-Tu m'as demandé ? Dis-je presque dans un chuchotement. Il est assis à son bureau entrain de taper sur le clavier de son ordinateur.
-Oui assis-toi. Dit-il sèchement.
Je m'exécute, je m'assieds sur l'une des chaises et je croise les jambes. Il continu de taper sur son clavier en m'ignorant totalement.
-Je finie ça et on rentre. Dit-il finalement.
Ah parce que ce soir on rentre ensemble pas comme au matin j'ai dû galérer un peu pour trouver un taxi.
Je soupire lentement en prenant me téléphone, je remarque un message d'une personne que j'ai cru m'avait oublié. Mon père.
Je lui réponds rapidement, que oui ça va et que la vie à New-York est formidable, il ne sait même pas que j'ai été en Sibérie et même en Italie.
-Alors comment c'était ton premier jour ?
-Bien. Dis-je sèchement.
-Bien ? Demande-t-il enfin en levant les yeux vers moi. Il hausse un sourcil en attendant ma justification.
-Ben je...je croyais que j'aurais un travail un peu plus important que de classifier des dossiers et de porter des cartons.
Il baisse un peu la tête à gauche il me regarde intensément, ensuite il reprend la parole d'un ton assuré.
-Je croyais que Stephan August t'a expliqué...
-Oh mais il l'a fait, d'après lui c'est le travail attribué aux stagiaires. Mais généralement dans d'autres entreprises les stagiaires ont un peu plus de responsabilité que ça, comme par exemple assister a des réunions importantes afin de prendre des notes, ou bien rédiger des documents, en fait, tout ce qui favorise l'apprentissage du stagiaire au sein de l'entreprise.
-Que veux-tu dire par là ? Que tu veux rejoindre l'une de ces entreprises ?
-Quoi ? Non, j'essaie juste...
-N'essaie rien du tout ! Tu ne sais donc pas le privilège que t'as, j'aurais pu t'enfermer à la maison, ou te laisser là-bas en Italie dans le centre ! Mais non ! Je te donne une chance d'avoir ce que tu appelles de p****n de vie normale. Ne m'oblige pas à tout t'enlever car je le ferais sans hésitation ! Tu feras ton travail comme tous les autres stagiaires et c'est tout !
Je sens mes larmes me piquaient les yeux, d'un geste brute je m'exclame en oubliant encore une fois le criminel en face de moi.
-Une p****n de vie normale ? Ma vie n'est pas normale Alec ! Ma vie d'avant l'était ! Aujou...
Avant même que je puisse finir ma phrase, Alec se lève brutalement de sa chaise et se met en face de moi d'une vitesse presque impossible. Il pose ses mains sur chaque accoudoir de ma chaise, puis il me lance le plus noir des regards qu'il a.
-Ne t'avais-je pas averti des conséquences d'évoquer ta vie d'avant ? Demande-t-il d'un ton calme, trop calme, tellement calme qu'une peur atroce envahit mon être.
Je vois de la colère dans son regard, et des promesses sombres.
Mon instinct de survit se réveille, je n'ai pas envie de retourner dans cette maison de torture, encore moins ma faire torturer par le monstre en face de moi.
Doucement je plaque mes mains sur son torse, dans un geste décidé je commence à déboutonner sa chemise.
-Qu'est-ce que tu fous Lydia ! Je suis en colère, et tu joues à un jeu dangereux ! Dit-il d'une voix rauque.
Une fois sa chemise ouverte son torse puissant s'offre à moi, avec mes mains je caresse sa peau dur, je descends plus bas dessiner les contours de ses abdos, mes yeux restent plaqués sur son torse.
Je lève les yeux vers lui, cette fois ses iris noirs expriment le désir, un désir sulfureux et ardent.
-Tu veux que je te b***e pour que tu sois pardonné ? Demande-t-il avec sarcasme.
Ses propos me font mal au cœur, pourtant mes mains caressent toujours aussi avidement sa peau.
D'un coup sec il me prend violemment par le bras et me fais pencher à plat ventre sur son bureau. Je l'entends défaire la fermeture de son pantalon, ses mains viennent aussitôt remonter ma jupes, écarter mon sous vêtement ensuite son membre me pénètre entièrement. Il commence à aller et venir en moi avec des coups de reins puissants.
Tout se passe vite, tellement vite. Mes larmes coulent sans cesse, je ne sais pas si c'est dû au fait qu'il est v*****t, ou au fait que je me sens humiliée, ou au fait que je ressens un plaisir inimaginable.
Je devrais avoir mal, pourtant il entre en moi comme si sa place se trouvait là, mon intimité était déjà prête à l'accueillir. Je devrais crier, pleurer, hurler, pourtant un seul son quitte ma bouche, des gémissements de plaisir. Je devrais lui crier d'arrêter que je ne suis pas d'accord, pourtant j'ai envie qu'il aille encore plus vite, encore plus loin.
Je sens Alec trembler en même temps que moi, ce moment m'avait tellement manqué, cette sensation de frissons qui envahissent mon corps, cette sensation de ressentir un feu d'artifice exploser en moi, puis cette sensation de me sentir importante.
-Alec...dis-je dans un murmure.
-Tu es à moi, tu seras toujours à moi Lydia, même si pour ça je devais parcourir les feux de l'enfer, ou même défier Lucifer en personne. Tu fais partie de moi.