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857 Words
Les premières lueurs du soleil agace mon visage, j'ouvre progressivement les yeux en soupirant. Je m'assieds, quand je regarde à ma droite, Alec n'est plus là. Je me rappelle qu'il était rentré tard hier soir, il s'était allongé après de moi et m'avait enroulé dans ses bras afin que je continue de dormir tout contre lui. Je tends l'oreille, aucun bruit, ni dans la salle de bains, ni à la cuisine. Il est déjà partit sans doute, cet homme pourrait dormir deux heures chaque vingt-quatre heures sans jamais subir les conséquences du manque de sommeil. Je fini par quitter le lit, je me dirige d'un pas lent vers la salle de bains. Je me mets devant le miroir et examine mon reflet, je n'ai plus de cernes, mon poids est redevenue normal, ces jours-ci ma vie est de ce qu'on peut définir d'agréable. Je soupire en me dirigeant vers la douche, ensuite je laisse l'eau chaude couler sur mon corps, la vapeur crée une ambiance calme et bonne, ce qui me rappelle l'ambiance d'hier soir avec Alec, sur le lit. Ces jours-ci Alec s'absente souvent en me laissant seule à l'appart, sans garde du corps, sans garde tout court. Je vois ça comme un signe de confiance. Pour survivre dans ce monde, j'ai appris qu'il fallait suivre quatre règles, la première, Ne dire que ce qui est absolument nécessaire sans jamais laisser les émotions prendre le dessus. Ne jamais créer de liens entre moi et une autre personne, je n'ai pas droit aux amis, tous ceux qui ont été définis de ce mot dans ma vie, sont sois morts sois disparus. Et surtout, par pitié, par pure pitié, ne jamais essayer de se remémorer la vie que j'ai eu avant, sous peine d'en crever. Je quitte la douche en m'enroulant d'une serviette, ensuite je vais vers le dressing, une autre journée de boulot. J'entre, j'examine tous les tissus qui s'y trouvent. J'opte pour une robe bleue nuit assez courtes, et une veste qui va en parfaite harmonie avec le bleu de la robe. Je me coiffe rapidement, ensuite je me maquille légèrement, et pour finir j'enfile mes escarpins, je prends mon sac et je quitte l'appartement. Je prendrais mon petit déjeuner en chemin, vu que je suis presque en retard, et c'est contre le règlement de Petrov Industrie, même pour moi. ** -Tu as rangé les dossiers de collaborations ? Je lève les yeux vers Evelyne, une stagiaire comme moi, mais le courant n'a jamais passé entre nous, elle est gentille, mais beaucoup trop je trouve et ça me frustre, je ne sais pas si ça vient d'elle car elle est beaucoup trop complaisante, ou de moi qui a vécu dans la violence au point de ne plus supporter les bonne attentions des personnes. -Oui c'est bon. Ils sont rémunérés et rangés. -Ah merci, alors je m'occupe des suivants. -Cool. Je prends le carnet des tâches à accomplir pour la consulter de nouveau afin de confirmer que je n'ai rien oublié. -Dis Lydia, ça te dit qu'on se fasse une soirée télé chez moi ce soir ? Je tourne le regard vers elle en levant un sourcil. Mais qu'est-ce qui ne va pas chez elle. On se connait à peine. Elle n'a pas peur que je sois une criminelle et que je la tue, ou que je la drogue, ou pire encore, si c'était elle la criminelle envoyé par le groupe de proxénète qui voulait m'enlever ? Oh mon Dieu ! Et si elle voulait me tuer ? -On pourrait revoir Harry Potter ! Ça serait génial, sauf si tu fais partie des personnes qui ne l'ont pas vu, alors là, je serais obligé de te tuer. Confie-elle en éclatant de rire. Je ris doucement, même si je ne crois pas qu'Harry Potter serait la raison de ma mort, je dois refuser ça proposition, je ne lui fais pas confiance. Et surtout, pas d'amis. -Oh Evelyne...je... -Evy ! Appelle-moi Evy ! Sérieux ? -D'accord Evy. Dis-je en en me grattant la nuque. Ce soir ce n'est pas possible, j'ai déjà des projets. Elle sourit encore. -Pas grave, on remet ça à demain soir ? -Ah, je...je serais occupée aussi demain soir, tu sais quand j'aurais du temps libre je te ferais signe. Lui dis-je en me grattant les cheveux d'un air désolé. -D'accord. Dit-elle finalement avec toujours ce sourire qui me tape sur le système nerveux. Je me remets au boulot jusqu'à ce que mon téléphone vibre soudainement. Je le prends pour lire le message que je viens de recevoir. « Dans mon bureau, tout de suite ! ». Je plisse les sourcils d'un air interrogateur. Pourquoi est-ce qu'Alec me convoque dans son bureau. Je soupire lourdement et je me dirige vers les ascenseurs. J'espère que ça va bien se passer, car avec lui ce n'est pas les montagnes russes, mais la maison d'horreur, On ne sait jamais quand la chute se produira vraiment. Les portes dorées s'ouvrent enfin sur l'étage d'Alec, je me dirige d'un pas hésitant et en même temps décidé vers son bureau. Une fois à destination, j'entre sans prendre la peine de frapper. 
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