Chapitre 18J’ai le dos broyé, les fesses en compote et les yeux collés. Il faut vraiment que je demande à Corentin si je peux squatter son canapé pour les jours prochains. Les fauteuils de la salle de pause sont inconfortables. J’ai dû créer une cabane pour ne pas avoir le reflet du soleil dans la vitrine en pleine face. De vieux rideaux traînaient dans les archives et un plaid dans un des tiroirs du bureau. Mon cousin devait dormir à l’agence de temps à autre, lui aussi. Le bruit de la porte me fait sursauter. Passer la nuit dans un hangar n’est pas l’endroit le plus rassurant du monde. Il y a de l’écho, des ombres immenses lors du passage des voitures dans la rue, des araignées, des grincements étranges, des cris provenant de nulle part… Bref, mauvaise idée. Mais tout de même meilleure

