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1729 Words
Hari Une fois dans ma voiture, j’écris aux proches de Bree pour leur faire savoir que je la raccompagne. Le message envoyé, je glisse mon mobile dans ma poche et jette un regard en coin en direction de l’intéressée recroquevillée sur le fauteuil côté passager. — Ça va ? Elle secoue négativement la tête. — Je ne suis qu’une p****n, souffle-t-elle… Je soupire. — Bree… — Une p****n qui ne sait pas ce qu’elle veut. J’attrape son visage entre mes mains la forçant à me regarder droit dans les yeux. — Les dérapages arrivent à tout le monde, je lui assure calmement. — Pas de ce genre-là. Elle détourne le regard, honteuse. — Viens par là. Je la tire à moi, de façon à ce qu’elle se retrouve assise à califourchon sur moi. Son regard confus croise le mien. Mes lèvres se scellent aux siennes. Je lui retire sa culotte en dentelle et commence à caresser son c******s. Son corps se met à frémir contre le mien. Peut-être n’est-ce pas une bonne solution, mais je m’en moque. J’introduis mon index en elle, ce qui lui arrache un cri de plaisir. Ses hanches ondulent au rythme des va-et-vient de mon doigt et de mon pouce qui continue à la caresser. — Hari, il faut que nous… J’aspire sa lèvre inférieure entre mes dents et la mordille. Ma bouche glisse jusqu’à son oreille tandis qu’elle continue de se déhancher sensuellement contre moi. — Nous discuterons plus tard, je souffle d’une voix basse et rauque. Tout ce dont nous avons besoin pour l’instant, c'est une distraction. Elle opine du chef sans chercher plus loin. Glissant une main derrière sa nuque, je rapproche son visage du mien et l’embrasse de plus belle. Ses lèvres répondent aux miennes de manière automatique. Nous échangeons un long b****r au cours duquel nos langues se déclarent la guerre. Nos corps se mouvent l’un contre l’autre. Ses mains se fraient un chemin jusqu’à ma ceinture. D’un coup sec, elle me retire pantalon et boxer et attrape mon membre qu’elle se met à caresser frénétiquement. Je grogne. Les douces caresses de ses mains suffisent à éveiller le brasier en moi. — Retire tes mains, je lui ordonne d’une voix saccadée. Elle s’exécute sans broncher. Dans une dernière caresse, j’en fais de même, soulève les hanches et la pénètre d’un profond coup de rein. Mon prénom franchit la barrière de ses lèvres dans un cri. Je commence à me mouver en elle dans des mouvements rapides, effrénés. Nos corps enlacés claquent l’un contre l’autre, infatigables, insatiables. Le mien guide le sien. Chaque coup est plus fort que le précédent. J’attrape ses seins à travers le tissu de sa robe et les pinces dans des gestes fermes. Ses cris se mêlent à mes râles tandis que nos corps se font l’amour comme jamais. Ma bouche dans le creux de son cou, je me blottis un peu plus contre elle tout en la soulevant avec passion. Nos cœurs battent à l’unisson comme sur le point d’imploser. Le corps de Bree se tend contre moi. Dans une dernière poussée passionnelle, je lui fais atteindre le Septième Ciel. Mon regard ne rate pas une miette de l’extase qui s’empare d’elle et lui fait renverser la tête, les yeux révulsés. Son corps désarticulé continue de se mouver contre le mien. Je râle, m’enfouis en elle, me perds en elle. Elle m’accueille. Le souffle saccadé et le corps tremblant nous restons en suspens. Mes mains glissent jusqu’à sa taille que j’entoure fermement de mes bras. Elle se laisse retomber contre moi, épuisée. — Je suis désolée, dit-elle d’une voix presque inaudible. Je resserre mon emprise autour de son corps, appuie mon menton sur le sommet de son crâne. Je peux sentir mon cœur se serrer et mon estomac se tordre dans tous les sens à l’entente de la pointe de culpabilité et de fragilité dans sa voix. Prenant une inspiration, je m’humecte lentement les lèvres et réponds : — Je suis désolé aussi. ** Brianna L’homme m’attrape fermement par le bras et me tire de force à l’intérieur. Je crie, me débats. Sa prise se resserre sur mon bras. Les cris de mon bébé retentissent au loin derrière moi. — Non ! je m’époumone. Il me pousse à l’extérieur. Je trébuche sur les marches du perron. Mon corps chute en avant. Je fais un rouler-bouler sur moi-même. Une douleur lancinante se fait ressentir le long de mon bras, mais la colère et la détermination que je ressens suffisent à me la faire oublier. Dans un mouvement vif, je me remets sur pied et me tourne face à la maison derrière moi. — Rendez-moi mon bébé ! Hari apparaît sur le seuil de la porte, le visage impassible, notre enfant entre les bras. Je sens mon être s’apaiser. — Il sera bien mieux ici, avec nous. Je fronce les sourcils, mon cœur s’emballe. Mon regard croise une dernière fois le sien. Sans un mot de plus, il disparaît de nouveau à l’intérieur. — Non, je souffle. La porte claque derrière lui. Je hurle. ** J’ouvre les yeux, me redresse en sursaut. Mon regard parcourt la pièce autour de moi. J’inspire et expire, soulagée de voir que je suis dans ma chambre chez ma mère. Ce n’était qu’un cauchemar. — Bree ? Je tourne la tête. Hari se redresse sur les coudes, le regard inquiet, le sommeil encore perceptible dans sa voix. Je soupire, me rallonge lentement et me tourne face à lui. — Ça ne va pas ? — Mauvais rêve, je réponds calmement. — Tu veux en parler ? Je secoue la tête, un sourire au coin des lèvres malgré les images angoissantes encore bien présentes dans mon esprit. — Ce n’est rien. Je me penche vers lui et dépose un b****r furtif contre ses lèvres. Je m’apprête à sauter du lit, mais il me retient. Une lueur sérieuse parcourt son regard. — Il faut que je te parle. Je m’assois. — Tu te souviens quand je t’ai dit qu’il y avait du changement du côté d'Hortense et mon père ? (J’acquiesce.) Comme tu le sais, ils vont divorcer. (J’acquiesce.) Mais ce n’est pas tout. (Il attrape ma main et entrelace ses doigts aux miens.) Leur histoire date d’avant la rencontre de mes parents. Je fronce les sourcils. — Quoi ? — Hortense a été le premier véritable amour de mon père. Ils ont eu un fils ensemble. Je l’ai rencontré. Il est venu à New York pour quelques jours. Je vois. — Que te voulait-il ? — Il… De petits coups retentissent contre la porte. Hari s’empresse de s’asseoir au bord du lit et attrape son tee-shirt qu’il enfile à la va vite. La tête de Sonia apparaît dans l’embrasure. — La petite famille est au complet, on attend plus que vous, nous annonce-t-elle. — On arrive. Elle nous adresse un sourire et disparaît. Je me tourne face à Hari. — Je t’expliquerai tout à l’heure. Il se penche vers moi et m’embrasse sur le front. — Hari, att… — Tout à l’heure. Il sort de la pièce sans me laisser le temps de riposter. — Super. J’enfile un pull de Noël ainsi qu’un pantalon de pyjama et le suis au salon où mon père, Sonia, Sam, Hayden, ma mère, Bobby, Danny, Joe, Luke, Emmy et ma tante nous attendent. — Joyeux Noël ! s’exclament-ils tous en chœur. Nous nous asseyons en un grand cercle et nous faisons passer les cadeaux. En l’espace de quelques minutes les emballages jonchent le sol et s’emmêlent en plusieurs piles éparpillées tout autour de notre grand groupe. Les rires et la bonne humeur s’emparent de la pièce. Leurs cadeaux ouverts, Hayden et Sam viennent s’asseoir près de Hari et moi et nous aident avec l’ouverture de nos propres paquets : parfums, vêtements, livres et produits de beauté, bons pour des places de concert au choix, bouteille de pur Whisky écossais, package pour visiter les studios Harry Potter à Londres (ce qui ne manque pas d’enthousiasmer les garçons), et enfin les cadeaux plus personnels que nous avons concocté l’un pour l’autre. — Joyeux Noël, je lui dis en lui donnant son cadeau. Il sourit, m’embrasse furtivement. — Joyeux Noël. Le cœur battant, j’ouvre mon paquet duquel j’extirpe un écrin dans lequel sont rangés un collier et un bracelet en argent assorti. Le bracelet est orné de charmes discrets et élégants représentant des symboles celtes. Je m’empresse de l’attacher à mon poignet. Le sourire aux lèvres, je poursuis ma contemplation et attrape la chaîne en argent d’un peu plus près. Un pendentif discret, à l’intérieur duquel se trouve une photo de nous deux, y est relié. A gauche de la photo est inscrit la phrase : « Je t’aime à l’infini multiplié par l’infini ». Je ris. Du coin de l’œil, je peux voir Hari se lever la paire de nouvelles baskets que je lui ai offerte aux pieds. — De quoi ai-je l’air ? demande-t-il à l’assemblée. — Prêt à aller courir le marathon de Noël, répond Bobby d’une voix forte. Les rires retentissent autour de nous. Hari jette un coup d’œil furtif par la fenêtre faisant mine de réfléchir à cette possibilité. Il se tourne vers moi, une lueur malicieuse dans le regard. — Excellente idée ! Il attrape ma main dans la sienne et, sans vraiment me laisser le temps de comprendre ce qui se passe, me tire jusqu’à l’extérieur en courant. Je m'esclaffe. — Tu es complètement fou ! — Je sais ! Nous poursuivons notre course folle attirant l’attention de quelques passants matinaux au passage. Ce n’est qu’une fois que nous avons entamé le petit sentier sur lequel nous nous sommes déjà aventurés qu’il ralentit le pas. J’en fais de même, les joues en feu, à bout de souffle. Un bras autour de ma taille, il nous fait nous asseoir sur un rocher. Un silence agréable s’installe autour de nous tandis que nous prenons le temps de reprendre nos esprits. Les questions quant à notre discussion au réveil jaillissent dans le mien tel un flot torrentiel. Je lève la tête vers lui, mon regard immédiatement absorbé par l’océan émeraude du sien. — Prêt à reprendre notre discussion ? je demande. — Oui, mais avant il faut que je te parle d'autre chose. (Je fronce les sourcils.) Je pense me réorienter professionnellement. ** ** ** ** **
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