avec où sans culotte ??

1104 Words
Londres, quelques semaines plus tard. Le manoir des Halewell, illuminé de mille chandelles, accueillait ce soir-là l’une des réceptions les plus attendues de la saison. Darkos arrive tard, comme à son habitude, vêtu d’un manteau sombre parfaitement taillé, une cravate de soie anthracite nouée sans ostentation. Sa présence impose le silence d’une salle, même lorsqu’il ne parle pas. Mais ce soir, il n’est pas venu pour les mondanités. Il la repère avant qu’elle ne le voie. Ophélia Sinclair, accoudée au balcon de la grande salle de réception, observe les jardins enneigés, un sourire absent sur les lèvres. Sa robe ivoire dévoile ses épaules avec une grâce indécente. Des boucles brunes encadrent son visage, et l’air froid rosit légèrement ses pommettes. Darkos s’approche lentement. Il ne veut pas interrompre. Il veut juste savourer ce moment : la contempler, sans qu’elle joue, sans qu’elle provoque. Mais elle tourne la tête au dernier instant, comme si elle l’avait senti. — Toujours silencieux, Lord Valebridge ? demande-t-elle avec un demi-sourire. — Seulement quand les mots ne suffisent pas. Elle se redresse, les bras croisés. Sa présence à lui dégage une tension qu’elle ne s’explique pas. Il a l’air plus dur que lors de leur dernière rencontre, mais son regard, lui, brille de la même intensité farouche. — Vous m’observez. Encore, note-t-elle. — Je vous cherche, précise-t-il. Le silence s’étire entre eux, chargé d’une étrange complicité. Puis, d’un geste qu’il aurait jugé imprudent chez n’importe qui d’autre, il lui tendit le bras. — Viendriez-vous marcher avec moi ? J’ai besoin d’air… et de conversation honnête. Elle le fixe un instant, intriguée. Puis elle glisse sa main dans la sienne, sans un mot. Ils quittent le tumulte du manoir par une porte secondaire. Le jardin était désert. Sous leurs pas crisse la neige fraîche. Une lune pâle éclaire le sentier, dessinant leurs ombres sur les haies endormies. — Vous fuyez la foule ? demande Ophélia. — Je fuis les faux-semblants. Vous en êtes friande, vous ? — Je les maîtrise, rectifie-t-elle avec un sourire. Il la regarde longuement. Il n’y a pas de coquetterie ce soir, seulement cette lumière dans ses yeux, cette lueur de défi, mêlée à une vulnérabilité qu’elle cache farouchement. Ils s’arrêtent près d’un banc en pierre. Elle veut s’y asseoir, mais il l’attrape doucement par le poignet. — Ophélia… Elle frissonna. Il ne l’a jamais appelée ainsi. Et il n’y a pas de raillerie dans sa voix, seulement une gravité qui fait écho à un frisson dans sa poitrine. — Vous m’intriguez plus que de raison, murmure-t-il. Et je déteste perdre le contrôle. — Peut-être que vous devriez apprendre à le perdre. Elle avait dit cela doucement, sans provocation. Mais le souffle entre eux s’était raccourci. Le froid de la nuit ne les atteint plus. Elle leva la main et effleure la ligne de sa mâchoire. Il ne bouge pas. Elle sent ses muscles tendus sous ses doigts, son regard fixé au sien comme un avertissement. — Ce n’est pas un jeu, souffle-t-il. — Je sais. Elle recule d’un pas, mais il la retient, posant ses mains sur ses hanches, avec une retenue tremblante. Il aurait pu l’embrasser. Il le veut. Mais il attend qu’elle flanche, qu’elle le dise. — Pourquoi vous ? — Pourquoi pas moi ? Elle le fixe, puis, doucement, elle pose sa main sur sa poitrine, sentant les battements irréguliers sous la chemise. — Vous êtes dangereux, murmure-t-elle. Il sourit enfin. — Et vous êtes une tentation. Leurs lèvres se frôlent sans se chercher tout à fait. Une chaleur intense les enveloppe, comme si la nuit elle-même retenait son souffle. Mais aucun b****r ne n'est échangé. Ils restent là, suspendus dans cet instant de tension parfaite. Puis, tout fut interrompu par une voix cristalline : — Lord Valebridge ? Lady Sinclair ? Ils se retournent à l’unisson. La princesse Elyria de Lancaster, fille du roi, vient d’apparaître dans l’encadrement de la verrière. Vêtue d’une robe ivoire ornée de perles, elle semble flotter plus que marcher. Sa beauté est calme, presque irréelle, et l’élégance princière qu’elle dégage la rend inaccessible, presque intouchable. — Je ne veux pas déranger, poursuit-elle avec un sourire poli. Je cherche simplement un peu de fraîcheur… La chaleur dans la salle est étouffante. — Votre Altesse, dit Darkos en s’inclinant légèrement. La brise ici est bien plus douce, en effet. — Lady Sinclair, vous êtes ravissante ce soir, ajoute-t-elle avec courtoisie. — Votre Altesse est bien gracieuse, répondit Ophélia, un sourire figé aux lèvres. Après quelques banalités échangées, la princesse les salue et s’éloigne, laissant derrière elle un sillage de délicatesse et d’innocence royale. Ophélia la suit des yeux, son regard accroché à la silhouette gracieuse qui disparait au bout de l’allée. Une ombre fugace passe sur son visage. Un soupçon d’envie, presque imperceptible. Mais Darkos ne rate rien. — Elle vous fascine ? demande-t-il, sa voix plus grave qu’à l’accoutumée. Elle baisse légèrement les yeux, puis les releve avec un air faussement désinvolte et un Demi sourire sur les lèvres. — Elle est ce que Londres attend d’une femme : belle, docile, précieuse. Intouchable. — Et vous ? demande-t-il, en s’approchant jusqu’à sentir la chaleur de son souffle. Que souhaitez-vous être ? Elle sourit, lentement. — Certainement pas ce qu’on attend. Un éclat passe dans le regard de Darkos. Il vient d’apercevoir une faille. Une faille délicieuse. Et cela, il le sait déjà, rend cette femme encore plus dangereusement captivante. elle a beau parler des manières de la princesse, il sent que derrière cette administration ce cache autre chose, quelques choses qu'il finirait par découvrir. un sourire malicieux se dessine sur son visage lorsqu'il la regarde s'éloigner après avoir pris congé de lui. "elle me le confiera sans doute après une nuit enflammé où je lui aurait montré tous mes talents..." troy se lève en sursaut dans son lit. tout trembler. un douleur indicible dans le bas ventre le tiraile. il ressent les effets du désir de darkos dans sa chair. sauf que, lorsqu'il pense à ophélia, seul le visage de bank apparaît. mais seulement le visage de leon s'interpose dans son esprit, et il prend une profonde inspiration. les images du visage dévaster de cette dernière après la catastrophe que Banks a causé. comment il a fallu des mois avant qu'il ne retrouve la tête... "même mes pensées doivent être bridées.." pense troy pour lui même alors que son sexe est douloureux et demande satisfaction... il sort son téléphone et le décroche: "allô??" --oui allô, j'aimerais qu'on se retrouve à l'hôtel de la place dans quelques heures promise.. "d'accord, tu me préfère avec où sans culotte ??"
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