"Bon… dis-moi. Quand est-ce que tout ça a commencé ?"
Diana inspire difficilement.
" La première fois que j’y suis allée… il avait déjà fait une réflexion. Et puis quand on s’est croisés, tu sais… je t’en avais parlé.
Après ça… ça s’est aggravé.
— Il continuait ses remarques ?
— Oui… et un jour… j’étais dans la buanderie, je rinçais la serpillière…
Il est arrivé derrière moi."
Sa voix se brise. Elle s’accroche à lui de toutes ses forces.
"Il m’a dit des choses horribles. Il m’a raconté que, plus jeune… ils avaient une bonne. Et qu’un jour…
Il m’a raconté un viol, William."
William sent la rage monter, brutale, brûlante. Il serre la mâchoire mais garde sa voix douce. Sa main continue de caresser lentement son dos, comme une ancre.
" Chut… je t’écoute.
— Il me touchait pendant qu’il racontait… comme pour me coincer. Et il disait que je ne devais rien dire.
Parce que… parce que j’avais voulu demander au médecin s’il pensait que ma bénéficiaire était battue. Il nous a entendues."
Elle sanglote.
" J’ai eu trop peur.
— Pourquoi tu ne m’en as pas parlé à ce moment-là ? demande-t-il doucement.
— Je ne savais pas s’il était sérieux… si c’était vrai ou juste pour me terroriser.
Et puis… il m’a menacée. Il a dit qu’il te ferait du mal."
Elle l’agrippe à son t-shirt comme si elle craignait qu’il disparaisse.
" Il a vu comment tu me regardais. Il pense que je te plais. Il a dit qu’il te ferait payer."
William relève doucement son visage pour qu’elle le regarde.
" Diana… j’ai affronté des types bien plus dangereux que lui.
— Non !" s’écrie-t-elle, affolée.
"Il est dangereux ! Il m’a dit que la fille qu’il avait violée avait un fiancé. Il l’a tabassé. Il l’a forcé à regarder.
C’est un pervers ! Et aujourd’hui il m’a laissé entendre qu’il pourrait te tirer dessus !
Il a des armes de chasse. Plein la cave !"
Sa respiration s’emballe.
"Et il a dit que sa femme pourrait avoir des problèmes aussi…
— Chut… regarde-moi. Respire avec moi. Lentement."
Il pose ses mains sur ses épaules, l’oblige doucement à se caler sur son souffle.
" Pour aujourd’hui. Qu’est-ce qu’il te reprochait ?
— Votre visite dimanche. L’appel anonyme. Il pense que c’est moi.
Et comme l’enquête pour sa petite-fille va peut-être être rouverte… il a peur que je dise qu’il est violent."
William hoche lentement la tête.
" Foxy… il ne saura rien. Il n’y a que toi et moi ici.
— Et si je n’y retourne plus ?
Il a dit qu’il ferait payer sa femme !
— Qu’est-ce qu’il t’a fait aujourd’hui ? " demande-t-il, la voix grave.
" Il m’a giflée. Il m’a plaquée contre le mur.
Je suis tombée. Il est tellement fort… il m’a projetée comme si je ne pesais rien.
Et quand je me suis relevée… il m’a serrée contre lui. Il m’a rappelé ce qu’il avait fait à cette fille."
Sa voix se brise complètement.
" j’ai vu le fond de teint dans la salle de bain."
William ferme les yeux une seconde. Quand il les rouvre, sa décision est déjà prise.
" Quel s****d…
— J’ai essayé de me débattre, je te jure… mais j’avais tellement peur.
Si jamais il t’arrivait quelque chose… je ne me le pardonnerais jamais.
Promets-moi que tu n’iras plus là-bas."
Il reste silencieux un instant.
" c’est moi qui vais reprendre l’enquête sur le suicide.
J’irai là-bas autant que nécessaire.
— NON !"
La panique la submerge d’un coup. Elle frappe son torse, désespérée.
" Tu ne dois pas y aller ! Il va savoir que je t’ai parlé ! Il va le sentir !
Il va te faire du mal !"
William l’attrape doucement mais fermement pour l’empêcher de se faire mal.
" Écoute-moi. Regarde-moi."
Il attend qu’elle se calme un peu.
" Tu as bien fait de me parler.
Et maintenant, tu ne géreras plus ça toute seule. Plus jamais."
Il la serre contre lui, protecteur, solide.
" Ce type pense contrôler par la peur.
Il se trompe.."
Elle redevient plus calme... il l'a rassure encore :
" je n'irais pas seul.... et je ferais en sorte de continuer de lui faire croire que tu ne me plait pas …
mais toi.. tu devrais ne plus y aller…
- je suis sur qu’il cache quelque chose… et que sa femme peut parler…
- si il cache quelque chose sois sur que je trouverais…
- elle ne parlera jamais ! pas à toi.. j'ai peur... mais.. je ne peux pas laisser passer ça ! je dois la convaincre de parler..
- je veux que tu me promettes quelque chose …si il te re touche…que se soit sexuellement ou physiquement…tu me parles ….par sms, par appelles je m’en moque ! Mais je veux que tu me parles, et on trouveras quelque choses …je connait un medecin il te fera un arrêt pour quelque chose qui n’éveillera pas ses soupçons…ou je te sortirais de là…ta voiture n’est pas toujours tres en régles …ça ferait un bon motif de convocation…
- d’accord…
- si à un moment tu es en danger…envois moi un message vide d’accord ? Et je viendrais en personne l’arreter…en attendant je vais quand même prendre tes traces en photos. Pour avoir une preuve…
- tu crois ?
- se serait mieux Darling, juste pour avoir une preuve…tu n’es pas obligés d’enlever le t shirt releve juste la manche ».
Diana s’excecute en baissant les yeux…elle se sent honteuse…ses traces lui rappellent qu’elle ne c’est pas défendue…les larmes lui remontent aux yeux…elle a mal partout…les photos prisent, elle se refugie dans les bras de son lieutenant…:
« Je m’en veux de t’avoir mentit…
- tu as eu peur…il t’as frappé, harceler…c’est normal…tu es courageuse foxy… même si tu ne le penses pas…
- je suis désolée d’avoir gaché la soirée …
- il n’est que dix huit heures…la soirée est loin d’être finit et tu n’as rien gaché … tu as faim ?
- oui…
- alors je vais faire rechauffer le repas et on va oublier ce taré quelques heures …tu y retournes demain ?
- non…apres demain
- j’aimerais que tu me tiennes au courant …d’accord ?
- oui…promit… ». Il embrasse doucement la jeune fille en faisant attention à sa blessure…puis s’occupe du repas…ils s’installent sur le lit et Diana ne lache plus son beau policier de la soirée…
Il la soulage avec un long massage…les tensions qu’il avait ressentit la derniere fois sont parties…il sourit…elle porte désormais un peu moins de poids sur ses épaules…
Elle ressemble à un ange…nue…les cheveux roux tranchant sur le gris de son lit…la peau pâle…ses lêvres roses…elle lui fait totalement confiance et ses lêvres s’étirent dans un sourire de contentement quand il lui embrasse la nuque…
Elle est tellement désirable…ses fesses parfaites…
Il ferme les yeux un moment, à l’idée qu’un homme puisse brutaliser une femme si douce et …fragile…
Il se sent un peu macho de penser ça mais avec sa peau diaphagme, Diana ressemble à une poupée de porcelaine…l’idée qu’il puisse lui faire encore plus de mal le rend fou…Sa foxy a beau être forte et courageuse, elle n’est pas incassable…il ne supporte pas non plus l’idée qu’un homme ai pu la rabaisser. La ramener à une condition d’objet…
Il se couche sur elle pour lui embrasser le bout du nez :
« I love you …
- moi aussi je t’aime…je me sens tellement mieux depuis que je t’ai parlé…savoir que tu veilleras sur moi de loin ça me donne du courage…
- ce soir je veille sur toi de trés prés…je me suis arrangé avec un collegue on ne m’appellera pas de toute la nuit ».
Elle gigote pour se mettre face à lui :
« il faut en profiter alors…est ce que tu ….tu crois que tu pourrais me refaire comme avant hier ? Tu sais quand…avec ta langue et tes doigts en même temps… » .
Il rit en la voyant si rouge… il quitte en vitesse ses habits pendant qu’elle se faufile sous la couette, il eteint la lumiére, et avant de disparaitre sous les draps lui chuchotte :
« petite coquine… »