Chapitre4.2

1020 Words
Lya Je finis par enfiler un short en laine et un débardeur noir pour dormir. Je n'ai pas vraiment faim. Le sommeil m'appelle. Je me glisse dans mon lit et frotte mes yeux. Je suis interrompu par mon téléphone qui sonne. Génial, je ne peux définitivement pas dormir quand je veux. Je regarde l'écran et vois que c'est mon père qui m'appelle. -Bonjour papa. Comment ça va ? Dis-je d'une voix fatiguée. J'adore mon père, mais là maintenant, je n'ai pas trop envie de causer avec lui. -Je vais bien ou du moins ça va pour quelqu'un qui vieillit. Je te dérange car tu n'as pas l'air en bon état ? Je me frotte les yeux et lâche un petit bâillement. -Je suis juste un peu fatiguée et je comptais me mettre au lit. Et après, tu sais, tu n'es pas si vieux que ça, arrête de dire ça. Ce n'est pas parce que tu as des difficultés pour marcher. Ça ne veut pas dire que tu es vieux. Il râle et souffle. -Pourtant j'ai déjà 52 ans, ce n'est pas ce que j'appelle être jeune, chérie. Je ne vais pas te déranger plus longtemps, mais tu n'as qu'à venir manger à la maison demain soir, après ton travail. Je souris. Je pense que ça pourrait me faire du bien malgré que je sois fatiguée. Mon père est très important pour moi et je ne vais pas me priver d'aller le voir. -Oui bien sûr. Je serai à la maison vers 19 h 30, histoire que je puisse passer me changer et prendre une douche. Ça te va ? -Parfait. Je te ferai ton plat préféré. Comme d'habitude. -Je signe direct alors ! Je veux ma paupiette de dinde avec mes pommes de terre sautées. Il ricane et ça ne fait que me faire sourire. -Repose-toi bien ma chérie. A demain. Je lui souhaite une bonne nuit et raccroche. Je pose mon téléphone sur la table de chevet et je le mets à charger. Maintenant place au sommeil, car mes yeux se ferment doucement. *** La nuit à était un peu meilleure que celle d'avant mais je n'ai pas encore rattrapé mes heures de sommeil manqué. Et ce n'est que le début de la semaine. Je me suis encore pris des ordres par Lysie et ça commence vraiment à me taper sur le système. Ce n'est pas à elle de décider. Ce n'est pas elle le chef. Je fais juste un tour chez moi pour me laver et me changer pour enfiler une robe à fleur verte. Je me maquille un peu, juste les yeux et un léger rouge à lèvres couleur bordeaux et lisse mes cheveux un peu en bataille. Oui, je me fais juste belle pour aller chez mon père. Et alors ? Je fais ce que je veux après tout. Je sors de mon appartement, mais je tombe à nouveau sur Thibault. Ça commence à faire beaucoup. Il ne peut décemment pas me lâcher, genre juste trente secondes ? Apparemment pas. J'essaie de l'esquiver et de descendre les escaliers, mais il me bloque le passage. Son visage qui autrefois j'appréciais m'horripile maintenant. -Je te conseille de te pousser. Maintenant. Dois-je te rappeler que tu n'as pas le droit de venir ici étant donné que tu n'es pas un habitant de cet immeuble ? Dis-je la mâchoire serrée. Je dois me contenir et rester maître de moi-même. -Je suis venue te voir. Ou vas-tu comme ça ? Dit-il en ignorant parfaitement mon énervement. -Je vais où je veux. Je n'ai aucun compte à te rendre, il me semble. Laisse-moi passer. Tout de suite. -Non non. Ce n'est pas ce genre de réponse que j'attends. Je veux que tu me répondes. Tu vas voir un autre homme ? C'est ça ? Tu te tapes qui hein ? Ses yeux se voilent de colère et ça ne fait que m'agacer un peu plus. Comment ose-t-il me juger ? Après ce qu'il a fait ? Je crois qu'il ne comprend pas bien qui est le méchant dans l'histoire. Et ce n'est certainement pas moi, je n'ai rien à me reprocher. -Ça ne te regarde pas. Que je sorte avec quelqu'un qui que ce soit. C'est MA vie et tu n'en fais plus partie. Par ta faute. Tu n'as pas à me considérer de cette façon alors que c'est toi le fautif dans cette histoire. Ne me force pas à employer de mots vulgaires pour te demander de te décaler et de me laisser sortir. S'il te plaît, dis-je en soufflant un bon coup pour garder mon calme. Je ne suis pas une femme qui m'énerve beaucoup et encore moins en utilisant une quelconque violence, mais il ne faut pas me pousser à le faire. Chacun à ses limites et les miennes commencent à être dépassées. Et c'est très rare que ça arrive. -Tu ne peux pas t'envoyer en l'air avec un mec alors que ça ne fait que trois semaines que nous ne sommes plus ensemble ! Tu ne peux pas ! Nous sommes faits l'un pour l'autre, p****n Lya. Je ricane amèrement. Est-ce du foutage de gueule ? Je n'y crois pas. Il est vraiment culotté d'avoir une telle pensée. Et je commence à en avoir marre de le voir chaque jour devant ma porte sans compter le nombre d'appels que je revois dans la journée et la nuit de sa part. Ça me fatigue. Mentalement et physiquement. Peut-être que la solution est de lui faire croire que j'ai rencontré quelqu'un. Il me lâcherait peut-être un peu. -Non tu te trompes. Maintenant si tu le veux bien, je suis attendue. Je le pousse sur le côté et dévale les escaliers alors que j'entends sa voix m'appeler. Je ne sais pas s'il me suit, mais je monte au plus vite dans ma voiture et démarre. Je le vois à bout de souffle sortir de mon immeuble et je sors du parking. Ouf. Je roule en direction de chez mon père. De ma vraie maison. Là où j'ai passé toute mon enfance. Auprès de mon père à qui je tiens tant.
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