Les habitants, fatigués du froid, se terraient près de leurs cheminées, et les rues, souvent désertes, semblaient refléter le vide intérieur d’Emma Bovary. Dans la maison de Charles, l’atmosphère vibrait d’une tension subtile, portée par l’obsession d’Emma pour sa liaison clandestine avec Rodolphe Boulanger. Leurs rendez-vous dans la maison isolée près de sa ferme étaient devenus le centre de son existence, un refuge passionné qui éclipsait les dettes croissantes auprès de Monsieur Lheureux, les mensonges des « leçons de piano », et le mépris qu’elle nourrissait pour Charles. Rodolphe, avec ses baisers et ses promesses, était son univers, et les cadeaux coûteux qu’elle lui offrait – un carnet de cuir, un foulard en soie – étaient des offrandes pour préserver cette flamme. Pourtant, sous so

