CHAPITRE 6
ARJUN
On m'a toujours prévenu que l'amour excessif finit souvent par créer une forme de déséquilibre en soi. Mon amour pour Arya est sans limite et elle le sait. A force de l'aimer d'une manière déraisonnable, j'ai finis par en oublier qui je suis véritablement. Arya me rend dingue. Et cet amour que je ressens pour elle finira par nous nuire ou peut être pas. Ma petite amie est très compliquée avec moi. Lorsqu'elle et moi sommes en pleine disputes, elle ne cherche jamais à s'excuser même si elle sait qu'elle a tord. Elle préfère rester sur la défensive et me hurler dessus. Au final, je suis toujours celui qui demande pardon. C'est tout comme si j'étais sous son emprise. Ce matin par exemple on s'est mis à nous disputer parce qu'elle avait découchée. Ce n'est pas de ses habitudes. Je me suis énervé et j'ai simplement essayé de la moraliser. Mes leçons de moralités n'ont pas été bien digérées par elle. Arya s'est mit à me ridiculiser. J'en avais marre puis on s'est mis à s'insulter. Au final elle ne décroche plus mes appels et m'a demandé de la laisser tranquille. Dans toute cette affaire, je suis juste un petit ami qui voudrait son bien. Appartement Arya n'est pas du même avis que moi. Pour que les choses redeviennent comme par le passé, je serai encore celui qui demandera pardon. Parfois il m'arrive de me demander si ma relation amoureuse avec Arya portera ses fruits. En me perdant petit à petit, j'ai finis par en vouloir à Arya de m'avoir enlevé ma personnalité, mon libre arbitre. La passion contient en elle une force destructrice contre laquelle il est souvent impossible de lutter. C'est la raison pour laquelle elle ne doit durer qu'un temps. Arya et moi devons apprendre à nous épanouir sans fusionner sous peine de nous éteindre dans la douleur et, parfois même, la haine. Je me promenais dans l'idéal de me vider la tête. J'arrive au niveau de la place publique la plus fréquentée de notre province et j'aperçois des personnes courir dans tous les sens. J'ai essayé de me renseigner sur ce qui se passait et apparemment il y avait eu des coups de feu entre deux clans tout à l'heure. C'était un règlement de compte. A quelques mètres de moi, il y avait une demoiselle au sol qui agonisait. Elle était trempée dans du sang. Elle a été victime d'une balle perdue. Je me rapproche d'elle dans l'intention de la secourir et je constatai que c'était Mei. J'avais un kit de secours dans mon sac à dos. Je suis étudiant en médecine et je sors toujours avec mon kit. J'ai d'abord essayé de stopper l'hémorragie puis ensuite je l'ai conduit à l'hôpital. J'avais énormément peur pour elle. Quelques heures après, l'infirmier qui l'a soigné m'a annoncé qu'elle s'en est sorti. Elle a subit une opération et tout s'était bien passé. Mei était désormais saine et sauve. Ensuite il m'est venu à l'esprit d'alerter madame Deepika PADUKONE la mère d'Arya. Je l'ai informé que Mei était à l'hôpital. Elle a paniquée et m'à informée qu'elle allait nous rejoindre d'ici-là. Quant à moi, je suis resté à veiller sur elle.
ARYA
J'étais sans voix. Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi la tenue de ma mère était tachetée de sang. En plus je lisais une énorme tristesse dans son regard. En route vers la pharmacie, j'essayais d'imaginer beaucoup de choses. Arrivée à la pharmacie, j'ai acheté les médicaments que ma mère m'a commandé puis je me précipite de rentrer la lui remettre. Elle ne se sent vraiment pas bien. Sur le chemin du retour, j'ai croisée une amie à moi. Elle m'a interpellée. Je me suis rapprochée d'elle et on s'est mit à échanger. On se parlait quand subitement j'entends des pas venir derrière moi. Je me retourne précipitamment et j'aperçois un jeune homme. Il avait des pupilles vertes avec des reflets violets. Ils sont captivants. Ses cheveux noirs sont bien lisses. D'un simple regard, tout en lui me chavirait. Je n'arrivais pas à comprendre comment un homme peut-il être aussi parfait tout en simplicité. On se fixe longuement .Il finit par me sourire. Un sourire que j'arrive à lui rendre difficilement. En une fraction de seconde je sens mon coeur s'arrêter. Il a l'air calme et totalement détendu. Mes yeux se perdent dans ses pupilles. Son regard s'adoucit et il me fait un faible sourire à nouveau. Je détourne précipitamment les yeux. Je me demandais s'il pouvait réellement ne pas entendre les battements accélérés de mon coeur. Je le sentais tout proche de moi. Je le fixe à nouveau sans le vouloir. C'était comme si j'étais obligée de l'observer. Son regard pesait sur moi. D'une voix rauque et calme il me saluait. En l'espace de quelques secondes, j'avais oublié que je parlais avec une copine à moi puis je devais me dépêcher et rentrer car ma mère m'attendait. D'un accent étranger, ce gentleman n'était pas Indien. Ma copine également était éblouie et est resté sans voix. Cet homme était très séduisant. J'ignorais quoi lui dire. Mon cœur rate un battement et mes yeux se perdent une dernière fois dans les siens. Je ne savais plus ce qui m'arrivait. Mon corps frissonnait. Mon cœur battait à vive allure. J'étais simplement muette tout en fixant son regard séduisant qui me tourmentait. Son parfum envoûtant m'obsédait. J'étais tourmentée, je tremblais toujours .Ce charmant monsieur passait son temps à me dévorer du regard. Honnêtement je ne pouvais plus résister à son charme. J'ai dû me décider à lui parler finalement.
- Bonjour monsieur. En quoi pouvons-nous vous aider ma copine et moi ? (Disais-je)
- Tout d'abord je m'appelle Hector BERLIOZ. Je suis mexicain. Hier tu m'as impressionné à la soirée qui a eu lieu au restaurant Chidya Ghar. Alors ce matin je passais dans les parages et je t'ai aperçu. J'ai donc décidé de t'approcher afin de faire plus ample connaissance. (Répondit-il tout souriant)
- Ok d'accord. Moi c'est Arya. Voilà ma copine. Elle s'appelle Leela.
- Je suis ravie de vous connaître mesdemoiselles. (Ajoutait-il)
- Et qu'est ce qu'un mexicain de votre genre vient faire chez nous ici?
- Je suis un homme d'affaires. Je voyage beaucoup. J'aime particulièrement New Delhi. Sa culture, son climat et ses traditions m'épatent. C'est une grande ville. Je viens souvent ici passer des bons moments. (Ajoutait-il)
- D'accord je comprends. Je dois m'en aller tout de suite car il y a ma mère qui m'attend à la maison. Elle est souffrante (Disais-je)
- Que dirais-tu si je t'invitais à déjeuner ce soir ? (Demandait-il)
- Moi seule ou ma copine et moi ?
- J'aimerais que cela soit un dîné en tête à tête entre toi et moi. Néanmoins tu pourrais venir avec ta copine si tu le souhaites.
- Hum. Tu me dragues c'est ça ? (Demandais-je)
- Ça dépendra de la façon dont tu l'entends Arya.
- Ok ce soir au restaurant Chidya Ghar à 20h.
- D'accord Arya. A ce soir.
Il se retourne puis s'en alla. Il monte dans sa voiture puis avant de rouler, il me fait un clin d'il puis il souriait. Cet homme est craquant. Ce n'est qu'après son départ que ma copine Leela s'est mise à parler.
- Arya ce monsieur craque pour toi. Il ne faisait que te dévorer du regard
Je ne savais pas quoi dire. Je souriais. Elle ajoutait en disant :
- Ne me dit pas que tu ne comptes pas saisir l'occasion. C'est un homme d'affaires ma chérie. En plus il est mignon.
- Oui tu as raison mais j'ai un petit ami. Je sors avec Arjun et tu le sais Leela
- Arjun ? Ce jeune étudiant ? Mais dit donc tu crois en votre amour ? Qu'est ce que ce pauvre Arjun peut bien t'offrir ? En plus il fait la médecine. Il est destiné à faire de très longues études. Si tu l'attends tu perds ton temps Arya. Cet Hector Berlioz est riche, élégant, séduisant. C'est un craque. S'il demande ta main ne lui fait pas attendre. Arjun n'a aucun avenir meilleur à t'offrir.
Les paroles que prononçaient Leela sonnaient dans ma tête. Elle avait raison en partie. Depuis qu'Arjun et moi sommes ensemble on ne fait que s'écrire > plusieurs fois par jour par téléphone. On vit l'amour c'est réel mais cet amour ne payera jamais les factures. Financièrement, il ne m'a jamais aidé. Parfois c'est moi qui lui envoie de l'argent pour qu'il puisse aller à la faculté. Je ne me plains pas auprès de lui mais rien ne me garantit que demain lorsqu'il deviendra riche il me serait reconnaissant. Alors qu'avec Hector Berlioz je pourrai avoir tout ce dont je désire. Au bout d'un moment j'ai arrêté de trop pensé. Je me suis séparée de ma copine puis je suis rentré à la maison.
LEELA
DEUX HEURES PLUS TARD
La chance ne sourit pas à tout le monde. J'ai bien conscience de cela. J'étais dans un supermarché. J'avais quelques achats à effectués. Je m'apprêtais à prendre du lait puis le mettre dans mon panier quand j'aperçois subitement Arjun le petit ami d'Arya. Il ne m'avait pas vu. J'ai essayé de me rapprocher de lui. Je lui ai salué puis on s'est mis à échanger.
- Excuse-moi Leela. Je ne pourrai pas rester et bavarder avec toi trop longtemps. Je suis venu prendre du yaourt pour une amie. Elle s'appelle Mei. Elle a reçu une balle dans le ventre ce matin. Je reviens de l'hôpital où elle hospitalisée. Je suis là-bas avec elle et la mère d'Arya. (Disait Arjun)
- Oh mon Dieu. J'espère qu'elle va mieux ? (Demandais-je)
- Oui ça va. Elle s'en est sorti saine et sauve. Elle est juste un peu fatiguée. Elle a perdu trop de sang (Ajoutait Arjun)
- D'accord j'ai compris. Néanmoins avant que tu ne me fausses compagnie, je voudrais te mettre en garde contre ta petite amie Arya. Fait très attention Arjun. Tu sais très bien que je ne veux que ton bonheur
- Arya t'a fait quoi ? Qu'est-ce qui se passe Leela ?
- Je t'ai toujours dit que cette fille ne t'aime pas. Elle veut juste profiter de ta gentillesse. Ce matin, un mexicain s'est mit à la draguer. C'est un certain Hector Berlioz. Arya sans hésiter, a accepté sortir avec lui. Je me suis opposé à cela. Je l'ai fait comprendre qu'elle était déjà en couple avec toi et qu'elle devrait te respecter. Elle m'a ignoré et m'a répondu qu'elle préfère vivre sa vie avec un riche que de perdre son temps auprès d'un pauvre étudiant. Arya a mal parlé de toi devant cet Hector. Elle m'a clairement avoué qu'elle n'avait rien à faire de ton amour.
Paniqué, Arjun soupira puis il ajoutait :
- Je ne te crois pas Leela. Tu mens.
- Ce soir Arya et cet Hector dîneront à Chidya Ghar à 20h. Tu peux y aller voir de tes propres yeux.
Suite à mes mots il baissa son regard vers le bas puis il s'est mit à secouer la tête. Arjun venait d'avoir le coeur enflammé. De mon côté, j'étais fière de ce que je venais de faire.