Chapitre 4.

3836 Words
1 MOIS PLUS TARD OCTOBRE 2005 NEYLA Un mois s'est écoulé et rien a changé dans ma vie. À part que Rayan s'en va dans une semaine, ils sont en pleins déménagement. J'ai l'impression qu'ils sont pressés de partir, bon... D'un côté j'ai pas envie qu'il parte, c'est mon aîné, celui qui arrangeait tout et prenait toutes nos responsabilités sur ses épaules. Il agissait comme un père avec nous, il nous protégeait comme si on était ses bébés. Il a remplacé le père que j'ai jamais eu. Ça me fait de la peine, beaucoup. Je ne pensais pas qu'un jour on allait tous se séparer. En voyant Rayan partir, je sais que les autres partiront à leur tour et il ne restera plus que moi. Moi et ma mère. Chacun ira construire sa nouvelle vie ailleurs et ils ne reviendront plus. On les verra une fois par an parce qu'ils seront trop occupés à s'occuper de leur femme et de leurs enfants. Ils n'auront plus le temps pour moi... La sonnerie retentit et on entre tous en classe. Je m'installe au fond en gardant une place vide à côté de moi. Pour Azhar. Il arrive toujours le dernier même si maintenant il assiste aux cours dès 8h. Ce qui est une première pour lui. Monsieur à l'habitude de commencer sa journée à 11h. On est proche maintenant. Il ne bavarde pas beaucoup mais je le sens très à l'aise avec moi. Et surtout très protecteur. C'est comme si on se connaissait depuis toujours. C'est bizarre comme situation mais ça ne me dérange pas. Je me sens bien avec lui. Cinq minutes plus tard, il entre dans la classe en s'excusant. La prof soupire et le laisse entrer. Il balaie la salle du regard et me répère puis comme un prédateur, il s'avance vers moi. Je lui souris. Il s'installe sur la chaise à côté de la mienne et sort ses affaires. - ça va ? Il tourne la tête vers moi, son regard est sombre et intense à la fois. Azhar - toi ? J'acquiesce en souriant et il fit un hochement de tête avant de poser son regard sur la prof qui parle. Moi, je le regarde lui. Ses cheveux sont ébouriffiés sur le dessus de sa tête m'affirmant qu'il ne s'est pas coiffé. Il porte un polo vert et un jeans foncé délavé qui lui va à merveille avec une jolie paire de TN noire aux pieds. Il a la classe de la tête aux pieds. Il tourne brusquement la tête vers moi, les sourcils froncés et les lèvres pincées. Azhar - t'as fais ? - de quoi ? Azhar - les exos de maths J'acquiesce. - et toi ? Il secoue la tête en posant ses coudes sur la table. Je regarde la prof qui passe dans les rangées pour vérifier si nos devoirs ont été faits. Aymane - moi Madame j'ai pas pu le faire parce que j'avais la grippe hier Prof - je vous ai donné une semaine pour les faire Aymane. Une croix... Ça t'en fais deux déjà, au bout de la troisième t'es viré Aymane - au calme Je regarde Azhar. Ça va lui faire trois croix à lui et je veux pas qu'il sorte de cours. Je sors mes exos et lui donne. Azhar - tu fous quoi ? Reprend ta feuille - ça me fera qu'une croix, c'est rien Azhar - tu trinqueras pas pour moi Je souris. - ça me fait plaisir Azhar - Neyla. Il me réprimande et je ris. - laisse-moi faire, d'accord ? Azhar - nan. Pas d'accord - ça me dérange pas, t'inquiète Quand la prof arrive, elle regarde le bureau d'Azhar où ma feuille repose elle la prend et vérifie que c'est les bons exercices. Prof - je dois dire que je suis étonnée Azhar. C'est la première fois que tu fais les devoirs que je donne, tu t'es enfin décidé à travailler ? Azhar - et voilà ! Il baisse les bras, vaincu. Azhar - vous m'avez démotivé Prof - surtout pas ! Je te félicite, sincèrement Puis elle pose son regard sur moi, je prends un air désolé. - j'ai pas eu le temps de les faire Elle soupir d'exaspération. Prof - c'est une première Neyla ! Que t'arrive-t-il ? Tu dois te ressaisir et vite. Je ne dis rien. Prof - donne-moi ton carnet Mon visage se décompose. - pourquoi ? Prof - je vais mettre un mot pour tes parents afin de les informer de ton relâchement Azhar - a****z pas Prof - ne te mêle pas de ça Azhar. Neyla, ton carnet. Azhar - elle les a fait ses exos, c'est ceux-là Il bouge la feuille sous ses yeux. Azhar - c'est moi qui les a pas fait, elle me les a donné pour pas que je me fasses virer, c'est tout La prof nous regarde durement. Prof - c'est vrai ? - pas du tout ! Je les ai pas faits. Azhar - arrête Neyla Prof - qui a fait ces exercices ? Azhar - elle ! - lui ! Prof - bien. Vous règlerez ça dans le bureau du directeur - quoi ? Prof - dehors maintenant Azhar - la virez pas wesh c'est ses devoirs je vous dis Prof - je veux plus rien entendre. Dehors. Clara tu les accompagne dans le bureau du directeur C'est une blague ? p****n je vais me faire massacrer par ma mère. Viré de cours... Oh p****n. J'ai les mains tremblantes quand je range mes affaires. C'est la première fois de ma vie que je suis virée de cours. Clara récupère le rapport écrit par la prof et on sort de la salle. Azhar - pourquoi t'as fais ça ? - parce que je voulais pas que tu sois viré Azhar Azhar - tema maintenant on est viré tous les deux - et je vais me faire tuer par ma mère putain... J'essaye de chercher quoi lui dire pour me justifier mais je trouve pas à cause du stresse. Je vois Azhar stopper Clara et lui prend le rapport des mains avant de le déchirer. - tu fais quoi ?! Il ne prend pas la peine de me répondre et tourne la tête vers Clara qui est encore plus stressée que moi. Azhar - azy retourne en cours toi et tu dis pas un mot de tout ça Il la menace en pointant son index dans sa direction. Clara hoche plusieurs fois la tête avant de faire demi-tour. Je m'appuie contre le mur en sondant Azhar des yeux. Il plonge son regard dans le mien et s'approche prudemment de moi. Mon cœur s'emballe quand je le vois s'approcher plus près. Je retiens brusquement mon souffle lorsque qu'il se poste à seulement quelques centimètres de mon corps. J'ose plus faire le moindre mouvement. Il penche sa tête sur le côté en baissant ses yeux sur mes lèvres. Je suis mal à l'aise. Il effleure ma joue en remontant le regard dans mes yeux. Azhar - ça m'ennuierai que t'ai des ennuis à cause de moi Il suit ma mâchoire de son pouce sans me quitter des yeux. Je suis incapable de parler, je suis juste trop hypnotisée par les milles et une sensation que son touché me procure. J'entreouvre les lèvres pour laisser échapper un soupir. Ses paupières sont lourdes et sa main tient toujours mon visage. Il passe son pouce sur ma lèvre inférieure, il ferme les yeux et prend une profonde inspiration avant de s'écarter de moi. C'est comme s'il se contrôlait, qu'il bataillait contre lui-même. Moi je suis encore bouleversée par sa proximité. Comment il fait pour me mettre dans un tel état ? m***e j'ai rien pu contrôler. Et lui non plus visiblement. Azhar - viens, faut s'tirer Je tremble quand son regard croise le mien, je sens encore son pouce sur ma lèvre inférieure... - on va en perm' ? Azhar - on va prendre un p'tit dej - quoi ? Azhar - j'invite - pas question que je sors du collège Azhar - tu veux faire quoi ? Aller te poser en perm pour qu'ils captent que t'as été viré de cours et que y'a plus de rapport pour le confirmer ? Je secoue la tête. Il a raison, je veux pas me faire tuer par ma mère. Si elle apprenait que j'ai été virée de cours, elle deviendrait folle. Azhar - alors ? Je me pince les lèvres d'un air embêté. - je sais pas sauter la grille Ses lèvres s'étirent lentement pour former un grand et beau sourire. Azhar - rien que ça ? Je hoche la tête innocemment. Azhar - j'vais te montrer Quand on sort dans la cour, je commence à trembler de peur. J'ai jamais fais de conneries, j'ai toujours suivi le règlement à la lettre et là je suis sur le point de sauter la grille. m***e si je me fais cramer c'est deux heures de colle ou sûrement viré du collège pour longtemps. Arrivé à la grille, Azhar vérifie les environs et emmêle ses doigts en me faisant signe de monter. Azhar - laisse ton sac, j'te le balancerai Je pose mon pied sur ses mains fortes et prend appuie dessus pour passer ma première jambe de l'autre côté de la grille. Je me dépêche de passer mon autre jambe et de sauter sur le sol. Azhar me donne mon sac et je le regarder sauter par dessus la grille avec agilité. On dirait qu'il a fait ça toute sa vie. Il me lance un regard puis se met à marcher. J'active le pas pour marcher à ses côtés. C'était dur de synchroniser mes pas au sien. J'ai le temps de faire qu'un pas alors que lui en fait trois avec ses grandes jambes là. Je ne sais pas de quoi j'ai l'air à trottiner à ses côtés. Azhar - tu t'essouffle - parce que tu marche trop vite pour mes petites jambes Il ralentit le pas et j'arrête de trottiner. On marche tranquillement jusqu'à un café calme. On entre et on s'installe à une table. Pendant qu'Azhar est sur son téléphone, je regarde discrètement mon portefeuille pour voir si j'ai quelques billets. Ma mère n'oublie jamais de me donner de l'argent, j'en conclu que c'est moi qui ai oublié de les ranger dans mon portefeuille. Je lève les yeux vers Azhar qui me regardait à présent. On dirait que ça fait un petit moment qu'il me regardait. Azhar - t'as trouvé ce que tu cherchais ? Il m'a cramé en train de vérifier mon portefeuille. - je n'ai même pas une pièce d'un centime Azhar - tant mieux parce que je t'aurais pas laissé payer - pourquoi ? Azhar - parce que je t'invite J'aperçois un groupe de gars se diriger vers nous, plutôt vers Azhar. Ils le salue et le tcheckent. Azhar ne leur adresse aucun mot. Quand ils s'en vont, je le surprends en train de me regarder plus intensément que tout à l'heure. Azhar - tu veux faire quoi plus tard ? - médecin Insha'Allah. Et toi ? Il hausse des épaules en détournant le regard derrière moi. Il suit quelqu'un du regard. Quand je me retourne, je vois la serveuse arriver vers nous. Serveuse - bonjour. Je lui fais un grand sourire, tout comme celui qu'elle m'adresse. - bonjour. Serveuse - qu'est-ce que vous prenez ? Je regarde Azhar qui me fait signe de commander. - je vais prendre un Oasis tropical et un brownie aux amendes s'il vous plaît Elle écrit tout ça dans son calpin et se tourne vers Azhar. Azhar - la même. Puis elle s'en va. Quand je détache mon regard d'elle pour le poser sur Azhar, ce dernier me regarde déjà. Je détourne timidement les yeux, je scrute la salle en sentant toujours son regard posé sur moi. Azhar - tu me guérira ? Je tourne brusquement la tête vers lui. Sa voix est basse et légèrement cassée. Elle fait écho en moi et j'ai envie qu'il continu à me parler. Azhar - quand je serais blessé... Tu me guérira ? - oui, bien sûr Il continu de me regarder comme s'il en attendait davantage. - et je ferais en sorte qu'on ne te blesse plus Une étincelle scintille dans son regard sombre, il serre la mâchoire puissamment. Azhar - viens là Il allonge son bras sur le dossier de la banquette. Je me lève et pars m'asseoir à ses côtés. Il me regarde encore et toujours. Azhar - tu penses être là plus tard ? - où là ? Il fait tomber son bras sur mes épaules et m'attire tout contre lui. Mon cœur bat plus vite. Je sens son odeur partout autour de moi. Ses sens m'envahissent. Azhar - là. Sa voix n'est qu'un chuchot qui déclenche milles frissons dans tous mes membres. Je n'arrive plus à penser, il réussit à me faire perdre le contrôle de moi-même. - toujours Je lui réponds sur le même ton, pour que lui seul entende. Nos regards s'accrochent comme des aimants. Il rapporte sa main à mon visage et passe son pouce sur ma lèvre inférieure. Encore une fois. Et une fois de plus, je suis saisie des mêmes sensations que tout à l'heure.. Notre commande arrive un peu trop rapidement à mon goût. Je me détache d'Azhar qui avait deserrer son étreinte autour de moi quand la serveuse est arrivée. Je m'installe en face de lui, à ma place initiale et me met à manger sans lui adresser le moindre regard. Il n'a pas eu le temps de manger un morceau du brownie qu'une foulée de gars arrive pour le tchecker. C'est la deuxième b***e qui vient le saluer en moins de dix minutes. - c'est tes potes ? Azhar - des connaissances. Je hoche la tête en continuant de manger. Quand on termine, Azhar s'en va payer pendant que je quitte le café. Il me rejoint dehors et on reprend silencieusement la route pour le collège. Parfois il changeait de côté avec moi pour que je n'ai pas à passer à côté des passants homme dans la rue. J'ai finis par lâcher un petit rire en le voyant si protecteur avec moi. Je l'ai regardé avec amusement alors que son regard à lui est très sérieux. Puis j'ai baissé les yeux et a continué à marcher silencieusement. Quand on arrive au collège, le portail est ouvert. On entre tranquillement et on se dirige vers notre prochain cours. Mais je m'arrête en plein couloir pour me poster devant Azhar. - je voulais te dire merci pour l'invite Azhar - pas d'ça entre nous - j'essaye pas de te dire que je vais te rembourser Azhar, j'te remercie c'est tout Il me prend brusquement par la nuque pour me rapprocher un peu plus de lui. Ses yeux me sondent. Azhar - est-ce que tu remercie ta mère ou tes frères quand ils t'offrent à manger ? Je n'ai jamais pensé à les remercier tout simplement parce que c'est ma famille et que c'est normal qu'ils me donnent à manger. - nan Azhar - alors fais pareil pour moi Il me relâche puis me contourne pour continuer son chemin. Je me retourne lentement et inspire profondément avant de le suivre jusqu'à notre salle de cours. [...] La semaine suivante, j'suis séquestré par Rayan. Il souhaite que j'aide sa femme Amaria a préparer les derniers cartons pour leur déménagement. Demain, ils s'installeront dans leur nouvel appart à Avignon. J'emballe les affaires de mon frère pendant qu'elle emballe les siens. Rayan a ramené une vingtaine de gars pour vider l'appart. Il a louer un camion de déménagement qu'il a garé juste devant le bâtiment. Amaria - je reviens Elle quitte la chambre et je me lève pour essayer de tirer sur la valise au dessus de l'armoire. Inutile de vous dire que je l'atteins pas. Je pousse le lit pour le plaquer à l'armoire et monte dessus. Je réussis à atteindre la valise mais impossible pour moi de la prendre. Elle est trop lourde. ? - te casse pas un ongle surtout Mon coeur s'emballe à l'entente de cette voix. Je me retourne pour planter mon regard dans le sien. Il me sourit, j'ai l'impression qu'il est content de me voir. Il avance et monte sur le lit à son tour. Il retire la valise et la pose par terre. - merci Il me fit un petit hochement de tête en gardant ce sourire en coin qui le rend si irrésistible. Aujourd'hui, il est de bonne humeur. Sa tenue y reflète bien. Il porte un tee-shirt blanc simple et un jeans beige accompagné d'une paire d'Air Max blanche. Il a le style dans la peau. - ça va ? Il fait un pas en avant qui le rapproche un peu plus de moi. Il penche la tête sur le côté et les yeux mi-clos, il caresse ma lèvre inférieure de son pouce. Je ravale ma salive. Il est so sexy quand il fait ça. Azhar - toi, comment tu vas ? Il laisse tomber sa main, coupant tous contacts avec moi. - je vais bien Azhar - moi aussi. Je souris. Je m'assois par terre et ouvre la valise. Je suis surprise de voir tous les survêtements de mon frère. Ils sont tous des cadeaux de moi. Et je me rappelle que ça fait très longtemps que je l'ai pas vu dans une de ces tenues. Ça ne lui plaît pas mais pour pas me vexer il les a gardées... Je lève les yeux vers Azhar. Il est appuyé contre le mur, une main dans sa poche et l'autre derrière sa tête. Et il me regarde. - tu fais partie des gars dont mon frère a fait appelle ? Azhar - j'ai du mal à refuser quand un grand me demande un coup de main - c'est gentil de prendre de ton temps pour nous aider Azhar - j'ai toujours le temps pour toi Neyla Je me sens rougir. Je sens aussi mon cœur battre à vive allure. L'emprise qu'il a sur moi est inquiétante. Quand des pas se font entendre dans le couloir et des voix appelant Azhar, ce dernier se redresse et s'empresse de pousser le lit à sa place initiale. Samir et un homme que je connais pas entrent dans la pièce et s'arrêtent en voyant Azhar derrière moi. Samir - tu fous quoi gros ? Azhar - je remets le lit en place Gars - faut le descendre lui aussi ? - oui. Mais faut le démonter d'abord Samir - wesh Neyla, bien ? Il vient de m'apercevoir. Je lui souris poliment. - bien et toi ? Samir - ça va hamdullah Je regarde le gars s'approcher d'Azhar qui a claquer le lit contre le mur. Je me retourne pour les regarder. Azhar a la mâchoire contracté et son regard est devenu noir. Mais ? Gars - y'a F qui t'attend sur le parking Azhar - c'est pas le moment Gars - il sait que t'es occupé mais il m'a dit de te dire que t'as intérêt à aller le voir Azhar hausse les sourcils, une expression amusée au visage. Azhar - intérêt ? Gars - je répète juste Azhar - ok. Rentre voir si Mamma a besoin de quelque chose Mon regard se tourne brusquement vers le gars pour l'étudier. C'est son frère ? Il a l'air beaucoup plus jeune qu'Azhar. Ils ont un air mais jamais j'aurais parié qu'ils étaient frères. Samir - azy je vais démonter le lit alors - attend je vais chercher les outils pour t'aider Quand je reviens avec les outils nécessaires pour démonter le lit, je remarque que le frère d'Azhar a disparu et que Samir est sur le point de partir. - t'as changé d'avis ? Samir - les gars ont besoin de moi pour descendre les cartons. Mais y'a Azhar, il va t'aider Je tourne la tête vers Azhar qui est au tel à la fenêtre de la chambre. - ok, merci quand même Il me sourit et s'en va. Je m'assois au niveau du lit et commence à retirer les vises avec la visseuse. Azhar se tourne vers moi et met fin à sa conversation téléphonique. Azhar - assiste-moi Il s'accroupi à mes côtés et me prend la visseuse des mains. - faut pas que tu te sentes obligé Je le regarde tendrement. Il sourit en secouant la tête. Azhar - on m'oblige à rien moi. Quand je fais un truc c'est que je l'ai voulu On dévisse les planches qui tombent une à une. Une fois que le lit est en mille morceaux, on les rassemble par cinq et on les scotch avec du ruban adhésif. Wassim et Malik, son pote, arrivent pour les descendre avec l'aide d'Azhar. Je me bouge pour terminer d'emballer les affaires à mon frère et sors tout ce qui a à descendre dans le couloir pour que les gars les emmènent dans le camion. Je regarde la chambre qui est maintenant vide. Il y a juste l'armoire. Elle ne va pas à Avignon. Amaria a achetée une nouvelle armoire qui est déjà dans son nouvel appartement. Rayan - p****n ça me fait bizarre de voir cette chambre vide Je me tourne vers lui et acquiesce. Ça me fait bizarre de voir cette appartement vide, de savoir que demain ils seront plus là et que he remettrais plus les pieds ici. Rayan m'encercle de ses bras et me serre fort contre lui. Rayan - je suis jamais loin Neyla, oublie pas - t'es à 110km de nous, évidemment que t'es loin Rayan - j'suis qu'à une heure de route - Mh. Rayan - faut pas que t'ai peur, les gars sont là, tu peux compter sur eux aussi - je sais Il me serre un peu plus et m'embrasse la tempe. Maman - c'est bon, j'ai tout emballer dans la cuisine Rayan se détache de moi et on se retourne tous les deux vers ma mère. Rayan - il reste quoi encore ? Maman - plus rien. Je crois que c'est tout bon. Tu rends les clés à quel heure ? Rayan - dans deux heures. Maman - et après vous partez directement ? Rayan - ouais Je croise mes bras sur ma poitrine quand j'aperçois Amaria dans l'encadrement de la porte. Amaria - faut jeter l'armoire Rayan - Larbi et Hani vont le faire Je les laisse discuter et pars m'accouder à la fenêtre ouverte. Les gars sont tous en bas, autour du camion de déménagement. Je cherche Azhar du regard mais je le trouve pas. Mon regard se promène sur le parking et je le vois en train de discuter avec un homme plutôt âgé. Ils sont tous les deux appuyés contre une Ferrari. Et ça à l'air de choquer que moi de voir ce type de voiture ici. Maman - aller Neyla, on rentre Je regarde Azhar une dernière fois puis me retourne et suis ma mère.
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