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1637 Words
Hari Le film fini, Matthew nous souhaite une bonne nuit et rentre chez lui. Je peux sentir le soulagement s'emparer de moi suite à son départ. Même si je dois reconnaître que son comportement d'aujourd'hui a été attentionné et irréprochable, cela ne veut pas dire qu'il ne va pas me falloir encore quelques jours pour me sentir moins tendu à son égard. — Je vais fumer une dernière clope, je dis à Bree à moitié endormie. — Ok. Je l'embrasse sur le front et sort de la chambre prenant soin de fermer doucement la porte derrière moi. Du coin de l'œil, je peux voir l'homme de Caederic chargé de notre sécurité assis dans un coin, gobelet de café en main. Il m'adresse un signe de tête discret auquel je réponds. J'extirpe mon paquet de cigarettes de la poche de mon manteau et en allume une tout en regagnant la petite terrasse de l'étage. Noah est là, assise à la table, clope au bec. Elle me lance un sourire furtif tout en tirant une longue taffe. Je fais un geste en direction de la chaise face à elle. — Je peux ? — Bien sûr. Je me laisse tomber dessus, soulagé que la journée touche enfin à sa fin. — Merci de ne rien avoir divulguer de la présence de l'agent de sécurité à Brianna. — C'est normal. Elle a déjà subi assez de stress comme ça. (Elle jette un coup d'œil furtif en direction du couloir.) Votre homme va rester là toute la nuit ? J'acquiesce. — L'un de ses collègues viendra le relayer demain matin. — D'accord. (Elle finit sa cigarette qu'elle écrase dans le cendrier.) J'ai encore du mal à croire que votre belle-mère ait pu faire une telle chose. Un rire mi-amer, mi-dédaigneux m'échappe. Et pourtant. — J'y retourne. N'hésitez pas à sonner si vous avez besoin de quelque chose cette nuit. — Merci. Elle pose une main amicale sur mon épaule et disparaît à l'intérieur. J'écoute la porte se refermer derrière elle. Fermant les yeux, je tire une longue taffe que j'expire lentement. Le calme et l'air frais de cette nuit hivernale me font le plus grand bien. Hâte de pouvoir prendre une douche et me glisser sous les draps aux côtés de... BAM. Je rouvre les yeux en sursaut. A peine le temps d'écraser maladroitement mon mégot qu'une seconde détonation retentit. Je m'empresse de retourner auprès de Bree le cœur battant à tout rompre. A mon plus grand soulagement, cette dernière est assise au bord du lit, le visage blême et le regard rivé sur l'homme de Caederic occupé à maintenir une Hortense blessée au sol. Des bruits de pas retentissent dans mon dos. Le Dr. Bingley et deux infirmières, dont Noah, entrent précipitamment dans la chambre. L'homme de Caederic se relève forçant Hortense à en faire de même. Son regard hautain semblable à celui de sa fille croise le mien. — Hari, comme on se retrouve. Je l'ignore. — Faites-là moi sortir de là. Security Man ne se le fait pas dire deux fois et traîne de force mon ex-belle-mère hors de la pièce malgré les profanations plus qu'insultantes de cette dernière. — Bree. Je m'assois à ses côtés, attrape son visage et l'embrasse sur le front, rassuré qu'elle n'ait rien. Elle se laisse aller contre moi, le corps légèrement tremblant. — Je ne sais pas qui était cet homme, mais heureusement qu'il était là. Je soupire. — Longue histoire. Elle relève la tête. Je dépose un b****r furtif contre ses lèvres. Le Dr. Bingley, Noah et l'autre infirmière s'avancent un peu plus dans la pièce. — Vous n'êtes pas blessée ? lui demande le médecin. — Non, juste un peu sous le choc. — Il y a de quoi avec cette s****e, marmonne Noah. Sa collègue lui assène un coup de coude dans les côtes, une lueur d'avertissement dans le regard. Le toubib ajoute ajoute comme si de rien n'était : — Nous allons vous laisser tranquille. Je reviendrai vous voir dans la matinée. Il nous adresse un sourire et sort de la chambre, les deux infirmières sur les talons. Noah franchit le pas de la porte et, la main sur la poignée, se tourne vers nous. — Une chose est sûre, cette bonne femme n'est qu'une sale conne. — NOAH ! Elle nous lance une grimace et ferme la porte derrière elle. — Quel sacrez numéro, je dis l'ombre d'un sourire au coin des lèvres. Bree émet un rire discret. — Comme toi. (Elle me tire à elle, de façon à se retrouver le dos contre le matelas, mon corps à moitié au-dessus du sien.) Embrasse-moi. — A vos ordres Madame. Mes bras de chaque côté de sa tête, je scelle mes lèvres aux siennes. Nos langues se lancent dans une danse lente, sensuelle. Ses doigts se perdent dans mes cheveux bouclés. Ses hanches ondulent contre moi dans des gestes provocateurs. Je relève la tête et plonge mon regard incertain dans le sien, à bout de souffle. — Bébé, je ne pense pas que... — S'il te plaît. (Elle s'agrippe à moi, une lueur suppliante dans le regard.) J'ai besoin de te sentir près de moi. Je me lève et vais verrouiller la porte avant de venir me replacer au-dessus d'elle. Son corps frémit tandis que je m'attaque au pantalon de son pyjama que je fais glisser le long de ses hanches. — Tu n'es pas possible, je souffle ma bouche proche de la sienne. Elle colle ses lèvres contre les miennes. Mes doigts se lancent à l'assaut de son point sensible que je caresse avec tendresse. Son corps s'arcboute. Des gémissements étouffés par notre b****r lui échappent. De sa main libre elle me retire mon pantalon et referme ses doigts autour de ma hampe à travers mon boxer. Ses quelques caresses suffisent à enflammer mon être entier. Je grogne. Mon corps brûlant se crispe, hésite. Je plonge mon regard interrogateur dans le sien. — Tu es sûre de toi ? Elle sourit, acquiesce. — D'accord. Je me redresse un peu. Elle retire sa main. Je continue de la caresser le temps de retirer mon boxer. Son regard envieux se pose sur mon membre durcit. — Coquine. Je me penche à nouveau vers elle, une main de chaque côté de son visage. Prenant une petite inspiration, je la pénètre une première fois, puis une seconde fois de manière plus poussée. Mes mouvements sont lents et contrôlés. Elle grimace, bouge sous moi probablement dans l'espoir de s'ajuster à la douleur qui la tourmente. De petites larmes perlent au coin des ses yeux. Je peux sentir la frustration monter en moi en la voyant dans cet état. — Ce n'est pas une bonne idée. Je m'apprête à me retirer mais elle ne me laisse pas faire. Ses doigts s'enfoncent dans la peau de mon dos. Dans un geste tendre mais ferme, elle me rapproche au plus près d'elle me forçant à rester en place. Les larmes silencieuses roulent le long de ses joues. Mon regard se perd dans le sien tendre et aimant. — Je t'aime, je souffle d'une voix rauque et saccadée. Mes lèvres se posent sur ses joues humides, le coin de ses yeux, son front, son nez, sa bouche. Je colle mon front contre le sien tout en continuant mes lents mouvements afin de ne pas la brusquer. Elle enfouit sa tête dans le creux de mon cou moite. Son souffle chaud effleure ma peau. Elle aspire ma peau entre ses dents et la mordille d'une manière qui, si nous n'étions pas enchevêtrés l'un à l'autre, suffirait à me faire perdre pied. La tension s'empare de mon bassin tandis que nous continuons nos provocations mutuelles. Je ferme les yeux, rejette la tête en arrière. Un râle rauque franchit la barrière de mes lèvres. — Bree... Mon corps se met à trembler contre le sien. Elle resserre sa prise autour de mon dos, rapproche sa bouche de mon oreille. Sa voix résonne telle une douce musique dans mon oreille tandis que je me perds en elle. — Je t'aime. ** Bree blottie entre mes bras, je la regarde sombrer lentement entre les bras de Morphée. Un calme agréable règne dans la chambre qui, jusqu'à ce matin encore, était emplie du bruit des moniteurs maintenant éteints. Elle s'agite un peu. Je l'embrasse sur le front et resserre mon étreinte autour de son corps. — Je ne laisserai plus jamais Hortense te faire du mal, je souffle, je te le promets. Les vibrations de mon téléphone retentissent comme pour marquer ma parole. Je me lève le plus doucement possible, afin de ne pas réveiller ma Belle et récupère mon mobile sur lequel le nom de mon demi-frère s'affiche sans grande surprise. Je décroche : — Caed, attends deux minutes. Je regagne la salle de bain dans laquelle je m'enferme et allume l'eau pour camoufler ma voix au cas où Bree se réveillerait. — C'est bon, je t'écoute. — Je n'en ai pas pour longtemps, je voulais juste t'annoncer la bonne nouvelle. — Quelle bonne nouvelle ? Son rire résonne de l'autre côté de la ligne. — Hortense sera escortée en Irlande dès demain. Chose faite, nous pourrons nous occuper de Gwenaëlle. Je ferme les yeux, me laisse aller contre la porte. Un mélange de soulagement et d'appréhension s'empare de moi. Hortense et Gwenaëlle presque canalisées. Cela ne veut dire qu'une chose. — Tu es en train de tenir ta part du marché. — Exact. Je me place face au miroir et grimace en voyant mon reflet : ma peau est légèrement plus pâle que d'ordinaire et des cernes discrètes sont perceptibles sous mes yeux à cause du manque de sommeil. — Je suis en train de tenir ma part du marché. Prépare-toi à tenir la tienne. ** ** ** ** **
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