qui faisait battre mon cœur plus fort : - Tu ne veux pas arrêter ce petit jeu ? Rejoins-moi dans ma chambre, pour de vrai cette fois. À ce moment précis, Eliano, éveillé par mes gémissements, ouvrit les yeux, encore engourdi par la fatigue. Sa voix rauque s’éleva dans la pièce : - T’as encore besoin de moi ? Je sentis mes muscles se tendre. Sans ouvrir les yeux, je répondis doucement : - Tu peux te reposer… Je vais prendre une douche. Presque en même temps, alors qu’Eliano me demandait si j’étais sûre, à l’autre bout de la ligne, Daven souffla : - Je dois prendre ça comme une invitation ? Deux questions, deux voix, une seule réponse qui brûlait sur mes lèvres. « Bien sûr… » Je m’entendis sortir, mais dans mon esprit, c’était seulement Daven que je voulais. L’eau commençait à couler dans la douche, emplissant la pièce d’une vapeur légère. Je croyais avoir encore quelques minutes seule… mais à peine avais-je franchi le seuil que je sentis une présence…. Daven… Avant même que je ne puisse dire un mot, son corps se colla au mien et mon dos heurta le carrelage glacé. Un frisson brutal me traversa, mélange de surprise et de désir. Sa main, ferme mais mesurée, vint se poser autour de ma gorge, juste assez pour m’ôter un souffle et m’en donner un autre. Mon cœur accéléra, et mes jambes semblèrent perdre toute force. Il ne dit rien, Il se contenta de me regarder, droit dans les yeux, un regard si profond qu’il semblait me déshabiller encore plus que je ne l’étais déjà. Chaque seconde sans ses lèvres devenait une torture, et je sentais cette tension grimper en moi, me consumer. Quand enfin il se pencha, ce fut un b****r qui explosa entre nous. Pas un b****r tendre, mais une collision brûlante de lèvres, de souffle et de langue. Je m’y perdis complètement, mes mains agrippant ses cheveux comme si ma vie en dépendait. Le goût de lui, mêlé à la chaleur soudaine de l’eau qui ruisselait sur nos corps, m’embrasa de l’intérieur. Ses lèvres quittèrent les miennes aussi soudainement qu’elles s’y étaient écrasées. Mon souffle, court et haché, se heurta à l’air chaud de la douche, et je sentis l’eau glisser le long de ma nuque comme une caresse cruelle. Daven, lui, resta tout près, si près que je pouvais sentir la chaleur de son corps sans qu’il ne me touche vraiment. Sa main descendit de ma gorge à mon épaule, traçant un chemin lent et précis, effleurant à peine ma peau. Ses doigts se promenaient comme s’ils voulaient mémoriser chaque relief, chaque frisson qu’ils provoquaient. Il se pencha à mon oreille, sa voix basse et grave se mêlant au bruit de l’eau : - Tu as envie, je le sais… mais tu n’auras rien tout de suite. Je mordis ma lèvre pour ne pas gémir, mais il vit le tremblement qui parcourut mes cuisses. Il recula légèrement, son regard rivé au mien, comme pour savourer le pouvoir qu’il avait sur moi. Puis, il se mit à tourner autour de moi, son torse frôlant à peine mon bras, ses mains effleurant mes hanches sans jamais vraiment s’y poser. Chaque fois que je me penchais pour l’embrasser, il se retirait juste assez pour me frustrer davantage. Ses doigts passaient à un souffle de mon intimité, comme une promesse jamais tenue. Mes tétons, dressés sous l’effet du froid et de l’excitation, furent l’objet de ses taquineries : un doigt, une caresse circulaire lente, puis rien. Il me fit reculer encore contre le mur, approcha ses lèvres de mon cou… puis s’arrêta à quelques millimètres. Je pouvais sentir son souffle chaud sur ma peau, mais il ne m’embrassa pas. - Tu vas me supplier… finit-il par dire, un sourire en coin, avant de s’éloigner de nouveau juste assez pour que mon corps le réclame plus fort. Chaque minute devenait une éternité. J’étais piégée entre le mur froid et cette chaleur vivante qu’il refusait de me donner pleinement. Je sentais mes jambes trembler, ma poitrine se soulever à un rythme incontrôlable. Chaque caresse avortée, chaque frôlement inutile, faisait monter en moi une frustration brûlante. Mes mains, à défaut de trouver la chaleur de ses lèvres, s’agrippaient à ses avant-bras, essayant de l’attirer vers moi. - Daven… soufflai-je, presque dans un gémissement. Il s’arrêta net, son regard plongé dans le mien. - Oui ? fit-il d’une voix douce, presque moqueuse. Je détournai les yeux, honteuse de céder si vite, mais mon corps parlait à ma place : mes hanches s’étaient déjà avancées vers lui, mon souffle haletant trahissait le besoin urgent qui me consumait. - S’il te plaît… Un sourire carnassier étira ses lèvres. - Voilà… tu sais demander. En une seconde, il brisa la distance. Ses mains se plaquèrent sur mes hanches, son torse contre ma poitrine, et sa bouche s’empara enfin de la mienne. Le b****r fut tout sauf tendre : c’était une déferlante, un choc électrique qui me fit oublier tout le reste. Il mordilla ma lèvre inférieure, approfondit le b****r avec une faim qui me coupa le souffle, tandis que ses mains glissaient le long de mes cuisses pour les remonter autour de sa taille. Le froid du mur se mêlait à la chaleur de son corps, et chaque coup de langue, chaque pression de ses doigts sur ma peau, me faisait perdre un peu plus pied. Ses mains se resserrèrent sur mes fesses, me soulevant légèrement, m’écrasant contre lui dans un mélange brutal et délicieux. - Tu vois… murmura-t-il contre mes lèvres, haletant. C’est bien plus intense quand tu l’as mérité. Tu veux que je te prenne… murmura-t-il, sa voix basse et lente. Je hochai la tête, incapable de formuler un mot. - Pas encore… souffla-t-il, esquissant un sourire cruel. Alors il commença son jeu : sa bouche descendit le long de mon cou, traçant un chemin de baisers humides jusqu’à mes clavicules. Ses mains effleurèrent mes seins sans jamais vraiment les saisir, comme s’il prenait plaisir à n’offrir que des miettes. Quand il effleurait mes tétons du bout des doigts, ce n’était que pour les abandonner aussitôt, me laissant gémir de frustration. Sous le jet tiède, mes muscles étaient détendus, mais mon ventre, lui, se contractait à chaque mouvement calculé. Il descendit encore, ses lèvres frôlant mon ventre, ses mains maintenant mes hanches contre le mur froid. Ses doigts approchèrent dangereusement de mon intimité… puis s’écartèrent. - Daven… soufflai-je, mi- suppliante, mi- énervée. - Tu me veux vraiment, hein ? Je mordis ma lèvre, trop fière pour répondre, mais mon corps parlait pour moi : mes cuisses se serraient et mes hanches cherchaient à se presser contre lui. Alors il posa enfin ses doigts sur moi, pas pour me pénétrer, mais pour caresser lentement mon c******s, alternant la douceur exquise et la pression plus ferme. Sa main gauche se refermait toujours sur ma gorge, contrôlant mon souffle, m’emprisonnant entre son corps brûlant et le mur glacé. Mes gémissements montaient, plus désespérés que jamais. Il me regardait, un sourire sadique aux lèvres. - Tu jouis… quand je te le dis… Et il continua, mes jambes tremblaient, mon corps tout entier tendu vers cette explosion qu’il refusait encore. Il ralentit, accéléra, s’arrêta…repartit, jusqu’à ce que je sente la chaleur grimper, inévitable. - Maintenant, ordonna-t-il. Et je me laissai emporter, un cri étouffé dans ma gorge sous sa main, mon corps se contractant violemment contre lui. Il recula légèrement, observant chaque frisson, chaque soupir, avec ce même air satisfait d’un joueur qui gagne toujours.
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