Après quelques minutes je commence à perdre patience, mes muscles me font atrocement mal. Je sens que je vais tout lâcher. J'essaie de penser à autre chose, un film que j'ai apprécié « Il était une fois en Amérique », un livre que j'ai lu et relu « L'amour aux temps du choléra », une chanson que j'aime entendre « Hit the Road Jack », un plat que j'aime manger, « des lasagnes... ».
La douleur ne s'arrête pas, je remarque que le connard revient, il s'accroupit à la hauteur de mon visage.
-Alors je vois qu'on est courageuse.
Va te faire foutre ! J'ai envie de lui dire, mais je ne le ferais pas.
-Je me demande si...dit-il en mettant sa main sur ma joue qu'il caresse doucement.
Progressivement il descend sa main jusqu'à mon cou, et il continue à descendre en se dirigeant tout droit vers ma poitrine.
-Ne me touche-pas !
-Tu n'es pas en position de négocier trésor...
Je bouge afin de dégrader sa main, mais plusieurs fois je manque de tomber. Un sanglot gras quitte ma bouche suivit d'un flot de larmes. Sa main rejoint aussitôt ma poitrine, il me touche, il me touche comme s'il avait le droit de le faire.
-Arrête ça tout de suite Alec va te tuer ! Je menace en implorant une puissance divine de venir m'aider. Je ne survivrais pas s'il me violait.
-Alec ? Il n'est pas là ton Alec, et c'est lui qu'il m'a demandé de te dresser !
-C'est vrai tu as raison. Mon cœur se fige à l'entente de cette voix. L'homme qui me sert de bourreau se lève d'un coup pour faire face à Alec.
Je n'arrive pas à lever la tête vers le côté pour le voir, étrangement une soudaine envie qu'il me serre dans ses bras me prend. Suis-je si idiote que ça ? Si soumise ?
Je l'entends s'approcher...
Il se met en face de moi, je fixe ses yeux noirs reflétant toute la noirceur des ténèbres. Ses cheveux sont plus courts, et sa barbe de trois jours apparaît fièrement sur son visage impassible. Ses épaules sont toujours aussi larges, ses bras imposants sont croisés sur son torse.
Il me regarde en analysant ma situation. Oh mon Dieu pourquoi est-ce qu'il en vient pas me libérer.
-Aleksander ? Mais tu ne m'avais pas dit que tu venais aujourd'hui.
-Je n'ai pas à t'aviser de mes déplacements.
-Oui bien sûr...
-Je vois que tes méthodes sont originales. Dit-il en me regardant. Ce qui me choque c'est qu'il me semble différent, il me semble froid, distant, et cruel. Je n'ose pas parler, j'ai peur de parler, là maintenant, je suis pétrifiée, je suis tétanisée à la seule vue de son visage me scrutant sans intervenir.
Toujours aussi impuissante, mes larmes coulent cette-fois en abondance, sans un mot, aucun son ne quitte ma bouche. Je me sens relâcher prise, pourtant je m'accroche aussi fort que possible.
-Tu m'as autorisé à utiliser tous les moyens possibles pour réussir.
Alec hoche lentement de la tête en me fixant toujours.
-Oui tu as raison. Mais elle aussi elle a raison.
L'homme le regarde intrigué. Il essaie de prendre plusieurs fois la parole mais il ne le fait pas. En quoi ai-je raison ?
-Je vais te tuer. Dit-il en sortant son arme d'une vitesse inimaginable et il tire une balle sur l'homme qui tombe parterre le visage tourner vers le mien. Mes yeux s'écarquillent, ma respiration se fige, mon corps tremble et je commence à perdre prise.
Alec s'accroupit à ma hauteur, avec sa main il examine mon visage.
-Il ne manquera à personne, tu ne crois pas Lydia ? Demande-t-il avec une voix douce et déstabilisante.
-Je...euh....
Je n'arrive à articuler aucun mot. Je ne sais plus quoi faire, ni comment réagir. Il se redresse en arrangeant sa veste. Oh non il va partir on me laissant ici.
-Non je t'en prie, je veux rentrer, je veux rentrer à la maison, ne me laisse pas ici. J'ai...j'ai compris Alec, je ne te défierais plus.
Il sourit en se mettant sur le côté. Il s'accroupit en faisant attention à ne pas se prendre les clous, il me caresse doucement le dos.
-Alec....je...je t'en prie. Imploré-je.
Pauvre minable que je suis.
Il se redresse je n'arrive pas à le voir. Je peux juste me concentrer sur ses gestes. J'ai passé tellement de temps dans le noir que ça devient une habitude.
-Oh mais tu feras ce que je te demanderais de faire ma chérie ne t'inquiète pas pour ça. Au cas contraire tu souffriras. Comme ça...
Dit-il en me donnant un coup de pied affreusement douloureux au ventre. Un cri strident quitte ma bouche alors que mes genoux rencontrent les clous, ainsi que mes mains que j'ai utilisées pour sauver le reste de mon corps. Je n'arrive plus à respirer du au coup que j'ai reçu.
Je sens ses mains me prendre par la taille et me sortir hors du tapis de torture. Des sanglots répétés sortent de ma bouchent, des larmes chaudes coulent sur mes joues. Il me dépose parterre, je regarde mes mains pleines de sang, ainsi que mes genoux qui me font un mal de chien.
-Maintenant on rentre à la maison. Dit-il d'une voix grave.
Je le regarde affolée, estomaquée, terrifiée, à ce moment-là une évidence me traverse l'esprit. J'ai espéré, j'ai cru, j'ai essayé de croire en une chose qui ne se réalisera jamais. Cet homme est un psychopathe et ça ne changera jamais. Il vient de tuer un homme devant moi, et je il m'a littéralement jeter sur les clous que j'ai évité depuis des heures.