VI-2

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Ainsi, le vieux logis abritait maintenant deux fiancés, qui se tutoyaient selon l’usage allemand, et s’en allaient faire de sentimentales promenades dès que la nuit dérobait leurs traits aux regards indiscrets, lesquels auraient pu s’étonner de voir ces étrangers, – ou même, certains du moins, reconnaître l’ex-pupille de la marquise. C’est ainsi que, la veille, Yves Gouez les avait aperçus, partant en mer sur le cotre dirigé par Helmer... Celui-ci avait bien objecté que c’était là une imprudence. Mais Hilda avait levé les épaules, en répondant : – Il n’y a personne, à cette heure-là, sur ce point de la côte, presque constamment désert en plein jour. Le vieux Gouez dort comme une souche, – je me souviens de lui avoir entendu dire, autrefois... Et puis, on ne peut trouver singulier que vou

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