Ma vie est très risqué. Énormément risqué. J'ai plusieurs ennemis qui veulent ma peau. Qui veulent me voir six pieds sous terre et j'ignore toujours pourquoi. Honnêtement, je ne justifie toujours pas cette haine et cet acharnement sur ma personne.
Peut être parce que je suis qui je suis c'est à dire Ramsès JOHNSON, l'acteur le plus riche et célèbre du Nigeria. C'est peut-être à cause de ça que je suis tant traqué. Le monde de la célébrité n'a jamais été facile. Ça comporte ses bons et mauvais côtés.
L'une des pires choses qui me soit arrivé dans cette vie, c'est d'avoir perdu ma femme. Ma Monica et si je suis de retour au Nigeria, c'est uniquement dans le but de me venger de ses assassins. Une enquête a été ouverte après sa mort et la police est sur de bonnes pistes après tant d'années. Avec un peu de chance, ils réussiront à mettre la main sur les vrais assassins de ma femme.
Et ce jour là, je me chargerai de leur faire payer un à un pour tout le mal qu'ils ont fait à ma fille et moi. Oui, je vais leur faire payer!
(...)
Johnny est passé dans l'après midi pour me faire signé le titre de propriété de ma nouvelle maison. Demain, dès l'aube, Nora et moi, allons aménager. Pour l'instant, elle joue dans la chambre à côté. Même Johnny n'a pas le droit de voir son visage. @leschroniqiesd'unecentrafricaine.
Johnny : Et la gamine ?
Moi : Elle joue.
Johnny : Je peux la voir ?
La manière dont je l'ai regardé lui a donné sa réponse.
Johnny : Comme tu voudras.
Il n'a pas voulu insisté et a vite fait de partir. J'ai passé toute la journée dans la chambre avec Nora. On s'est baigné dans le jacuzzi privé qui se trouve sur la véranda à l'extérieur. On a joué à des jeux, regardé la télévision puis elle a fini par s'endormir.
Après l'avoir fait coucher, je suis resté un peu tard pour régler les formalités pour notre départ de demain. Je veux que ce soit très tôt pour éviter les paparazzis et les questions des journalistes.
Une fois que tout est au point, je suis allé me coucher près de Nora dans le lit. @Les chroniques d'une centrafricaine. Je la regarde dormir et c'est le moment le plus apaisant de ma journée. La voir dormir. Elle ressemble à un petit ange.
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*****Le lendemain matin
Déjà à 5h, la voiture que j'ai loué nous attendait déjà devant l'hôtel pour qu'on s'en aille. Malgré que j'ai été le plus discret que possible, il y avait néanmoins une foule de journalistes et de paparazzis qui nous attendait. À peine je suis ressorti de l'hôtel que les flashs de leurs différents appareils photos m'aveuglent presque. Auteure : Les chroniques d'une centrafricaine.
Je tiens Nora dans les bras. Elle a la tête posée sur mon épaule et un voile noir lui recouvre le visage. Je pose ma main sur ce voile pour éviter que ça ne s'enlève. Je la rassure tout en pressant les pas pour regagner la voiture.
Journaliste : Monsieur une question. Une question s'il vous plaît ? Est-ce que vous êtes venus pour rester définitivement ici?
Autre journaliste : Avez-vous des renseignements sur la mort de votre femme ? Pourquoi cachez-vous le visage de votre fille ?
J'ignore toutes leurs questions une par une, et me concentre juste de marcher. Une fois près de la voiture, j'ouvre la portière et y pose délicatement Nora. Elle a toujours le voile sur la tête. Ça me gêne de lui faire subir tout ça mais c'est mieux ainsi.
Je referme ensuite la portière et le chauffeur démarre après avoir disposé nos valises dans le coffre. Nora a eu le visage recouvert par le voile tout au long du trajet. Ce n'est que quand nous sommes entrés à l'intérieur de la maison que je le lui ai enlevé cela.
Moi : Ça va ma chérie ? Tu veux boire ? Tu as soif ?
Elle hoche timidement la tête.
Je lui apporte personnellement à boire. Pour l'instant, nous sommes seuls dans cette maison. Nous n'avons ni domestiques, ni chauffeur et autres..
J'espère que je pourrai trouver des employés dignes de confiance ici comme c'était le cas aux Etats-Unis. Je regarde Nora boire. Ça se voit qu'elle avait soif.
Le verre était presque vide lorsqu'elle me l'a remit.
Moi : Ça va ? Tu es soulagée ?
Nora : (petite voix) Oui papa.
Moi : Super. Ça te dirait d'aller visiter la maison.
Nora : (enthousiaste) Oh oui..
*****Cassandra MICHELLE
Je me trouve en ce moment chez mon petit ami William DICKSON. Il habite non loin de mon appartement dans un petit studio qu'il loue le mois. Faut dire qu'il n'est pas plus riche que moi.
Je l'aime mais, toute cette galère me ronge. Le seul truc qui me fait encore croire en lui est qu'il a des projets. Il est ambitieux. C'est un homme à vision.
Il est photographe. Il fait des petits shooting ça et là. Et parfois, il travaille avec quelques magazines. Bref, voilà un peu. Auteure : Les chroniques d'une centrafricaine
Nous sommes couchés dans le lit à regarder la télévision. De mon côté, je cherche le sommeil mais la chaleur ne me facilite pas la tâche. Je m'evente bruyamment avec un magazine.
Tout à coup, le journal a coupé laissant apparaître un flash info. Comme d'habitude, ça parle toujours de cet acteur Ramsès JOHNSON et sa fille.
Je roule des yeux agacés. Je ferme ensuite les yeux, forçant le sommeil. Au fait, je fais tout pour ne pas regarder ce qui passe à la télévision.
William : (les yeux rivés vers la télévision) Genre dans tout ce Nigeria, il n'y a jamais eu quelqu'un qui a vu le visage de cette petite ?
Moi : (en bâillant) À ce qu'il paraît. Personne ne l'a jamais vu sauf son père et sa mère mais elle est déjà décédée je crois.
William : Tu imagines ? Si jamais, je réussi à la prendre en photo, je suis milliardaire.
Moi : (me moquant) Juste une simple photo?
William : Pour toi, c'est juste une photo mais les plus grandes magazines du Nigeria donnerait tout pour avoir ce que tu qualifies de juste une photo.
Moi : Tu as peut être raison mais de toute façon, tu n'auras pas cette photo alors redescend sur terre.
William : (entrain de rêvasser) Waouh. Je serai milliardaire. p****n il me faut une photo de cette petite. Truc de dingue.
Je l'ignore et finis par m'endormir. Je suis restée chez lui jusqu'au soir puis j'ai finit par rentrer chez moi. J''ai trouvé Mylen à la cuisine entrain de préparer le dîner.
Je me suis jointe à elle pour l'aider.
Mylen : Comment ça a été avec William ?
Moi : Bien.
Mylen : Qu'est ce qui ne va pas? Vous vous êtes disputés ? Il t'a encore trompé c'est ça?
Moi : (respirant profondément) Non... c'est juste que...
La sonnerie de mon téléphone vient m'interrompre. Je me rince les mains et vais décrocher. C'est l'entreprise dans laquelle j'ai dernièrement déposé mon CV. J'espère que c'est une bonne nouvelle.
Au bout du fil : C'est bien Mlle Cassandra ?
Moi : Oui c'est moi..
Au bout du fil : D'accord mademoiselle. Nous sommes vraiment navrés de vous apprendre ça mais votre CV n'a pas pu nous convaincre. Vous n'êtes pas celle que nous recherchons.. merci et bon courage à vous.
J'ai senti le sol se dérober sous mes pieds. Je ne sais à quel moment mais le téléphone a glissé de ma main avant d'atterrir sur le sol. J'éclate en sanglots en criant. Mylen s'est dépêchée de venir me consoler. Pourquoi moi?
(...)
Cette nuit a été horrible. Tout simplement horrible! Je n'ai pas réussi à fermer l'œil une seule seconde. Je n'ai fait que pleurer, pleurer et encore pleurer.
Mylen m'a consolé du mieux qu'elle pouvait mais elle a finit par s'endormir. Ce matin, elle s'est levée très tôt pour aller travailler tout en prenant la peine de me dire de prendre soin de moi et de ne pas trop m'en faire.
Comment ne pas m'en faire ? Je ne sers à rien dans la vie. Je suis une charge pour ceux qui m'entourent et elle me demande de ne pas m'en faire. Des fois, j'aimerais que mes parents soient encore là. À mes côtés pour me soutenir et me donner des conseils dans ses moments difficiles mais hélas, ils sont déjà morts depuis belle lurette. Je suis orpheline. Je n'ai ni frères ni sœurs. Je suis seule.
******Ramsès JOHNSON
La nouvelle maison a l'air de beaucoup plaire à ma petite princesse. Elle est très joyeuse ce matin. Je suis dans la cuisine, essayant de faire le petit déjeuner mais honnêtement, je fais n'importe quoi.
J'ai brûlé toutes les crêpes que j'ai difficilement fait. Vraiment pas de chance. Je vais être obligé de nous commander à manger. Il faut vraiment que je me trouve des employés et le plus vite possible.
J'entends sonner de l'extérieur. Je me demande qui ça peut bien être. Sans tarder, je retire mon pistolet de ma ceinture et le braque devant moi en avançant à tâtons vers la porte d'entrée. Je regarde par le judas pour vérifier qui ça peut bien être.
Je baisse le pistolet quand je vois que c'est ma mère accompagnée de ma sœur. J'ouvre la porte et elles font leur entrée.
Ma mère : (remarquant le pistolet dans ma main) C'est quoi ça ?
Moi : Pure précaution..
Ma mère : Évite d'utiliser ces genres d'armes. La petite peut être traumatisés à force.
Moi : Je n'ai pas le choix et t'inquiète, ma fille n'a rien.
Ma mère : Si tu le dis. Elle est où ?
Moi : Dans sa chambre. À l'étage. C'est la chambre au fond du couloir.
Ma mère : D'accord.
Elle s'en va me laissant avec ma sœur. Elle s'appelle Délilah. C'est une petite casse-pied je vous jure. Je range l'arme.
Moi : Personne ne vous a suivi j'espère.
Délilah : Je ne dirai pas oui et je ne dirai pas non, non plus. Les gens me suivent tout le temps parce que je suis ta sœur. Tu es une célébrité dans ce pays donc...
Moi : (rejoignant la cuisine) Viens nous faire à manger.
Elle marche derrière moi. @leschroniquesd'unecentrafricaine
Délilah : Tu attends quoi pour recruter des employés ?
Moi : Ce n'est pas aussi simple. Il me faut des employés dignes de confiance. N'oublie pas que personne ne doit voir le visage de ma fille. Donc il me faut des personnes très professionnelles et qui savent fermer leur bouche.
Délilah : Je peux t'aider à en trouver tu sais.
Moi : (ironiquement) Toi? Non merci..
Délilah : (me suppliant) Allez, s'il te plaît. Laisse-moi m'en charger. Je vais te trouver des femmes de ménage, des cuisinières, un gardien, un chauffeur.
Moi : Et aussi des gardes du corps. Je veux au moins six gardes du corps pour assurer notre protection.
Délilah : Et une nounou aussi, tu trouves pas ?
Je la regarde bizarrement. Une nou quoi?
_À_suivre