— Tu n’as pas le choix, Eilish. Cette sentence, murmurée d'une voix basse qui semblait ramper sur ma peau comme un serpent de glace, figea le sang dans mes veines. Le Duc se tenait là, dominant l'espace, sa silhouette découpée par la lueur argentée de la lune qui filtrait à travers les hautes fenêtres. Sa chambre, sanctuaire de velours et de marbre, n'était plus qu'une extension de sa propre volonté prédatrice. — Et cette fois, tu n’as pas intérêt à partir sans mon autorisation ! m’ordonna-t-il. Sa voix grave résonnait dans la pénombre, chaque syllabe étant un rappel de ma condition de captive. Ses yeux brillaient d’une lueur étrange, une intensité sombre qui me donnait l'impression d'être une proie acculée au fond d'un ravin. Il se rapprocha dangereusement de mon visage, son odeur d

