Chapitre 3

2098 Words
Décidément, qu'est ce qu'il ne faut pas entendre avec Délilah? Elle a toujours une de ses idée bizarres franchement. Qu'une nounou! Pourquoi je prendrai une nounou pour ma fille ? C'est ridicule. Je peux très bien m'occuper d'elle tout seul et c'est d'ailleurs ce que je fais depuis toutes ses années. Délilah : C'est vrai que tu es à la fois le père et la mère de la petite mais n'empêche qu'elle a besoin d'affection maternelle. Elle a besoin de sentir qu'une femme l'aime comme sa fille. Moi : Elle n'a pas besoin de ça. Et puis, pour ce qui est d'affection maternelle, tu es là et maman est là aussi alors.. Délilah : Je ne refuse pas mais ce n'est pas pareil. Je suis sa tante et maman est sa grand-mère. Ce dont elle a besoin c'est d'une autre femme. D'où l'idée de prendre une nounou pour elle. Moi : Ma fille n'a pas besoin de nounou. Je ne sais pas où tu es allée chercher ça. Délilah : Ramsès tu... Moi : (lui tournant le dos) Je te laisse. Fais-nous à manger. Hystérique comme elle est, je peux sentir qu'elle est entrain de se mettre dans tous ses états. Je ne daigne même pas me retourner pour lui jeter un coup d'œil. Je gravis les escaliers et rejoins maman et Nora dans la chambre. Elles discutaient, assises sur le lit. Je me laisse lourdement tomber sur le lit. Moi : Vous parlez de quoi? Nora : J'étais entrain de raconter à mamie comment sont les États-Unis.. Moi : Je vois ma princesse. Et si tu allais chercher ton cahier de dessin pour montrer à mamie les incroyables dessins que tu fais ? Nora : (toute contente) D'accord papa. Elle descend du lit et se dirige tout en courant vers une autre chambre. Ma mère : Elle a tellement grandi. Moi : Eh oui. Et dire qu'elle était minuscule quelques années plus tôt. Elle grandit si vite et j'ai très peur. Ma mère me serre la main. Ma mère : Tu ne dois plus continuer à la cacher. Je sais que tu as peur pour sa vie à cause de ce qui est arrivé à Monica mais tu dois essayer de surmonter tout ça. Tu ne fais pas du bien à Nora en la cachant. Elle doit sortir, aller à l'école comme les autres enfants de son âge. Je pense que tu dois lui prendre une nounou. Moi : Je savais que Délilah et toi, étiez de mèche. Qu'est ce que vous avez toutes les deux à me parler de nounou ? Ma fille n'en a pas besoin et je ne le ferai pas. Je m'occupe très bien d'elle tout seul. Ma mère : On ne refuse pas mais pense à son bonheur, son état psychologique. Elle a besoin d'une nounou, d'une présence féminine à ses côtés. Après la mort de Monica, tu as refusé de t'engager à nouveau avec une femme et on respecte ton choix car tu es adulte et c'est ta vie. Mais Nora est encore un enfant. Moi : Maman, je... Ma mère : Tu es revenu au Nigeria uniquement dans le but de te venger des assassins de ta femme. Et tu penses que la petite est en sécurité avec tout ça ? Dis moi, qui veillera sur elle lorsque tu iras régler leur compte à tes ennemis ? Qui? Dis-moi. Arrête de penser uniquement à toi Ramsès car c'est ce que tu fais sans le savoir. Nora : Voilà le cahier papa... s'écrie t-elle, de retour avec le cahier de dessin. Moi : Très bien ma princesse. Tu montreras les dessins à ta mamie plus tard d'accord ? Pour, le moment, nous irons manger. Je la prends dans mes bras et nous ressortons. On descend dans la salle à manger. Délilah était entrain de mettre la table. Moi : Tu n'as pas encore fini depuis ? Dépêche-toi on a faim. Elle me vise sèchement. Je me moque discrètement. J'aime bien la taquiner ma petite sœur adorée. *****Cassandra MICHELLE Je finis de plier le dernier habit et le pose dans la valise avant de la refermer. J'ai fini de faire ma valise comme prévu. J'aurais aimé que Mylen soit là pour lui faire mes adieux mais elle est encore au bureau. Je jette un coup d'œil à l'écran de mon téléphone et il est 15h18. Il reste environ deux heures avant qu'elle ne rentre du travail. Je ne pourrai pas attendre. Tanpis, je vais lui laisser un mot. Je me trouve un bout de papier et un stylo puis commence à écrire. J'ai écrit en quelques phrases la raison de mon départ et aussi où j'allais. Je n'ai pas non plus oublié de lui notifier que je l'aime et je l'aimerai toujours comme ma propre sœur et qu'elle me manquera énormément. Après avoir fini, j'ai posé la note sur la table de chevet de notre chambre avant d'y poser un objet lourd pour que la feuille ne s'envole pas. Je traine ensuite ma valise et ressort de l'appartement. Je l'ai verrouillé à clé puis emporté la clé avec moi. Mylen a le double. Avant de passer à la gare, j'ai bien évidemment fait un détour chez William. Je ne sais même pas comment lui annoncer que je pars. Par où vais-je commencer? Une chose est sûre, c'est que c'est la meilleure chose à faire. Je toque à la porte de son appartement. Il vient m'ouvrir quelques instants après. William : (surpris) Cassy? Bébé ? Qu'est ce qu'il y a ? Pourquoi tu pleures ? En me posant cette question c'est comme s'il me demandait de pleurer de plus belle. J'ai soudainement multiplié mes pleurs. À présent, je pleurais plus fort. William : (chuchotant) Hey bébé ! Viens là. Entre. Il me tient la main et m'amène à entrer à l'intérieur. On s'asseoit ensuite sur son lit. Son appartement est juste un entré coucher alors le lit est juste à deux pas de l'entrée. Délicatement et surtout en arborant un regard interrogateur, il essuie les gouttes de larmes de mon visage. Je sanglote en tirant ma morve dans mes narines pour éviter que ça ne dégouline. William : Mais que se passe t-il à la fin ? Il m'interroge avec un ton très sérieux et ça se voit qu'il commence à perdre patience. Malgré ces interrogations, je ne lui dis toujours rien et continue à pleurer. William : (voix tendre) Bébé.. Il prend mon visage dans ses mains et m'amène à le fixer dans les yeux. Son visage apparaît comme floué devant moi, tellement j'ai pleuré. William : Dis-moi ce qui ne va pas mon amour. Moi : (en pleurs) SNIF...SNIF... William : (regard insistant) Parle-moi... Moi : Je...je...je ne sers à rien Will. Je n'ai pas de travail mon amour. La dernière entreprise dans laquelle j'ai déposé mon dossier et qui m'avait promis le poste, m'a finalement appelé hier soir et m'a dit que je ne correspondais plus à leurs exigences. Tu t'en rends compte ? Tu sais à quel point je désirais un poste dans cette entreprise. J'avais espoir qu'ils allaient me recruter mais hélas... rien. Je suis fatiguée. J'ai décidé de me rendre dans le village de mon père. Il possède une maison et une terre là-bas. Je vais y rester et cultiver la terre. Je vivrai de ça. @leschroniquesd'unecentrafricaine William : Mais qu'est ce que tu racontes ? Tu crois que le village est mieux ? Tu parles de quelle terre à cultiver au juste ? Cette terre est-elle fertile et comment ferais-tu pour arroser en période de sécheresse? Le village n'est pas mieux alors oublie cette idée. Moi : Je.. William : (me coupant la parole) Oublie cette idée j'ai dit. Donne-moi ça. Il reprend ma valise de mes mains et la pose à ses côtés. Il se lève ensuite. William : Tu as mangé quelque chose aujourd'hui ? Je dis non de la tête. William : Je vais t'acheter à manger à côté. Reste ici et surtout cesse de pleurer. Il me donne une bise sur la joue puis se dirige vers la sortie. J'entends les bruits de verrous. Il a verrouillé la porte de l'extérieur avant de s'en aller. Je m'allonge sur le lit en attendant qu'il revienne. Il est de retour après quelques minutes. Il m'a pris du fufu accompagné de la sauce légume bien garni. Malgré la tristesse, je n'ai pas pû résister à la nourriture. Après m'être lavé les mains, je me suis jetée là dessus et j'ai tout mangé. C'était simplement délicieux. Je me s**e chaque doigt. Moi : C'était trop bon. Où tu as acheté ça ? Will : Dans le maquis d'à côté. Tu avais vraiment faim. Moi : (voix triste) Oui. Will : (me touchant la joue) Cesse de faire cette tête. Tu finiras par trouver un travail. Persévère juste bébé. Moi : (décidée) Je veux m'en aller Will. Will : Ça, il en est hors de question. Et j'ai fini de parler. Il rapproche son visage du mien et m'embrasse tendrement. Je réponds à ses baisers. Il me fait ensuite coucher sur le lit et monte à califourchon sur moi. On s'embrasse langoureusement. Je lui enlève son t-shirt. @leschroniquesd'unecentrafricaine (...) Je n'ai pas pû m'en aller comme je le voulais parce que d'un, Will ne m'a pas laissé le faire et de deux parce qu'il m'a persuadé de rester. Je vais donc rester à Lagos et continuer à chercher du travail comme je l'ai toujours fait. Mylen m'a déjà laissé plusieurs appels en absence et de nombreux messages. Elle doit penser que je suis déjà au village. Je lui ferai la surprise demain. Pour le moment, je vais rester dormir chez Will ce soir. On a fait l'amour durant toute la journée. Malgré ça, monsieur est toujours chaud bouillant à ce que je vois. Je ris aux éclats lorsqu'il commence à me chatouiller pendant que nous sommes couchés dans le lit. Il nous recouvre la tête avec la couverture et commence à m'embrasser. *****Le lendemain matin *****Ramsès JOHNSON Assis dans le lit, je regarde Nora qui dort encore paisiblement. Je prends mon téléphone et parcourt mon i********:. Les messages que m'envoient mes fans ont triplé depuis mon retour. Je parcours mon fil d'actualité quand tout à coup, je sens mon cœur s'arrêter lorsque je tombe sur une publication. Je me frotte les yeux, tellement je n'en reviens pas. C'est une publication qui affirme que moi Ramsès JOHNSON, je suis à la recherche d'une nounou pour ma fille urgemment. Et la plupart des publications sur i********: parlent de ça. Je suis allé sur les autres réseaux sociaux aussi et c'est la même chose. Ne parlons même pas de Twitter. Bordel, qu'est ce que c'est que ça ? Délilah n'a quand même pas osé. Tout furieux, je l'appelle sans tarder. Ça sonne mais elle ne décroche pas. «Salut, vous êtes sur la messagerie de Délilah. Laissez-moi un message et je vous répondrai ou....pas. Lol» Je coupe l'appel, rouge de colère. *****Cassandra MICHELLE J'ai eu droit à un réveil brusque de la part de William ce matin. Franchement, je me demande ce qui ne va pas avec moi. Pendant que les autres femmes sont réveillées par un petit déjeuner au lit, moi j'ai droit à des cris de la part de mon conjoint. En effet, j'ignore la raison mais Will ne fait que hurler depuis quelques minutes. On dirait qu'il a gagné à la tombola. Je me redresse péniblement en bâillant. Will : (hurlant tout content) Wouuuuuuhhh! Moi : (le regardant confuse)... Will : C'est finit. Je pourrai enfin réaliser mon rêve. Moi : (de plus en plus confuse) Mais qu'est ce qui se passe? De quel rêve parles-tu? Will : Lis-moi ça. À ce moment, il retourne son phone face à mon visage et je pouvais lire ce qui y était écrit. «L'acteur Ramsès JOHNSON recherche d'urgence une nounou pour sa fille Nora. Toute personne intéressée peut écrire à ce numéro +234.... pour plus d'informations.» J'ai lu mais pour dire vrai je n'ai toujours pas compris grand chose. Moi : (perdue) ??? Will : Tu peux être cette nounou bébé. Moi : (catégorique) Hors de questions. Will : Calme-toi. J'ai l'impression que tu ne captes pas au fait. C'est une opportunité en or bébé. Imagine, tu seras la nounou de la fille de Ramsès JOHNSON. Une fille dont personne ne connait le visage. Tu la verras et tu seras en contact permanent avec elle. Tu imagines ça ? Grâce à toi je pourrai avoir cette photo que je désire tant.
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