Chapitre 4

1734 Words
Assise dans la pénombre de sa chambre, juste éclairée par les quelques filtres de lumière qui traversaient les volets de ses fenêtres, depuis l’aube, Fatima avait remarqué la présence indésirable d’un jeune humain d’à peu près 16 ans qui l’agaçait par-dessus tout, avec ses beuglements incessants, on aurait dit qu’il le faisait exprès pour voir ce qui adviendrait ensuite, mais depuis maintenant une bonne demie heure, il a tout cessé et s’est plongé dans le silence. De là, où elle était, elle le voyait très bien et épiait tous ses faits et gestes. Quand Sidafa poussa la porte de leur chambre, après une journée très chargée ; il vint trouver sa femme allaitant leurs deux bébés à la fois, l’un avec le sein gauche et l’autre avec le sein droit. Dès qu’il entra celle-ci se mit à lui crier dessus. - C’est ça que tu appelles s’occuper d’un problème ? lui reprocha-t-il directement avant même qu’il ne fasse un mouvement. - Qu’ai-je fait encore ? s’enquit-il. - Ah, donc en plus tu ne sais pas ce que tu as fait ? gronda-t-elle. Qu’avions-nous conclu hier à propos de ma tranquillité ? Il se rappela automatiquement de ce qu'il lui avait promis là, d’un geste furibond, il tourna instinctivement les yeux de l’autre côté et remarqua une présence humaine, celle qu’il avait interdite. Il s’énerva beaucoup plus que sa femme. Il pensait qu’il avait résolu ce problème mais apparemment non. - Ah mince, jura-t-il. Ils sont si têtus ces espèces à quatre pattes, mais je te promets ils ne vont pas s’en tirer cette fois-ci. - Qu’est ce que tu comptes faire de lui ? Demanda Fatima. Une idée diabolique germa dans son esprit, après cette question, pour prouver aux villageois qu’il était très sérieux et qu’il ne mentait quand il les ont interdit l’accès à cet endroit. Il décida de leur donner une bonne leçon, mais pour cela, il devait rendre visite à cet intrus, parce qu’à le voir, on aurait dit qu’il était sur le point de partir. C’est là, qu’il enleva le rideau d’invisibilité entre son monde et monde réel. Le soleil entamait sa descente sur les grandes montagnes de Baro, et bientôt le crépuscule sonnerait ensuite apparaitra la lune. Kélèty plein d’ennuis et de solitude, seul le silence le tenait compagnie, décida qu’il était temps de rentrer chez lui, il ne venait jamais là si ce n’est avec Habib, mais aujourd’hui, il était complètement seul. Alors qu’il tournait les tallons pour se rendre au village, il fut violemment projeter en arrière sans savoir ce qui se passait ni ce qui l’avait projeté. C’est quand Kélèty entendit le rire sardonique de quelqu’un qui se tenait juste derrière lui. Il tournait les yeux vers cet individu et ce qu’il vit le laissa sans voix. C’était un homme très grand d’une carrure athlétique, il dépassait deux fois. La taille d’un homme normal, il devrait faire dans les 2,30Cm, massif. Mais ce qui l'intrigua le plus, c’était la férocité par laquelle il le regardait, ses iris noirs étaient si intenses, que ça transperceraient tout son être. Ses mâchoires et ses dents toutes serrées en disaient long sur son humeur, rien qu’à le regarder du haut de sa petite taille, il sut directement qu’il était furieux. Et quand il ouvrit la bouche, Kélèty se décomposa instantanément. - Ah les humains, disait-il d’une lueur espiègle. Vous êtes si prévisibles, je savais très bien que l’un de vous allait contester mes ordres. Gagné par une peur sourde sous le coup de la violence par laquelle il lui est apparu, il craint durant une fraction de seconde pour sa vie, il crut que c’en était fini pour lui, mais se reprit vite fait, pour ne pas perdre la face. Bien qu’il ait une idée sur la personne ou la créature qui lui faisait face, il ne put s’empêcher de demander qui, il était. - Qu….qui…êtes….vous ? Bégayait-il - Je crois que tu sais très bien qui je suis mon petit, répondit-il. J’ai pourtant été clair la dernière fois, je me trompe ? j’avais interdit la présence de tout le monde ici. Siffla-t-il entre ses dents. - Désolé de ne pas prendre en considération vos règles, comme vous l’aviez si bien énuméré, dit-il en mimant sur le mot règles. Mais c’est mon village ici, et ce n’est pas vous qui m’empêcherez de faire ce que je veux. Répliqua-t-il. - Je vois, mais dis-moi, tu as conscience que là, tout de suite, je peux t’enlever et t’envoyer dans le monde virtuel, faire de toi ce que je veux, après tout, tu es à ma merci ici, te séparer ainsi de ta famille et de tous tes amis pour toujours. - Oui je sais, c’est tout ce que vous savez faire après tout, nous faire du mal et faire de nous ce que vous voulez en usant de vos puissances diaboliques, et vous pensez que moi j’ai peur de vous ? - Alors comme ça tu n’as pas peur ? Je vais te faire regretter le jour de ta venue au monde petit, le menaça-t-il. C’est moi que tu as osé défier. Je te promets que tu ne vas plus jamais braver les interdits. Dit-il en le soulevant du sol de sa main pour le hisser à sa hauteur. À cet instant Kélèty eu très peur, mais se refusa de le montrer à cet individu, il refusait tout simplement de paraître comme un faible devant lui. « Ça lui ferait trop plaisir » pensa-t-il. Pour prouver qu'il n’avait pas peur, il continua encore avec son assurance. - Vous voyez, dit-il en s'accrochant à main qui le suspendait au sol. Vous vous croyez plus forts, mais en vrai, vous êtes des faibles. Il n'y a pas plus faible qu'un homme qui s’attaque au plus faible que lui. Malgré qu’il n’avait presque plus d’air dans ses poumons, il ne s'arrêta de parler pour autant. - Vous venez ici, vous installer comme si ce village était à vous, mais ça ne l’est en rien. Vous êtes des envahisseurs et vous nous empêchez de faire ce qu’on veut, mais ça ne marchera pas avec moi. Je ne respecterai jamais vos règles. Même si pieds sous terre, je ne me plierai pas, jamais. Plus il parlait, plus Sidafa s’énervait, après son dernier mot, il le propulsa violemment au sol et alla vers lui, le tirer par le col. - Tu sais à qui tu as à faire mon petit ? Siffla-t-il. Je suis Sidafa, le bras droit et fidèle compagnon de Moussa, le roi des démons. Et tout le monde me craint rien qu’à entendre mon nom. Et tu oublie que je ne suis pas un homme, mais un diable et j’ai la réputation d’être un sans cœur donc méfie toi, je peux te torturer de façon purement psychologique et tu seras docile comme un agneau. À présent, dit il en le soulevant une fois de plus. Il est temps pour toi de faire un tour dans mon monde et on verra si tu es toujours courageux. Kélèty se débattait par tous les moyens afin de se libérer de l’emprise de cet individu, parce que ce n’était pas une personne, qu’il y prit cette forme il n’était en rien une personne. Sidafa enleva le rideau d’invisibilité une fois de plus pour se retourner au monde virtuel avec un Kélèty presqu’inconscient dans les bras. Dès qu’il apparu dans son en mettant le voile entre lui et les humains. Il trouva sa femme déjà endormie juste à côté de ses deux enfants. Et Kèlèty, dû au choc qu’il a subi durant le voyage spatial se plongea dans un long sommeil. Pour ne pas déranger sa famille, il alla déposer Kélèty dans l’une des chambres de sa grande maison, par peur que quand il se réveille il ne s’enfuit, il connecta son esprit au sien, comme ça il était sur d’être au courant de ses moindres mouvements. Il alla lui aussi se coucher au près de sa famille, c’était une longue qui s’annonçait. Fanta sillonnait tous les recoins du village à la recherche de son fils qu’elle n’a pas vu depuis l'aube, pensant en sortant de la maison pour aller au champ qu’il dormait. Mais ce n’était pas le cas et son fils Benjamin le lui a confirmé. Elle se mit alors en route chez vers Habib, même si elle avait eu des altercations hier avec la mère de cette dernière, elle devait garder son ego de côté et aller voir si son fils n’est pas avec le sien. Mais elle fut très déçue par ce que dernier lui révéla. - Kélèty est venu me voir ce matin pour qu’on y aille jouer sous le baobab, commença-t-il à énumérer. Mais après tout ce que ma mère m’a faite hier, je ne pouvais le côtoyer alors je lui dit d’y aller sans moi. Et là, ce que FANTA, redoutait le plus lui tomba dessus comme de la foudre, elle se maudissa de ne pas être très stricte à propos de sa mise en garde envers son fils. Pour le moment ce qu’elle espérait le plus c’était de le retrouver vite avant qu’il n’arrive quelque chose de terrible.
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD