Chapitre 3

1902 Words
Rentrée du champ depuis à peu près trois heures, Fanta était très inquiète pour son fils sorti depuis longtemps et on ne sait où. Elle demanda à tous ses voisins et amis de son fils Kélèty s’ils ne l’ont aperçu quelque part. Tous lui répondit qu’il était sorti depuis longtemps en empruntant le chemin des bois. En effet, Kélèty était du genre à aller où il voulait et quand il le voulait. Il ne se souciait pas du fait que c’était dangereux là, dehors, surtout s’il faisait nuit, à vrai dire il s’en moquait complètement. Il se répétait tout le temps que Baro était son village, que ce n’est pas les inhumains ou autres créatures obscures qui pourraient l’interdire de faire quoi que ce soit dans ce village, son village. Malgré sa fatigue, Fanta errait dans tous les coins du village, à la recherche de Kélèty mais sans cesse, il ne fallait pas que son mari entre du champ, et trouve qu’il est toujours ailleurs sinon ça se répercutera sur elle. Elle était sur le point de contourner la mosquée centrale, pour se rendre chez Habib, le meilleur ami de Kèlèty lorsqu'elle l’aperçu au loin. Accompagné de son ami, ils venaient en bondissant et sautant un peu partout comme des insouciants, alors qu’elle a passé toute la soirée à le chercher. Furieuse, elle alla vers eux, en ramassant un bâton au passage, pour les punir de l’avoir tant fait marcher, alors qu'elle devait aller préparer le dîner pour la famille. Dès qu'ils la virent venir, ils comprirent vite qu’elle était en colère et qu'ils n’allaient pas y échapper. Ils voulurent se cacher dans des buissons pour l’éviter mais c’était peine perdu. - Ehhh, Kélèty, viens là, lui cria-t-elle au loin. Viens là je te dis. Sais tu combien de temps que je te cherche, dit-elle en le tapant sur l’épaule avec le bâton. Et toi, dit elle en désignant Habib. Combien de fois je t’ai-je dis de rester loin de Kèlèty quand il fait nuit, ta mère n’est déjà pas contente de vous voir ensemble pendant la journée et la nuit encore moins, et je ne veux pas de problème avec elle. Allez file. - Mais maman, commença Habib, nous ne faisons rien de mal, on était juste partis faire un tour dans la jungle. - Ouais jusqu’à tard la nuit ? Écoutez, moi Ça ne me pose aucun problème que vous passiez le quart de votre temps ensemble à faire je ne sais quoi. Mais s’il vous plait, ayez pitié de nous, vos parents, nous souffrons beaucoup à l’idée de vous savoir dehors alors que vous savez pertinemment qu’on est pas seuls dans ce village, dit-elle en faisant références aux différentes espèces vivantes dans ce village. - Ah maman, arrête avec ça, tu veux, s'agaça Kélèty. C’est toujours la même histoire avec toi. Ici c’est notre village, nos ancêtres l'ont bâti avec leurs sueurs et leurs propres outils. De ce fait, on ne laissera pas des espèces sorties de nulle part nous interdire d'y faire des choses qu’on veut, soit disant qu’elles n’aiment pas cela. Affirme-t-il. Cette discussion, ils pouvaient la tenir pendant toute une vie que ça aboutirait au même résultat. Parce que pour Kélèty, rien ni personne ne pourrait l'empêcher de faire ce qu’il veut dans ce village encore moins ces créatures qui n’avaient pas leur place ici. Sa mère soucieuse et inquiète ne put s'empêcher de le conseiller. - J’ai vraiment peur pour toi mon fils, dit-elle avec peine. Ton insouciance te fait défauts et un jour elle te coûtera cher. En fin bref, rentrons à la maison avant que ton père n’arrive et ne trouve absents. Alors qu’ils prenaient la route pour la maison, elle se rappela soudain la raison pour laquelle elle le cherchait tant. - Ah j’oubliais, les bruits courent dans le village que la femme d’un démon très puissant à accoucher, d’après ces dires, sa demeure dans le monde virtuel se trouve sous le baobab près de la rentrée du village. Donc, il interdit à tout le monde de s’y aventurer. Quand on l'a annoncé j’étais déjà au champ, c’est de là qu’on me l’a dit. Leur dit-elle. Ils la regardèrent avec les sourcils relevés, se demandant encore quelle créature, leur défend de s’y rendre à un endroit spécial pour eux. Car, Oui ! Cet endroit, c’est leur refuge, leur havre de paix. Beaucoup de gens s’y rendent pour jouer, réfléchir ou méditer. - Mais, attends. Tu n’es pas sérieuse là maman, n’est ce Pas ? Comment ça on n’a plus le droit d’aller là-bas ? Demanda Kélèty. - Oui dis-moi pourquoi maman ? Enchaîna Habib. - Eh Oui, c’est ce qu’on dit depuis ce matin, c'est pour cette raison que je te cherche depuis des lustres, dit-elle en en pointant son fils du doigt, vous passez tout votre temps là-bas, alors j’ai cru que vous y étiez. - Mais non, nous venons de la jungle on y a passé toute la journée. Tellement ils étaient pris dans leur conversation, ils ne se sont même pas rendus compte qu'ils étaient à la porte de Habib, c’est quand la mère de ce dernier l'appela qu'ils se sont arrêtés et mirent fin à leur conversation. Cette dernière étant très se mit à engueuler son fils de tous les noms et quand la mère de Kélèty voulut l’apaiser, c'était comme si on avait mis de l’huile sur le feu. Elle jeta tout son dévolu sur celle-ci, en l’accusant et menaçant Kélèty par la même occasion. - Je ne veux plus jamais te voir au près de mon fils Kélèty, disait-elle dans une colère sourde. Et Toi, en pointant Fanta, garde ton chien de fils dans tes pattes ou la prochaine fois que je le vois en compagnie d’Habib, je ne réponds plus de moi. Et ça vaut aussi pour toi Habib. - Madame, commença Kélèty, sauf votre respect, arrêtez de crier sur ma mère. J’ai beaucoup de respect pour vous alors pesez vos mots avant de vous adresser à ma mère, mais surtout arrêtez d’essayer par tous les moyens de nous séparer Habib et moi, car vous ne réussirez pas. Le met- elle en garde. - Rentrons Kélèty, ça ne sert à rien de perdre son temps à parler d’une vipère comme celle, dit-elle en tirant son fils par le bras afin qu’ils s’en aillent. Habib, tu as un bon cœur mais on ne peut pas en dire autant de ta mère et sache que tu seras toujours le bien venu chez moi, que ce soit le matin, midi, soir , c’est quand tu veux. - Ah Oui ? Enchaîne Zénab, la maman de Habib, on verra bien s’il ose défier mon autorité en allant encore chez vous, après ce que je lui réserve comme punition ce soir. Menaça-t-Elle son propre fils. Allez viens là toi petit insolent. Dit elle en tirant par les oreilles. S’ensuit une série de tortures infligées toutes à Habib, il se fit violemment fouetter par sa mère sans pitié ni remords. Arrivés à la maison, Fanta, fatiguée de faire comprendre à son fils, le danger qu’il courait en s’aventurant sous le baobab interdit se plaignit au près de son mari qui retour lui défend d’y aller sous aucun prétexte. Au début il lui parla doucement mais il ne comprit pas à travers cette méthode donc il employa la méthode dure en le menaçant vivement. Fanta et son mari Mohamed savaient ce dont les diables étaient capables, ils les avaient déjà vu à l’épreuve. Ces diables ne plaisantes pas surtout pas avec les humains. Le lendemain, malgré toutes les mises en garde de ces deux parents, Kélèty alla voir son ami Habib afin qu’ils aillent jouer sous le baobab, mais étrangement, celui-ci déclina gentiment l’offre ce qui intrigua Kélèty au point où il se mit à se moquer d'habib. - Attends, ils t’ont lavé le cerveau à toi aussi, lui demanda-t-il. - Bien sûr que non, je n’ai aucune crainte face à ces espèces surnaturelles. Commença Habib. En fait, le problème c’est que ma mère m’a formellement interdit de te voir et pour restaurer la paix entre nos deux familles, il sera préférable qu’on reste loin l’un de l’autre Kélèty. Hier, elle m’a frappé avec tout ce qu’elle trouvait à sa portée de mains, mon corps est sillonné d’égratignures de cicatrices et je ne suis pas encore prêt pour revivre cette expérience. - Habib, je suis vraiment désolé pour toi mon frère, dit-il l’air peiné. Mais je te comprends, j’espère qu’un jour ta mère acceptera notre relation et qu’elle ne va plus essayer de s’y opposer. Laisse-moi juste te dire que quoi qu’il arrive, je serai toujours là pour toi. Après cette déclaration, ils se prirent dans les bras pour un câlin amical et Kélèty prit alors le chemin du baobab. Il aurait pu se retourner et suivre les conseils de ses chers parents, mais lui est attiré par les interdits. Sur la route, il se repassait toute sa conversation avec Habib et ça lui fend le cœur, il ne dira jamais à haute voix, mais il était blessé par les mots de son ami. Ils s’étaient tous deux jurés à ce que personne ne puisse les séparer ou les opposer. Ce serait toujours eux contre le monde. En dépit de tout, il respect la décision de son ami, après tout il a été contraint. Perdu dans ses pensées, il se retrouva sous le baobab et ne trouve personne, d’habitude il devait y avoir du monde là mais après cet avertissement Hier, il n’y avait personne, pas même un chat. Alors il s’asseya et commença à jouer tout le seul et passa tout l’après midi à cet endroit, et plus le temps passait, plus il prenait de l’assurance au point même où il commença à sauter, à bondir de partout en se disant que ses parents et tous les villageois d’ailleurs se faisaient du soucis pour rien. Je le savais, il n’y a rien ici qui fait peur, le féticheur à peut être menti ou bien ce diable voulait juste se foutre de nous. Se disait-il. Quand le soir arriva, il daigna enfin rentrer avec le sentiment d’avoir réussi à défier un démon sans qu’il n’y est de représailles.
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