Chapitre 5

2128 Words
  Il était presque minuit, et Fanta n’avait toujours pas encore retrouvé son fils Kélèty, et ce n’est pas faute d’avoir cherché pourtant. Elle était prise d’angoisse, de peur, mais surtout très inquiète et paniquée. En effet, depuis que Habib lui avait dit qu’il s'était rendu sous le baobab, elle s’est vite précipitée là-bas mais n’a rien vu, il n’y avait pas un chat qui rodait par là. Alors elle s’est mise à le chercher un peu partout et n’était pas rentrée de la maison depuis, trop peur que son mari la gronde ou qu’il s’embrouille avec elle. C’était son mariage et aussi la vie de son fils qui étaient en jeu, car si son mari avait eu vent de toute cette histoire ce qui devait probablement être le cas, ça ferait aucun doute que ce serait elle la responsable de tout cela, sa négligence pour son rôle mère. Âpres avoir cherché presque dans tous les recoins du village, sans succès, en larmes, elle décida de se rendre chez le chez Ibrahim, le chef de village afin qu’il lance un avis de recherche pour retrouver son fils. Pendant ce temps, Mohamed aussi avait déployé plusieurs jeunes du village pour retrouver sa femme et son fils. Dès qu’il est rentré du champ du champ, car lui il vient beaucoup plus tard que sa femme, on l'a informé que sa femme cherchait Kélèty, il pensait qu'ils tous deux rentrés sous peu, raison pour laquelle il ne fit rien au début pour les trouver, mais plus le temps passait, plus il ne voyait personne, alors il commença d’abord par demander aux voisins mais personne ne sut le satisfaire avec sa réponse. Pour être fixé, il alla lui-même à leur recherche avec l’aide de quelques personnes. Et finit lui aussi chez le chef du village. Et trouva sa femme en larmes assise sous le pied de ce dernier en train de le supplier pour qu’il l’aide à retrouver leur fils, cette vision de femme en pleurs, lui déchirant le cœur, jamais il ne lavait vue si vulnérable, il décida de rester fort pour ne pas craquer et alla vers elle afin de l’apaiser, quand elle le vit, elle s'accrocha de toutes ses forces à son coup. - M'bôrin, l'appela-t-elle. Je ne sais pas ce qui s’est passé, disait-elle en deux ou trois sanglots. Je pensais l’avoir laissé à la maison ce matin avant d’aller au champ mais quand je suis revenue, j’ai vu qu’il n’y était pas et Habib m'a dit qu’il s’était rendu sous le baobab. Et j’ai très peur que ce diable n’essaye de lui faire du mal M'bôrin. - Euh calme toi ma chérie, ne t'inquiète surtout pas, nous allons le retrouver. S'adressant au chef. Vous avez du nouveau, s’est il passé avec Kélèty ? Les gens avaient peu à peu commencé à remplir cet endroit, à croire qu'ils ont eu vent de la situation, en effet depuis que Fanta était venue voir le chef en larmes et criant comme une folle, alertant bon nombre de personne. Elle exposa son problème à celui-ci, jusqu'à présent les choses ne s'améliorent pas. - Non, on n'a rien pour l'instant, j’ai fait appel à Ismaël le messager, il sera bientôt là, puisque ça concerne les diables lui seul peut nous aider, disait le chef. Quelques minutes plus tard, Ismaël arriva les lieux et on lui exposa tout le problème. - Nous voulons maintenant que tu entres en communication avec ce diable, commença le chef. Afin de savoir si c’est lui l’auteur de la disparition de Kélèty ou pas. - Mais vous oubliez que, ce n’est pas moi qui entre en contact avec lui mais plutôt l’inverse. - Il doit sûrement y avoir un moyen de le consulter là tout de suite Ismael, dit Mohamed, en se détachant un peu de sa femme. Alors s’il te plait je t’en supplie, tu as des enfants toi aussi, alors essaie de comprendre notre douleur. Il alla vers Ismael en rampant au sol comme un serpent, le suppliant de toutes ses forces afin que ce dernier l’aide à retrouver leur fils perdu. - Bon d'accord, je vais essayer, mais je ne vous promets rien, débita-t-il. D'habitude c'est lui qui vient vers moi pour me passer ses messages. Mais je vais voir ce que je peux faire. Avant qu’il ne parte chez lui, pour la longue nuit qui s’annonçait, il fut stopper par la voix de Fanta, qui lui parla comme une mère. - Ismael, commença-t-elle en sanglotant de petites larmes. Fais tout ton possible pour nous aider à retrouver notre fils je t’en prie, je t’en serai reconnaissante à vie. Je n’ai aucune envie de le perdre, et si c’est ce diable qui le détient, dis lui que nous sommes désolés de ne pas être si strict envers notre fils, que cela ne se reproduira plus jamais. Il hocha la tête et s’en alla, essayant par tous les moyens d’aider deux parents malheureux qui veulent uniquement revoir leur enfant perdu. Quand Kélèty reprit connaissance, il était allongé sur un lit assez confortable et le décor l’enchanta presque, c’était une grande maison à l’aspect royal, décorée de merveille. La chambre faisait deux fois plus sa maison. Il regarda dans les alentours pour essayer de savoir où était la sortie, il le trouva mais au moment où il voulait enclencher la serrure afin de sortir, une grosse migraine le consuma au point où il dut s’accrocher au mur pour ne pas perdre l’équilibre. Mais le plus intriguant, fut la voix dans sa tête qui lui ordonna de se retourner au lit et de rester très sage. En effet, depuis sa chambre, Sidafa contrôlait tous les mouvements de Kélèty, vu qu'ils étaient spirituellement liés l’un à l’autre. En lisant dans ses pensées, il vit que celui-ci avait de sortir de la maison. Bien qu’il ne serait pas vu par les humains. N’empêche, qu’il devait d’abord en parler au roi avant que tout le monde le sache. Mais avant cela, il devait rester à l’ombre de tout regard. - Retourne te coucher et ne t’avise pas de faire le moindre bruit. Sinon je t’affligerai une souffrance si actroce qu'à côté, la précédente passerait pour du vent. Le menaça-t-il. - Laissez- moi, sortir d’ici sale démon, cria-il. Pour qui tu te prends pour m’empêcher de sortir de là, imbécile. Il se prit encore une nouvelle migraine qui le fit se tordre de douleur sous la violence du choc. - Je t'ai dit de rester tranquille, mais comme tu ne veux pas écouter alors on pourra jouer à ce jeu pendant toute la nuit. - Je ne vais pas vous obéir, d'ailleurs pourquoi vous parlez dans ma tête ? - Tu peux te taire idiot, j'ai besoin de sommeil. - Mes parents doivent être en train de me chercher partout, donc laissez-moi les rejoindre. - Tu aurais dû penser à tout cela avant de venir ici, et je te l'ai dit tu ne reverras plus tes parents ni tes amis. Le mieux à faire pour toi, ce serait de te soumettre. - Allez au diable, si vous pensez que je vais me soumettre à vous, je préfère largement mourir que d’être votre boy. Avant qu’il ne rajoute encore quoi que ce soit, Sidafa l’endormit avec sa puissance énergétique, jamais de sa vie, quelqu’un n’a été aussi insolent envers lui, mais aujourd'hui un adolescent qui était toujours camouflé dans les jupes de sa mère , le parlait sans crainte ni peur. Le plus ironique était que cet enfant dont il parlait, n’était qu’un être humain. Normalement, il était censé avoir peur de lui, mais on dirait qu’il le cherchait ouvertement. Malgré la cruauté dont faisait preuve Sidafa, il n'a jamais tué un enfant dans sa vie, car lui aussi avait un code d'honneur. Jamais tuer un enfant peu importe son crime. Le punir est envisageable mais il devait rester en vie. Si c'était un homme qui l'avait tenu tête comme ça. Il l'aurait déjà fini six pieds sous terre. Le lendemain, alors que l'aube sonnait, il voulu se préparer pour la longue journée qui s'annonçait, mais à ce moment précis, ismael était juste d dans son salon en train de l'attendre. Il avait fendu le rideau d’invisibilité afin de se rendre chez lui. Au début, il avait essayé de communiquer par la pensée, mais en ce temps, son esprit était inaccessible ce qui lui valut faire un tour dans le royaume des démons. - Ismael, dit-il avec étonnement. Qu'est ce que tu fais là ? Est-ce une urgence ? - En effet oui, répondit ce dernier. C'est bien pour une urgence que je suis la Sidafa. Sidafa, prit place à côté de lui afin de bien pouvoir discuter. En l’analysant de près, il devina tout de suite la raison de sa venue. - Je suppose que tu es là à cause de cet enfant que j'ai enlevé hier soir ? - Donc c'est bien toi qui l'a ? - Oui c’est moi l’ai. J’ai été pourtant clair non. Sur le fait que personne ne vienne ici au risque de faire face à ma colère. Dorénavant, il ne va plus se retourner au monde réel, il vivra ici avec moi et il fera tout ce que je lui dirai. Ça apprendra à tout le monde de réfléchir deux fois avant de s'aventurer là. - Oui tu as tout à fait le droit de faire de cet enfant ce que tu veux puisqu’il n’a pas respecté tes règles, alors qu’il devrait, disait ismael. Mais…. - Il n’y a pas de mais….l’interrompît-il. Et le pire, c’est que ce gosse me tient tête, il ne ressent pas une once de peur envers moi, au contraire, il me défie à chaque instant. Mais une fois que je me serais occupé de lui, toute cette assurance dont il fait preuve va se dissiper, et il deviendra docile comme un agneau. Ça je peux te le promettre. Ismael savait que quand Sidafa a quelque chose en tête ou qu’il décide de faire quelque chose, rien ni personne ne pourrait le dissuader de faire autrement, mais il était sensible à la douleur de Fanta et Mohamed de devoir vivre le restant de leur vie en sachant leur fils aîné à la merci d’un démon. Il fallait qu’il trouve un moyen de lui demander pardon, et si c’est des sacrifices qu’il veut, il en fera des tonnes. - Sidafa, tu sais il y a d’autres moyens de punir cet enfant ainsi que toute sa famille si tu veux, le garder ici, ce serait de séparer un enfant à sa famille, personne n’aimerait être séparé de sa famille. Moi je te propose que tu leur demande de faire un grand sacrifice en ton honneur, en échange tu leur rends leur enfant, suggéra ismael. C’est toi qui choisi l'animal que ses parents sacrifieront pour pouvoir le récupérer, même si c’est un taureau que tu veux, ce sont des pauvres, ils vont très bien galèrer avant de l’avoir et ça servira de leçons à tout le monde. Sidafa s'approcha de plus près à Ismael, et lui dit les yeux dans les yeux de façon à l'intimider et à dire comme quoi, le sujet était clos. Il se pencha en avant et chuchota à son oreille. - Je ne veux pas de sacrifices, et je ne laisserai pas ce gamin revenir chez lui, dit-il. - Mais qu’est ce que ce garçon pourra bien t’apporter dis moi, demanda alors Ismael. Qu’est ce tu gagnes en l’enlevant ? - Bien plus mon ami, bien plus….dit Il d’une voix espiègle. 
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD